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Soft Machine › Fifth

7 titres - 35:48 min

  • 1/ All White (6:07)
  • 2/ Drop (7:42)
  • 3/ M.C. (4:54)
  • 4/ As If (8:02)
  • 5/ L B O (1:53)
  • 6/ Pigling Bland (4:24)
  • 7/ Bone (3:27)

enregistrement

Advision Studios, Londres, Angleterre, novembre 1971 - février 1972

line up

Roy Babbigton (contrebasse), Hugh Hopper (basse), Phil Howard (batterie), John Marshall (batterie), Mike Ratledge (orgue, piano électrique), Elton Dean (saxophone alto, piano électrique)

chronique

Styles
jazz
progressif
Styles personnels
canterbury

Avec une précision d’horloger et une limpidité exemplaire, le cinquième album de Soft Machine, en l’an de grâce 1972, s’appelle donc “Fifth”. Jusqu’ici, le parcours chaotique du groupe ne lui a jamais permis de se reposer autour d’une formation stable, essuyant sans cesse, disque après disque, des départs malheureux. Avec Robert Wyatt qui s’en va créer en réponse le collectif Matching Mole, le groupe a définitivement tiré un trait sur son passé. Le groupe ne se baladera plus jamais dans des territoires loufoques, dans des univers de doux dingues ou de doux rêveurs. Soft Machine, plus que jamais, s’impose comme un groupe sérieux, fait de gens sérieux, jouant de la musique sérieuse pour des gens qui le sont tout autant. S’il est indéniable que l’album regorge de qualité (l’irrésistible montée de “As If” entre autres), il est impossible de passer à côté de la froideur qui se dégage du disque. Un album de jazz, pur et dur, qu’un piano électrique vient extirper d’un académisme souvent tendancieux. Parfois aussi, par le biais des sonorités limite crispantes (et pour tout dire dépassées) d’un Mike Ratledge, qui ne rechigne devant rien pour abuser d’effets purement abscons sur son clavier, et imposant, à travers lui, toute sa vision cartésienne et sous contrôle de la musique. Elton Dean est heureusement là pour contrebalancer cette fâcheuse inclinaison vers plus de rigidité en imposant son jeu de plus en plus passionné et fougueux. L’album se referme d’ailleurs sur sa seule contribution pour le disque, l’étouffant et mystérieux “Bone”, qui sera également son mot d’adieu définitif. Le bassiste Hugh Hopper reste donc, pour l’heure, le fidèle allié de Ratledge, et ce malgré la présence renouvelée de Roy Babbington (déjà actif sur “Fourth”), en appui du jeu du bassiste…

note       Publiée le mercredi 17 juillet 2002

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Coltranophile › jeudi 8 août 2019 - 12:25  message privé !

Un "excellent" album. Et (quasiment) inutile. Sans Elton Dean, ce disque serait un simple ersatz de jazz-rock outre-Atlantique, sorte de synthèse sans grande imagination post-Miles électrique, une touche de Weather Report première mouture, une pincée de Herbie "Mwandishi", un soupçon de Fender brumeux façon Jan Hammer, etc....."Pigling Band" est à deux doigts de la musique de film de boule 70s (et oui, j'ai osé!), en fort sympathique. Seul "Bone" montre les dents et un caractère propre. Soft Machine est au bord du vide mais reste en équilibre. La chute suivra.

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torquemada › samedi 19 juillet 2008 - 14:57  message privé !
Plus jazz que rock, mais une excellente surprise.
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aur › mercredi 19 novembre 2003 - 13:40  message privé !
Le lyrique et chaleureux Pigling Bland n’est en fait que la conclusion d’Esther’s Nose Job, ajouté au reprises live de la célèbre suite occupant toute la deuxième face de Volume two ! Bone vient conclure l’album de la manière la plus glauque qui soit, survolé par une flûte possédée et ensorcelante. En définitive, un album aussi noir que sa pochette.Après cela, concentrez vous plutôt sur « Matching Mole » et la carrière solo de Wyatt, si vous ne voulez pas perdre votre temps. En effet, ce groupe ressuscite l’esprit des meilleurs moments de Soft Machine, c’est même parfois plus barge !!! A quand « Matching Mole » sur Guts ??? J’espère que les live de Soft Matching Mole parus sur le label Cuneïform seront chroniqués un jour !!!
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aur › mercredi 19 novembre 2003 - 13:38  message privé !
Le dernier sans faute de la machine molle, et aussi le dernier album a contenir en soi une bienfaisante schizophrénie : les zones de turbulences et autres trous noirs créés par Elton Dean (en digne héritier de Pharaoh Sanders !!!) viennent semer le trouble au milieu de la froideur des claviers précis et tranchants de Ratledge. All White, avec son chorus de sax noyé dans l’échos ; et « M.C », qui voit étinceler le jeu palpitant et free de Phil Howard à la batterie, sont merveilleusement interprétés. Mais c’est à « As If », sur lequel Dean devient fou, et qui voit Roy enflammer sa contrebasse en passant des infra basses aux ultra sons que revient la palme : ce morceau est un véritable festival pyrotechnique qui vous donne des frissons tout le long de la colonne vertébrale, de bas en haut !!! L’intro de Drop, la goutte d’eau, ressuscite le meilleur d’Out Bloody Rageous : les envolées de pianos électriques se démultiplient et se déforment à l’infini, sous l’effets de la reverb et de l’échos, se mêlant à des bruits de véritables gouttes d’eau qui tombent. Si « Out Bloody Rageous » envolait l’auditeur en dessus des nuages ; ici, on se ballade 20000 lieues sous les mers (In labyrinths of coral caves) !!!
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passage › mercredi 17 juillet 2002 - 23:09  message privé !
(Lol voila le fifth maintenant)Ce disque est un peu une frontière pour certains entre l'avant et l'après Soft Machine.En tout cas c'est une frontière financière pour moi,vu que je n'ai pas acheté la suite des aventures.Le Fifth est dans la même veine que le Fourth sur de nombreux points.Jazz avant gardiste de grande classe.Et puis un beau solo de percussion.
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