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Yob › The Illusion of Motion

cd | 4 titres | 56:29 min

  • 1 Ball of Molten Lead [11:09]
  • 2 Exorcism of the Host [12:59]
  • 3 Doom #2 [06:11]
  • 4 The Illusion of Motion [26:10]

enregistrement

Enregistré par Jeff Olsen au Dogwood Studios, Eugene, Oregon, avril 2004. Mixé et masterisé par Billy Barnett et Mike Scheidt au Gung Ho Studio, Eugene, Orego, mai 2004.

line up

Mike Scheidt (guitare, voix), Isamu Sato (basse), Travis Foster (batterie).

remarques

Première édition CD. Réédition double lp en 2012, avec une tracklist remaniée (pistes 2 et 3 interverties), la dernière face étant vierge, mais garni d'un joli Shri Yantra gravé dans le disque.

chronique

Styles
metal extrême
doom metal
Styles personnels
nobles vérités metal

Le vent souffle entre les astres pendus au plafond de la chambre d'enfant. Un scarabée-dieu habillé d’une veste à patches magique contemple le monde, assis en lotus sur un matelas défoncé. Au bout d’un moment il se lève, il siffle, y a ses deux potes le soleil et la lune qui rappliquent avec leurs instruments, ils lui apportent aussi La Guitare, et du haut des cieux - enfin ceux qui sont au plafond de l’enfer - ils vont s’amuser à descendre et monter dans un ascenceur conduit par l’ange démoniaque du Son en balançant des incantations zigzag depuis leur espace confiné afin d’inonder les doomsters, les punks, et les hippies du Doom numéro 2 (de coco) pour créer l'entité YOB. Yob, groupe venant d’un bled qui s’appelle Eugene (mais Eugene qui ?), après une démo et deux albums qui me font lécher les babines depuis ces années post-ci post-ça vont nous pondre ce bateau ivre, cet astronef en détresse, ce cube velu, épique, trainant, pleins de solos envoutants, de cris et chant pincé, plein d’énergie débridée aussi, alliant la lourdeur du genre à une dynamique clairement établie dans la lignée des gars qui bourrinent fort et vite en hurlant, et ce n’est pas un hasard car Mike Scheidt, le gars derrière cette chose au nom polysémique est un métalleux qui depuis gamin traine avec des punks tout en ayant gardé les oreilles fixées sur la folk produite en quantité industrielle dans son pays au début des années 1970, dixit une belle interview du gonze au webzine steelforbrains. Nous avons donc dans les années 2000 un groupe monté par trois gars d’Eugene, dont le patron est un prof de krav maga qui ressemble à un John Lennon version biker, abreuvé de mystique orientale, un tatoué punk folk hardcore laissant bien entendre aussi dans ce disque qu’il sut autant écouter et ingurgiter les éléments simples du rock que les plus progressifs comme on dit. Vous trouverez alors sur cet album un modèle plusieurs fois (tout le temps ?) relevé dans la discographie de Yob : de longs morceaux contemplatifs, gutturaux, cosmiques qui remplissent les viscères de joie avec mouvements tel un Yes englouti par un chaudron de Metal et qui sauront respirer dans d’autres battements d’ailes plus hargneux, plus clé de bras d’un coup j’t’enfume, et jamais on ne s’ennuie… car tenir un morceau de vingt minutes en faisant headbanguer tout le monde, faut le faire, je l’ai vécu, ça marche, la palme ici au morceau éponyme encore plus gros que la montagne. Et ça fait du bien ma foi. Alors je ne vais pas faire compliqué, celui-là ce fut mon premier Yob, et les années passant, il est toujours aussi rafraichissant et cérébral, chaud / froid, musculeux comme un lion, aussi vaporeux qu’un Djinn et donc, en restant coincé dans ma propre logique, pauvre tas d’os dualiste, je fais la moue, je hoche la tête d’un air expert qui se la pète et je lui donne mon grand chelem de boules jaunes.

note       Publiée le jeudi 19 novembre 2015

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Klarinetthor › lundi 10 octobre 2016 - 02:21  message privé !

J'avais pas assez revisé, donc je me risquerai pas sur le partiel doom metal et psychedelisme..., mais c'etait goutu, pourtant j'etait en dedans, en fin de salle. Tres fidele aux albums, mais avec un Mike Shite en pleine bourre; je ne sais si c'est le krav ma ou s'il fait du yoga regeneratif mais il fait 10 ans de moins que ses 46 automnes. L'avant-derniere, avec le break "unplugged" qui sonne un peu oriental puis la reprise grugru... des frissons... obituaresques. Black Cobra furent tres bons, le duo gratte batterie bien aggressif, passages sludgecores, d'autres limites math-rocko endiablés; pour le coup la plus-value par rapport aux albums semble bien reelle. Ils me font penser un peu a la clique anglaise Ritual, sous leur deguisement de californiens un peu baja a la touche Tom Araya pour le batteur. Enfin pour ouvrir le Mama Roux, bar a shrimp de la lyuizian, Opium Lord,... chiant comme la pluie des Midlands, un peu mieux a la fin mais sans groove ni noirceur c'est dur d'aller quelque part. Neurosis c'est deja dur live pour mes oreilles mais alors du Neurosis du pauvre...

Note donnée au disque :       
vincenzo › vendredi 7 octobre 2016 - 14:39  message privé !

et bien un savant mélange de quasiment tous les albums, enfin un titre de chaque...

Klarinetthor › jeudi 6 octobre 2016 - 18:28  message privé !

ils jouent quoi? Si c'etait reconnaissable

Note donnée au disque :       
vincenzo › jeudi 6 octobre 2016 - 18:19  message privé !

Hier soir donc à Paris, très bon concert vraiment intense.

Klarinetthor › mercredi 5 octobre 2016 - 14:02  message privé !

Ca devrait le faire, en plus ca eté deplacé d'un sous-sol assez infame ou les moins d'1m90 ne voient pas a partir du 4eme rang (ou on aura "helas" Subrosa dans une semaine) a un lieu inconnu le "mama Roux", qui nous donne du bayou en reve. Glazart pour les parisiens ce soir il me semble.

Note donnée au disque :