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Deathspell Omega › Drought

cd • 6 titres • 21:00 min

  • 1Salowe Vision03:45
  • 2Fiery Serpents04:15
  • 3Scorpions & Drought03:10
  • 4Sand01:40
  • 5Abrasive Swirling Murk03:50
  • 6The Crackled Book of Life04:20

remarques

chronique

Même si "Paracletus" clôturait de fort belle manière une trilogie commencée avec "Si Monumentum Requires, Circumpice", on pouvait s'attendre à ce que la suite donnée s'inscrive dans la droite lignée musicale de ces dernières années. C'est donc sans surprise que sur "Drought", leur nouveau mini album, Deathspell Omega nous fait du Deathspell Omega. On se retrouve quelque part entre "Fas" et "Paracletus", mais tout de même avec quelques touches plus fraîches encore peu explorées par le groupe dans ses productions passées. C'est surtout le cas de l'intro et de l'outro. Les premières secondes m'ont directement fait penser au dernier Shining, et on garde un feeling très jazzy en outro sur "the crackled book of life", mais dans le genre bien sombre et poisseux, évidement. Au milieu de tout ça, on a droit à plusieurs titres qui s'apparentent à différentes séquences d'une même grande pièce. "Fiery serpents" et "Scorpions & Drought" offrent une explosion de riffs sur fond de changements de rythmes permanents et s'enchaînent comme s'ils étaient fait pour être joués à la suite l'un de l'autre. "Sand" offre alors une bouffée d'air frais en posant le rythme à un niveau beaucoup moins élevé avant que l'on ne reparte au charbon sur "Abrasive Swirling Murk". Néanmoins, je dois bien avouer avoir du mal à totalement accrocher à l'ensemble. Certes, on est en terrain connu, et surtout sur un terrain que j'affectionne tout particulièrement, mais il manque quelque chose que je trouvais sur les autres opus et qui n'est pas forcément aussi présent ici. L'intensité proposée par DsO sur "Drought" est relativement hors du commun, même pour eux qui avaient tout de même l'habitude de nous ménager beaucoup plus d'espace pour souffler. Hors on tirait une force exceptionnelle de ces moments là. D'une part l'ambiance devenait totalement étouffante, mais surtout lorsque ça accélérait à nouveau, on ressentait comme une sorte de déflagration, une bombe à fragmentation qui vous pétait à la gueule et arrachait chaque lambeau de chair. Ici, cette sensation est largement moins présente, ce qui retire beaucoup à l'impact de leur musique. C'est également pour l'auditeur l'obligation d'insister beaucoup plus pour entrer dans leur monde. Ainsi je ne recommanderais "Drought" qu'à ceux d'entre vous qui connaissent et apprécient déjà Deathspell Omega, sans quoi vous allez vous manger un mur sonore totalement repoussant à la limite du compréhensible. Mais c'est aussi là que "Drought" prend son intérêt pour ceux qui les connaissent déjà bien. Derrière les décibels on perçoit le message et des intentions certes chaotiques, mais organisées de telle sorte qu'on y étouffe la moindre parcelle d'espoir. Et c'est ça, combiné à un style tout à fait unique, qui nous fait tant aimer DsO. "Drought" n'est sans doute pas leur meilleur travail à ce jour, mais un travail qui reste largement au dessus de la moyenne.

note       Publiée le mercredi 27 juin 2012

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Tamerlan Envoyez un message privé àTamerlan

C'est vrai que celui-ci n'est pas terrible du tout.

Demonaz Vikernes Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

pour une obscure raison, je me suis dit que j'allais de nouveau tenter ma chance avec quelques DSO post-Shaxul, et j'ai commencé par ce Drought à la durée idéale. Je ne m'attendais certainement pas à entendre ce Post-Mathcore inoffensif. Quel ennui !

Note donnée au disque :       
Consultant en informatique Envoyez un message privé àConsultant en informatique
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Kiffé, celui-ci. Un brin Ephel Duath période Painter's Palette j'ai trouvé (le son ?) - mais qui peindrait avec un bâton. Et puis de toute façon : la jaquette, point barre.

Jesuis Envoyez un message privé àJesuis

https://deathspellomega.bandcamp.com/album/the-synarchy-of-molten-bones

AHHH PUTAIN

vargounet Envoyez un message privé àvargounet

Joli artwork ouais, sinon DSO ça fait bien longtemps que je ne soutiens plus des masses, quasiment 10 ans en fait. M'enfin après les goûts :)