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Andi Sexgang › God on a rope

cd | 11 titres

  • 1 Bormann Chain / Victor Jara
  • 2 Psychic Sarah
  • 3 Pig Of A God: I. Heartless Harvey II. Comedy With The Devil III. Jap Dream Killer
  • 4 Captain Careful / Tin House, Glass House / Live In Contempt
  • 5 Almagordo / Miriam Pain
  • 6 Cold Hard Stone
  • 7 Atom Dance
  • 8 Patient Performers
  • 9 Violin Valley
  • 10 Egypt's Ancient Lovers / The Last Great Dictator
  • 11 God Dies

enregistrement

Death Studios, août 1993

line up

Andi Sexgang (voix, musique), Wayne James (musique)

chronique

Andi parle à Dieu…Andi Sexgang, pas Andy Warhol. Rien de pop art dans la conversation, avec l’Anglais, on navigue du côté du cinéma ‘art et essai’ pour un étrange album naviguant entre spoken word, ambiances torves et tordues, quelques touches cabaret (comment y échapper ?), des plages ambient jamais statiques, une larme d’expérimentation…Une forme de dandysme industriel à rapprocher, dans la démarche plus que le son, de Rozz Williams (qui aurait pu composer ‘Violin Valley’ ou ‘Egypt’s ancient lovers’), EXP, Virgin Prunes époque ‘New form of beauty’, parfois même Current 93. Tout y passe: accords de clavier, bandes passées à l’envers, percussions éparses, grincements, notes de guitare distordues, pour des pièces évitant volontairement toute forme de construction traditionnelle, piano fantomatique… Le reste repose sur la voix, tantôt incantatoire (‘Almagordo’), menaçante (‘Bormann Chain/Victor Jara’), lointaine, intimiste à la manière d’un serial killer qui vous murmure dans l’oreille, chantée, désincarnée…Ce n’est pas la première fois que Andi se frotte à une approche plus ambient mais ses albums du style constituent plutôt des ratés dans sa discographie. Pas cette fois. Bien que l’exercice ne soit pas des plus faciles, l’Anglais l’équilibre par un découpage des morceaux, des variations de durée entre le très court (1 min) et le long (10 minutes), des changements de climats qui peuvent sonner disparates (jongler entre le cabaret de ‘Cold hard stone’ et l’indus éphémère de ‘Atom dance’ pour glisser sur le mystique ‘Patient performers’ n’était pas gagné d’avance) mais qui finalement se présentent comme les divers tableaux d’un même patchwork ou dit plus simplement les pièces d’un puzzle. ‘God on a rope’ gagne donc à s’écouter comme un tout même si plusieurs de ses titres dégagent une identité suffisante pour exister par eux-mêmes. Conseillé aux fans, l’album témoigne en tout cas de l’intelligence, la finesse et l’audace d’un artiste franchement atypique, jamais à court de nouvelles idées. Et quand Dieu meurt, on raccroche simplement le téléphone.

note       Publiée le dimanche 1 janvier 2017

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Twilight › lundi 2 janvier 2017 - 09:51  message privé !
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Un documentaire sur Andi: https://www.gutsofdarkness.com/god/objet.php?objet=19380

Note donnée au disque :