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Duello Madre › S/t

5 titres - 36:38 min

  • 1/ Aquile Blu (6:54)
  • 2/ Momento (5:29)
  • 3/ Otto (5:58)
  • 4/ Madre (10:22)
  • 5/ Duello (7:55)

enregistrement

Italie, 1972

line up

Pippo Trentin (saxophone ténor, flûte), Marco Zoccheddu (guitare électrique et acoustique), Bob Callero (basse), Dede Lo Previte (batterie, percussions)

chronique

Duello Madre n'est rien d'autre qu'un pur produit de la débordante effervescence créatrice qui animait en ce temps là le début des années soixante-dix. Une galette de pur bonheur. Peu d'informations circulent pourtant au sujet de ce splendide groupe à la trajectoire on ne peut plus éphémère ; les curieux pourront tout juste remarquer que Bob Callero, le bassiste, évoluera plus tard dans Il Volo, un groupe de jazz fusion italien mou du genoux. C'est loin d'être un bon signe. Mais c'est un à priori que cet album de Duello Madre fait littéralement voler en éclat. Laissez moi planter le décor : vous avez adoré les deux premiers King Crimson pour leur ambiance doux dingue et mi-claustrophobique ? Vous avez aimé les relans jazzy de Soft Machine sur leur second et troisième disque ? Très bien, alors, n'allez pas plus loin et prenez bien note de ceci dans votre calepin : Duello Madre est fait pour vous ! Si ces références sont grosses comme des camions et deviennent pratiquement inévitables quand on tente de définir un univers musical teinté de progressif, force est de constater qu'ici on ne peut pas vraiment faire autrement. L'esprit est là, fébrile, intact, et Duello Madre, à travers sa musique revigorante, en distille parfaitement l'essence sans concéder la moindre parcelle à une quelconque esquisse de plagiat. Avec cette production chaude et cotonneuse que l'on retrouvait partout à l'époque, le groupe italien nous offre sans doute le disque transalpin se rapprochant le plus, et le premier, de l'école, dite, de Canterbury. Une propension jazz dense, organique et contagieuse. Si le saxophone donne de la voix au point d'en être le véritable fil rouge, c'est surtout la basse qui focalisera toute notre attention ; on a droit à un vrai festival, sans verser, à aucun moment, dans la démonstration stérile. C'est un disque généreux, vivant, au feeling intense et dont les vibrations résonnent encore après chaque écoute. Un must absolu.

note       Publiée le samedi 12 juillet 2003

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franmart › mardi 12 mai 2015 - 21:24  message privé !

ooouuffffff quelle basse mes amis !! mais qu'est ce que c'est que ce disque !! mais qui est ce batteur ??

bon c'est splendide, c'est énergique, c'est merveilleux, bon j'y retourne.

Coltranophile › jeudi 11 février 2010 - 11:12  message privé !

Clairement, la basse est la fondation. On y bâtit le très Miles-électrique "Otto", le rebondissant et par moments bucolique "Momento", un "Aquile Blu" le plus typique du prog italien dans sa réception du prog anglais, un "Madre" à tiroirs dont le début est un peu kitsch mais qui va très vite savoir se ressaisir pour même s'énergiser sérieusement (avec tout de même un atterrissage très en douceur), et enfin le surprenant et réellement superbe "Duello" qui ne ressemble qu'à lui-même (peut-être une petite touche Mahavisnesque à entendre).

Note donnée au disque :       
merci pour le fusil... › mardi 7 août 2007 - 00:18  message privé !
c'est quand même incroyable : les pochettes de prog italien 70's sont reconnaissables entre mille.