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Andi Sexgang › Helter Skelter

cd 1 | 11 titres

  • 1 I'm Jack
  • 2 The Yorkshire ripper
  • 3 Ripper
  • 4 Edmund Kemper
  • 5 Ed Kemper's terrible temper
  • 6 Jeffrey Dahmer
  • 7 Hysteria at Jeffrey Dahmer's court case
  • 8 Karla Faye Tucker
  • 9 The ballad of Karla Faye Tucker
  • 10 Ted Bundy
  • 11 Ted Bundy in denial

cd 2 | 13 titres

  • 1 John Wayne Gacey
  • 2 The clown who killed boys
  • 3 kenneth Bianchi
  • 4 Kenneth Bianchi whinges
  • 5 Dennis Nilsen
  • 6 Incident At 23 Cranley Gardens
  • 7 Harold Shipman
  • 8 Harold Shipman tells lies
  • 9 Henry Lee Lucas
  • 10 Henry Lee Lucas, white trash motherfucker
  • 11 News of Moors Murderers Sentence is announced
  • 12 Ian Brady & Myra Hindley
  • 13 Saddleworth Moor

cd 3 | 2 titres

  • 1 Son of Sam
  • 2 Daughter of Sam

cd 4 | 5 titres

  • 1 Children of Wacco
  • 2 We're supposed to be christians
  • 3 The rise & fall of the Branch Davidians
  • 4 The Boof of Revelation, the seven seals
  • 5 April 19, 1993

cd 5 | 1 titre

  • 1 The mass suicide symphony

cd 6 | 11 titres

  • 1 Jesus Hitler: 'Driller Killer'
  • 2 Anal Nation: 'Snuff'
  • 3 Wolf: 'I Spit On Your Grave'
  • 4 Pay & Decay: 'Last House On The Left'
  • 5 Zombie H.O.: 'Nightmares In A Damaged Brain'
  • 6 Darkpark: 'Cannibal Holocaust'
  • 7 Pungent: 'S.S. Experiment Camp'
  • 8 Tragik Magik: 'Cannibal Ferox'
  • 9 Faithkillaz: 'Zombie Creeping Flesh'
  • 10 lag Heap: 'Texas Chainsaw'
  • 11 Unknown Artist: 'Untitled'

line up

Andi Sexgang (voix, musique)

remarques

Les cds 1 et 2 s'intitulent: 'Serial Killer, qu'est ce que c'est ?' part 1 et 2; le cd 3: 'Summer of Sam'; le cd 4: 'David'; le cd 5: 'Jonestown'; le cd 'The movies made me do it', il s'agit en réalité de la compilation 'Eat the censor, a hardcore homage to the sin, the skin and the snuff' sortie ne 1999 chez Dressed to kill (METRO276)

chronique

Qu’est-ce qui fascine tant chez les serial killers ? Ce sont pourtant des monstres coupables d’exactions tellement atroces qu’on ne les souhaiterait pas à son pire ennemi. Est-ce justement ce voyage si loin au delà de toute limite morale ou éthique qui suscite cette curiosité morbide ? Ce statut de monstre qui en fait des sortes de bêtes curieuses ? Un rejet de la société tel qu’on en vient à les fantasmer sous les traits de rebelles ultimes ? Un frisson tel qu’on le ressent au regardant un film d’horreur ? Ce qui est certain est que leurs histoires ne cessent d’inspirer l’art. Dans le cas de ‘Helter skelter’, c’est carrément un coffret de six cds que nous propose le label Dressed to Kill sous couvert du nom de Andi Sexgang mais je doute que ce dernier soit réellement à la base du projet. Il n’apparaît en effet que sur quatre des cds, principalement comme narrateur des histoires terrifiantes de Jeffrey Dahmer, John Wayne Gacey, les Assassins des Landes, Ted Bundy, David Koresh, Jim Jones, Henry Lee Lucas et tout le reste de l’équipe du Club des Serial Killers (dont Charles Manson est curieusement absent malgré la pochette). En réalité, c’est inexact car sa voix ne se trouve que sur les deux premiers albums. Le troisième ne constitue qu’en deux longues plages dark ambient peu variées, hormis un beat assez efficace et des collages de samples journalistiques pour le premier, même technique mais en plus étouffé et légèrement plus varié et inquiétant sur les nappes. Le quatrième, ce sont encore des collages des pensées de David Koresh mises en musique, en passant du dark ambient à des touches indus, ludiquement macabres. Pour la partie 5 et Jim Jones, plus de musique au sens stricte mais des bribes de la philosophie du révérant Jim Jones proche des travaux les plus extrêmes de Premature Ejaculation en matière de non-musique. Le numéro 6 est en réalité une compilation sortie par le label intitulée ‘Eat the censor’ où des groupes de tout poil (de parfaits inconnus en ce qui me concerne) mettent en musique quelques-uns des films les plus extrêmes ayant fait la reputation du cinéma gore (Canibal Holocaust, Driller killer, Massacre à la tronçonneuse, La dernière maison sur la gauche et j’en passe). De la bonne merde dispensable entre indus metal à la Ministry version Z et expérimentations, parfois limite technoïdes, sans intérêt. En résumé le truc ultime pour un public ultime parce que franchement, il faut avoir envie pour se taper ce genre de délire. L’aspect non-musique, indus old school est certes sans compromis mais qu’est-ce que c’est gonflant ! Présenté en plus comme ‘un chef-d'œuvre darkwave’, tu parles ! Facile, sans grande portée et à l’arrivée plutôt vain dans l’exercice car prévisible dans la composition. Même la récitation impeccable de Andi ne suffit pas à assaisonner un plat bien fade, peut-être autant d’ailleurs que ce culte rendu à ces faux-héros qui étaient, ne l’oublions pas, des pauvres types en souffrance, des frustrés, bien plus que des génies du mal…Si le thème vous passionne, un documentaire me paraît plus indiqué.

note       Publiée le dimanche 10 mars 2019

Dans le même esprit, Twilight vous recommande...

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