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Andi Sexgang › The madman in the basket

cd • 20 titres

  • 1THE MADMAN IN THE BASKET: Body parts
  • 2Odin bites me
  • 3Nation of flies
  • 4Mormo
  • 5Babes in the woods
  • 6Orthian strain
  • 7Thief !
  • 8Murder Inc.
  • 9No more words
  • 10If I were the Hitler in your career
  • 11Death before disco part 1
  • 12Death before disco part 2
  • 13Death before disco (mastered)
  • 14Death before disco (demo)
  • 15Kriminal Tango
  • 16Sanctuary of wings
  • 17Dress America
  • 18Dress America 2
  • 19THE OBITUARY SHOW: Cruel and beautiful
  • 20Those beasts bleed

extraits vidéo

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enregistrement

Klini Klass, Café Music , Londres, Grande-Bretagne

line up

Andi SexGang (chant, choeurs, guitare, basse, orgue, piano, percussions)

Musiciens additionnels : Kevin Matthews (clavier, basse, programmation, effets), Lucas Lanthier (chant additionnel sur 'Kriminal Tango'), Adam Falkner (batterie sur 'Kriminal Tango'), Leo Abrahams (guitare, accordéon, piano, piano jouet, basse sur 'Kriminal Tango'), Mark Sutherland (guitare et batterie additionnelles sur 'Death before disco')

remarques

L'agencement des chansons sur le livret et le cd ne correspondent absolument pas.

chronique

‘In defence of words…I’m your fucking wake up call. Prism…ism, real-ism, masoch-ism, natural-ism, social-ism, national social-ism, commun-ism, fasc-ism, sad-ism, rac-ism, ego-ism, sex-ism, das Kapital-ism, capital-ism, consumer-ism, asshole-ism, real-ism !’…La boucle est bouclée, il y a des langues comme ça, pas besoin de grands discours, de simples mots suffisent…’Children use their fingers instead of words’, chantait Rozz Williams, Andi SexGang, lui, utilise les mots comme des griffes avec une beauté cruelle et implacable. ‘Mad man in the basket’ est peut-être son opus solo le plus complet, celui dans lequel il manie le mieux l’art subtil du spoken word et la chanson en une forme de supplice aux limites de l’extase et la souffrance. ‘Journal d’un serial killer’ eût un été un titre approprié tant l’auditeur se sentira comme une petite souris, une victime liée sur une chaise, bâillonnée, qui verra cet étrange clown dont on ignore s’il est juste tragique, flippant, ou emphatique ou simplement tout ça à la fois. Débutant avec des ambiances froides et caressantes comme des lames sur fond de mini beat électronique, Andi s’aventure sur les terres de Nine Inch Nails et Suicide mais version cabaret macabre (‘Body parts’, ‘Odin bites’), avant de lâcher les chiens sur un ‘Nation of flies’ glauque et grinçant, pas si éloigné de Sex Gang Children, avant d’enchaîner sur un mélange de fanfare et d’indus gothique avec ‘Mormo’. Jeu pervers et vicieux mais cet homme nous veut-il réellement du mal ? N’essaie-t-il pas plutôt de nous mettre en garde ? ‘Love your fellow human before you die’, lâche-t-il sur le calme et torve ‘Babes in the wood’ mais les petits sons maladifs en arrière-fond, le ton théâtral mais proche du désespoir empêche de garder confiance. ‘Im flesh when I’m alone’. ‘Orthian strain’ poursuit dans la même voie, aux limites du murmure histoire de nous préparer à ‘Thief !’ lui aussi proche des sonorités des Sex Gang Children avec un détachement dandy du plus bel effet dans la voix. Entrée des nappes d’orgue pour le spoken word de ‘Murder Inc. déclamé comme une intro de revue. La fanfare a cette fois des allures funèbres pour un ‘No more words’ aux mots tristes (‘My soul bleeds for the sins that you make’), à l’atmosphère de chapiteau sous la pluie. Plus post punk, ‘If I were the Hitler in your career’ ne dissipe pas cette aura de tristesse affreuse malgré le timbre burlesque de SexGang, les percussions martiales montantes, la faute à de simples et grandioses lignes de synthés nappant le morceau dans un climat de spleen. Tout le doigté de notre Anglais résumé. Retour des guitares sombres, sales, des influences batcave, deathrock, pour la suite des ‘Death before disco’ avant l’un des points d‘orgue de l’album, le duo avec Lucas Lanthier (Cinema Strange) pour une reprise grandiose du ‘Kriminal Tango’. Pas question de s’y complaire, ‘Sanctuary of wings’ replombe l’ambiance (pour notre plus grand plaisir) sur des climats tristes, pluvieux mais, voix de SexGang obligeant, quelque chose d’interlope en prime. Les deux partie de ‘Dress America’ confirment en jouant avec nos nerfs entre cabaret menaçant, indus, goth mélancolique, le moment où le tueur bavard affute son rasoir fatigué qu’il est de nous expliquer le pourquoi de tous ses actes. En avant pour l’ultime acte, le spectacle nécrologique, deux pièces d’une stupéfiante beauté (surtout ‘Cruel and beautiful’ dont le titre résume à lui-seul les sentiments dégagés par ce cabaret industriel aux relents de spleen romantique)…Glaçant mais tellement émouvant et grandiose qu’on prendra volontiers le risque de se faire trancher la carotide pour vivre des instants si intenses.

note       Publiée le mercredi 22 avril 2020

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