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Andi Sexgang › The devil's cabaret

cd | 14 titres

  • 1 Speed Rabbit pizza
  • 2 Arthur and his magic plaster
  • 3 The Judas gene
  • 4 Lazarus Lies
  • 5 Caesra Charlie
  • 6 Never sleep again
  • 7 Shit cheese and nazi lovers
  • 8 Die Traube
  • 9 Tales the harper sang
  • 10 Miracle ministry
  • 11 Death mask Mussollini (Ragnar mix)
  • 12 Gemini
  • 13 Black flower
  • 14 The devil's golden hand

extraits vidéo

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enregistrement

La Fleur Studio, Eaglehouse, Berlin, Allemagne.

line up

Andi Sexgang (chant, guitare, basse, percussions), Ragnar (piano, accordéon, synthé, sampling, programmation, vibraphone)

Musiciens additionnels : N.U.Unruh (batterie sur 'Lazarus lies'), Steve Morell (voix additionnelle)

chronique

J’aime pas chroniquer des albums de Andi SexGang, ça fait bobo à la tête…Trouver les mots pour les décrire revient quasiment à reconstituer un puzzle d’un tableau de Pollock, ce n’est plus une boîte de Pandore, c’est bien plus que ça, une forme de théâtre Guignol où ce dernier à une drôle de tête de Satan, un bar à absinthe Belle Epoque où l’on servirait du whiskey ou une galerie d’art contemporaine où l’on exposerait du Rossetti. ‘The devil’s cabaret’, le bien nommé, est un véritable patchwork des possibilités de Mr SexGang: on y retrouve son goût des spoken words expérimentaux (‘Speed rabbit pizza’, ‘Arthur and his magic plaster’), des touches purement cabaret (‘Lazarus lies’, ‘Shit cheese and nazi lovers’, ‘Die Traube’) mais aussi une forme de batcave pas très éloignée de son premier combo (’Caesar Charlie’, ‘Tales the harper song’), parfois un peu de tout dans le même morceau et c’est foutrement passionnant ! Derrière cette étrange prose parfois sibylline se cache comme à chaque fois une véritable réflexion de fond sur la société, les rapports au pouvoir (les photos du livret ne laissent planer aucun doute), chantée parfois à la manière d’un artiste de cabaret, récitée aussi, en monologue ou comme un one-man show à plusieurs. Si l’ensemble sonne comme un tout cohérent, ses constituants sont riches et variés (percussions exotiques, orgue, grincements, piano, frottements, boucles, de la guitare, boîte à rythmes, et j’en passe…) comme autant de tableaux aux couleurs torves et changeantes selon l’angle de vue ou le kaléidoscope des humeurs. Quatorze titres, c’est long mais sur cet opus, Andi et son acolyte Ragnar évitent plutôt adroitement l’écueil de l’ennui; certes ‘The Devil’s Cabaret’ est fondamentalement construit sur les ambiances plus que sur les rythmes, un disque berlinois à l'image de la ville où il a été capturé, mais les glissements entre chant et récitation, les passages mélancoliques, les autres plus glauques, sans oublier les plus tordus permettent de varier le propos sans perdre le fil rouge. Une belle réussite que j’ai eue du mal à cerner avec des mots mais que j’écoute régulièrement par contre…

note       Publiée le jeudi 10 janvier 2019

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