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Virgin Prunes › A new form of beauty

cd • 10 titres

  • 1Sandpaper lullabye
  • 2Sleep fantasy dreams
  • 3Come to daddy
  • 4Sweethome under white clouds
  • 5Sad world
  • 6Beast
  • 7Abbagal
  • 8Brain damage
  • 9No brids to fly
  • 10Din glorious

extraits vidéo

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enregistrement

Part 1, Berry Street Studios, Londres, Angleterre, juillet 1981. Part 2, Setanta Studio, Dundalk, Irlande, août 1981. Part 3, Windmill Lane Studios/ Beautiful House, Dublin, Irlande, septembre 1981. Part 4, enregistrée live à la Douglas Hyde Gallery, au Edmund Bürke Hall, et à la Beautfiul House, Dublin, Irlande, novembre 1981.

line up

Gavin Friday, Guggi, Dik, Strongman, Mary d'Nellon, Dave-Id Busaras, Haa Lacka Binttii

remarques

Il s'agit ici de la réédition remasterisée et accomapgnée d'un cd bonus, avec nouvelle pochette.

chronique

Styles
indus

Dublin, le jeune Gavin Friday se rend à une exposition supposée présenter des photos d'événements horribles prises dans les camps de la mort, les guerres...les images sont terribles mais ce qui choque notre Irlandais, c'est le fait qu'elles soient exposées de manière nette et propre comme dans un journal de mode. Germe alors l'idée de confronter les gens à une autre forme de beauté, soit son opposé, la laideur, mais de manière directe par un spectacle total composé d'odeurs, de visions, de sons...Aussitôt dit, aussitôt fait, le groupe monte une exposition qui se voulait à la base un vaste projet sous forme de trois maxis, un spectacle live exclusif, une vidéo et même un livre. Au final, seuls les maxis et la performance seront dévoilés au public; le livre ne sera pas publié et seuls quelques extraits vidéos seront disponibles sur la VHS 'Sons find devils' (objet culte de chez culte). Cette réédition compile donc les trois vinyles ainsi que (en bonus) la k7 incluant les extraits live. La première partie s'articule autour de deux chansons étranges, mi-enfantines, mi-malsaines construites sur des rythmes répétitifs et innocents en apparence, si ce n'est leur côté décalé. Le timbre faux de Dave-Id Busaras accompagné de clochettes, de glissements de guitare, son chant qui se fait déséspéré témoignent de ce glissement progressif vers quelque chose de sombre, insaisissable, expérimental...D'ailleurs, c'est un changement radical d'atmosphère qui ouvre la seconde partie, l'excellent 'Come to daddy' qui sur fond de post punk goth lourd, glauque et tendu dévoile Gavin Friday et Guggi s'affrontant vocalement sur fond de scène de ménage hantée du thème de l'inceste. En live, c'est d'ailleurs impressionnant, le morceau se terminant par une simulation de viol. Vient ensuite la version originale de 'Sweethome under white clouds' (repris sur 'if I die I die'), plus industrielle, voir tribale, tout en samples d'infrabasses, roulements saccadés de batterie et le chant en duo. Changement encore sur 'Sad world' qui démarre comme une simple ballade mais où les crissements de guitare couvrent progressivement le tout sur fond de batterie binaire légèrement décalée. C'est Dave-Id qui assure les vocaux sur un titre où tout semble tellement hors de tout axe que tout s'équilibre...Sur la partie trois, nous plongeons dans l'univers le plus terriblement glauque des Virgin Prunes avec l'excellent 'Beast' qui n'a rien à envier aux premiers travaux de Current 93: grondements, batterie lourde et répétitive, incantations glauquissimes, coups de basse comme des cloches de glas, grincements...du grand art ! 'Abbagal' renoue avec cet univers faussement enfantin du début de l'oeuvre...improvisations de clochettes sur fond de nappes ambient...Accords de guitares et batterie évoluant en totale anarchie tissent le décor de 'Brain damage' où le timbre fragile et déséspéré de Dave-Id fait merveille par son côté totalement incontrôlé comme frôlant la folie. Vous croyiez avoir tout entendu ? 'No birds to fly' a encore bien des surprises à vous offrir sur début de collage de pleurs, de chuchotements d'enfants tournant en boucle sur une basse répétitive et les chants de Gavin et Guggi qui évoluent de plus en plus vers une émotion terriblement mélancolique et poignante. Il est évident que l'écoute de ce cd ne se fait pas sans séquelle émotionnelle tant son intensité est éprouvante...C'est sans compter sur le cd bonus qui livre les extraits live sous forme d'une succession de morceaux courts frisant le bruitisme, les collages de rires, de grinçements, déformations de sons...tout pour ouvrir les portes de l'asile aux oreilles les plus fragiles...Ok, tout le monde sait le culte sans borne que je voue aux Virgin Prunes et objectif ou non, je salue en ce disque l'un des chefs-d'oeuvre de l'industriel old school, d'une audace rarement égalée dans le genre...rappelons que nous sommes en Irlande, en 1981 !

note       Publiée le jeudi 1 juin 2006

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notes

Note moyenne        13 votes

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Tacrolimus › vendredi 17 février 2017 - 10:41  message privé !

Des génies oui, ils ont presque tout inventé.

SEN › vendredi 16 décembre 2016 - 20:46  message privé !

Des putains de génies !

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Hazincourt › mardi 20 septembre 2016 - 14:34  message privé !

"Din glorious" se décompose comme ça : Come To Daddy, Delay Box, Suck Me Baby, Bodhran, The Forest, Theme For Thought, The Slow Child, Come To Daddy, Dave-Id Performance, Children Are Crying, Sandpaper Lullaby, Pig Children. Cette tracklist venant de l'édition 2xlp de 1983 sur Italian Records .

Note donnée au disque :       
born to gulo › samedi 24 octobre 2009 - 09:22  message privé !

oui, puis les passages têtes de cochon, quand t'as 18 ans et que t'as fumé ... ça marque ; et puis le numéro de gavin en gouvernante sur come to daddy, et les pig children, et ... et ...

Note donnée au disque :       
Twilight › vendredi 23 octobre 2009 - 21:36  message privé !
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@Empreznor, si tu as l'occasion de voir la VHS 'Sons find devils', n'hésite pas. Franchement, je crois n'avoir jamais vu des perfos aussi impressionnantes...

@Bloodyhours, ok, d'accord, je saisis mieux.