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Soft Machine › Out-bloody-rageous – an anthology 1967-1973

30 titres - 154:57 min

  • 1/ Feelin' Reelin' Squeelin' - 2/ Love Make Sweet Music - 3/ Hope For Happiness - 4/ Joy Of A Toy - 5/ Hope For Happiness - 6/ We Did It Again - 7/ Plus Belle Qu'une Poubelle - 8/ Why Are We Sleeping ? - 9/ Pataphysical Introduction - 10/ Concise British Alphabet - 11/ Hibou Anemone & Bear - 12/ Concise British - 13/ Hullo Der - 14/ As Long As Lies Perfectly Still - 15/ Dedicated To You But You Weren't Listening - 16/ Out-Bloody -Rageous - 17/ Moon In June - cd2 - - 18/ Teeth - 19/ Virtually - 20/ Kings & Queens - 21/ All White - 22/ Drop - 23/ Pigling Bland - 24/ Gesolreut - 25/ Soft Weed Factor - 26/ Chloe And The Pirates - 27/ Penny Hitch - 28/ Down The Road - 29/ German Lesson - 30/ French Lesson

enregistrement

1967 (1-2), 1968 (3 à 8), 1969 (9 à 15à), 1970 (16-17), 1971 (cd2 1 à 3), 1972 (cd2 4 à 6), 1973 (cd 2 7 à 13) - Compilation, Tape research, liner notes et production par Mark Powell - 24-bit remastering par Paschal Byrne à l’Audio Archiving Company, Londres

line up

Daevid Allen (???), Kevin Ayers (guitare, basse, chant), Roy Babbigton (basse, contrebasse), Mark Charig (cornet), Lyn Dobson (saxophone soprano, flûte), Nick Evans (trombone), Jimmy Hastings (clarinette, flûte), Brian Hopper (saxophones ténor et soprano), Hugh Hopper (basse, saxophone alto, piano electrique), Phil Howard (batterie), Karl Jenkins (piano électrique, piano à queue, hautbois, saxophones baryton et soprano), John Marshall (batterie, percussions), Mike Ratledge (claviers, orgue, piano électrique), Elton Dean (saxophone alto), Alan Skidmore (saxophone ténor), Rab Spall (violon), Robert Wyatt (chant, batterie, basse)

remarques

Collage de pochette par Al Rogers – Package et design par Phil Smee – Cd 1 durée 76 :31, cd2 durée 78 :26

chronique

Styles
jazz
progressif
canterbury
Styles personnels
psyché/jazz fusion > la clé du bonheur

Des best-of de Soft Machine, c’est pas ça qui manque. Mais quand tombe le parfait résumé de la carrière de ces orfèvres du jazz progressif Canterbury, avec artwork bricorama/dada/sous trip, notes de pochettes exhaustives et livret 16 pages bien classe comme il se doit, cela mérite d’être signalé. Si le premier cd se consacre – oh joie, bonheur intense – presque entièrement aux truculentissimes volumes 1 & 2 du groupe (sans oublier le premier 45t, composé par Ayers, qui ouvre le bal dans un jet de confettis épileptiques), accompagnés de la face B de «3rd» qu’il vaut mieux découvrir en entier de toutes façons ; le deuxième se focalise sur tout le reste (de Fourth à Seven), moins passionnant et pas forcément aussi génialement foutraque. Un premier CD justifiant à lui seul l’achat, donc, d’autant plus qu’il commence par la face B du single inaugural, un déglingué « Feelin Reelin Squeelin » produit par Kim Fowley, avec cette impression d’être la tête dans le son... Déjà, un disque qui commence par une production Fowley… voilà, quoi. Et puis le reste, je n’en parle même pas tellement c’est bien, tiens. Il n’y a rien à en dire, ou plutôt, si, mais alors au format encyclopédique ! Bref, écoutez moi ce premier CD, il contient plus de génie que dans toute la carrière du Floyd (incluant « Piper » ?? eh bien peut-être !), et vous rendra heureux et béat pendant quelques années. Tout s’enchaîne, se déploie sous nos yeux comme une relecture de Fantasia sous acide. Stop. Maintenant, attaquons le deuxième disque, qui alloue avec équité 3 titres à chaque album, toujours funky, voire hip-hop (« Gesolreut », qui a du faire trembler les Headhunters), et sans la présence de Wyatt, de Kevin Ayers et de Daevid Allen (parti fonder Gong à cause de la douane française et de sa tête de « bète-nique », ha ha). Au cours de la trop longue ère Ratledge, la machine se fera hypnotique et molle pour de bon (le très Terry Riley « Soft weed factor »), nageant en des eaux ambient et placides, frôlant des sirènes turquoise parmi les roseaux vert absinthe au cours d’un étincelant « Chloe and the Pirates », perdu au fond de l’album « Six », qui dévoile un virage saisissant d’émotion à 2’43 avant de bifurquer à nouveau dans un break onirique qui voir le saxophone mimer une portée de canetons. Les extraits de « Seven », enfin, peuvent voire poindre un ennui légitime. (un comble pour une compil ?) Tandis que « Penny Hitch » larmoie un jazz mélancolique et baroque, le loungey « Down the road » renie avec un groove primesautier mais discret, préfigurant toujours le trip-hop avec classe. Peu d’évolution depuis le départ de Wyatt ceci dit. Mike Ratledge a-t-il voulu sciemment remplacer la grâce par la préciosité ? On sent que tout est maîtrisé, canalisé. Production, effets, trouvailles soniques et déjà électroniques, structure clairement jazzifiée des morceaux. À la fin, on sera plus proche des monstres sacrés du jazz fusion comme Weather Report (ce qui n’enlève rien à la qualité, seulement à la singularité) que des compositions alambiquées d’un Frank Zappa. L’intérêt d’une telle compile reste quand même de découvrir un groupe dont les albums méritent d’être écoutés, et viennent d’être enfin correctement réédités (le mieux restant les 33t !), mais qui déployait toute sa grandeur sur scène. D’où l’intérêt de connaître les standards… À suivre pour des chroniques des nombreux albums live, souvent renversants…

note       Publiée le mardi 17 juillet 2007

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mangetout › jeudi 21 avril 2016 - 12:38  message privé !

"Daevid Allen (parti fonder Gong à cause de la douane française et de sa tête de « bète-nique », ha ha)"

En fait c'était son visa qui était périmé après leur périple sur la Côte d'Azur ('tain, en 1967, ils ont joué à la fête blanche, renommée psychédélique pour l'occasion, d'Eddie Barclay qui distribuait leurs disques en France, ils rencontrent Paul Desmond, jouent dans une discothèque gonflable sur la plage de SAINT-AYGULF, dans une émission de l'ORTF, dans une pièce "happening" de Picasso et mis en scène par Jean-Jacque Lebel...) et une tournée annulée en Hollande. Mais de l'avis de Daevid Allen, lui-même, il aurait quand même quitté Soft Machine, techniquement assez limité (pour ne pas dire plus, dixit Wyatt), il commençait à ne plus suivre les trois autres.

mangetout › samedi 4 décembre 2010 - 21:23  message privé !

Par contre j'aurai bien aimé que quelqu'un me parle du "1984" d'HUGH HOPPER rien que pour voir ce qu'on pourrait en dire mais depuis qu'un Panopticon a fait fuir Proggy j'essaye d'arrêter les illusions entre les repas.

mangetout › lundi 17 décembre 2007 - 09:41  message privé !
euh non, on n'est peut-être pas obligé, Ratledge y participe aussi je crois ? On est à des années lumières de Soft Machine !
Wotzenknecht › lundi 17 décembre 2007 - 09:13  message privé !
...et si on parlait à présent du projet actuel de Karl Jenkins, 'Adiemus' ? :p
RIO2007 › mercredi 8 août 2007 - 12:05  message privé !
Je ne connaissais pas cette compile. Merci. Je l'achèterais bien juste pour le livret en fait. Sinon oui, Les Peel sessions: Ultime! Mon disque de chevet!!