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Killing Joke › Duende - The Spanish Sessions

cd • 14 titres

  • 1Requiem
  • 2The Wait
  • 3Tomorrow's World
  • 4Bloodsport
  • 5Psyche
  • 6SO36
  • 7Millenium
  • 8Tension
  • 9Primitive
  • 10Are You Receiving ?
  • 11Whiteout
  • 12Pandemonium
  • 13Eighties
  • 14Love Like Blood

enregistrement

Enregistré au Space Mountain Studio de Youth, Grenade, Espagne. "These are the first recordings of the original line-up since 1982."

line up

Jaz Coleman (chant), Paul Ferguson (Big Paul Ferguson) (batterie), Geordie (Geordie Walker) (guitare), Youth (Martin "Youth" Glover) (basse)

remarques

"La notion de "duende" trouve sa source dans la culture populaire hispanique. Le terme provient du latin « dominus », puis, « domnus » et enfin, « duen », qui donnera en espagnol le mot « dueño » (maître). Dans la métaphore poétique, le "duende" habite les entrailles et tisse une couture diaphane entre la chair et le désir. Il est animé par la voix ou par le geste puisqu’il surgit de l’expérience de l’art flamenco, mais il s’étend à tous les domaines de l’art, à chaque fois qu’il s’agit de faire la différence entre la véritable inspiration et l’imposture. En tauromachie, le terme duende qualifie l'état d'inspiration, le génie du torero..." (extrait du Wikipedia français)

chronique

Styles
post punk
indus
gothique
rock
Styles personnels
killing joke cask strength

Killing Joke back to the line up of origine since fort longtemps, quasiment deux ans avant la sortie de leur dernier. Afin de ré-enregistrer en live studio une partie de leur répertoire, la plus connue à défaut d'être la plus représentative dans la chronologie. On avait déjà eu droit à des Peel Sessions du tonnerre il y a un bail, ben voilà encore du lourd : les sessions espagnoles - sans branlette s'il vous plaît. Et pour vous mettre la chipolata en ébullition, je n'invoquerai pas les saintes écritures mais le son, puisque c'est bien ça qui nous intéresse en premier lieu. Un son, comment dire... un son de PORC : gonflé à bloc, comme on l'avait jamais entendu studio chez Geordie Enterprise ; les avantages du live (prise directe), sans les inconvénients (entendre des gens qui applaudissent ou parlent, j'aime pas entendre les gens sur un disque sauf quand c'est pour de faux), pour un résultat qui égale, au pire, les versions originales. Ultra-organique, salé, âpre et chargé, ce son est une réjouissance, et nous voilà de surcroît avec un Jaz impérial au micro, une sorte de Lemmy qui aurait un lourd passé de chanteur new wave, toujours plus et encore davantage... quand aux autres, l'exécution est impériale, les instruments ronronnent à souhait. Si vous êtes sous le charme de Killing Joke, vous êtes de ce feu de joie qui ne demande qu'à être partagé, car Killing Joke n'est que cérémonie autour du feu sacré, louanges, culte suprême, pompeux et pomposité, solennelissime solennelissimité. Et le rituel est ici du genre à te faire réviser ton jugement sur la teneur en tellurique du grand Hosannas, rien de moins. Mais parlons un peu du menu choisis par nos compères, parce que mes histoires de son je sens que ça vous les broute : si des bombes comme Pssyche ou The Wait ne semblent pas vraiment la top priorité tant il y a déjà eu de versions live (même si elles sont comme d'habitude terribles) et qu'on aurait bien aimé avoir des titres plus méconnus genre Pandys machin (de Revelations, mais rien d'étonnant quand on sait à quel point cet album représente le mauvais souvenir absolu pour le groupe) ou Europe (sur Night Time) et pourquoi pas un p'tit chouïa de Brighter pour voir comment ça fait avec un assaisonnement, y a pas de quoi se plaindre, même si ça sera toujours frustrant aux yeux de gars dans mon genre pour qui les trois décennies traversées par KJ ont été à peu près égales en qualité, constat assez unique pour un groupe de cette génération (toujours bon de le rappeler). La sélection est très consensuelle, axée sur la période qui a la meilleure presse soit fin des années 70 début des années 80, mais annonce la couleur, ouvertement basée sur leurs hits les plus emblématiques... et à ce niveau, ce sont avec surprise ceux issus du très cosmétique Pandemonium qui s'en sortent le mieux, même si tout est de très haute volée. N'ayant conservé que la carcasse, délestée de tous les oripeaux fluos éventuels (à l'exception d'un synthétiseur au son baveux), les anciens transcendent leurs classiques en y mettant plus de chair, de sang et de feu. La cérémonie la plus pure et la plus viscérale de tonton Jaz et tonton Geordie depuis Extremities, rien de moins.

note       Publiée le mardi 14 décembre 2010

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Note moyenne        7 votes

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Demonaz Vikernes › jeudi 30 mai 2013 - 22:25  message privé !

Pour rester dans les compilations, je recommande chaudement "Inside Extremities, Mixes, Rehearsals And Live", pas tant pour son premier cd dispensable que pour son deuxième cd live absolument furieux...

Note donnée au disque :       
E. Jumbo › jeudi 30 mai 2013 - 21:46  message privé !

En bon fanboy je me suis précipité dessus, mais c'est sûr que c'est juste une compile de singles. L'objet est quand même sympa et le 3e disque contient en effet quelques inédits bien cool. Par contre il y a la compile Peel Sessions 1979-81 qui est vraiment bonne, avec deux titres très vieux et le mythique "Pssyche".

Demonaz Vikernes › jeudi 30 mai 2013 - 21:13  message privé !

ça sera 33 pour moi. This is madneeessss

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › jeudi 30 mai 2013 - 20:01  message privé !

par contre la dernière compil singles fait bien chier, 3 CD dont un seul de choses un peu neuves

Demonaz Vikernes › jeudi 30 mai 2013 - 18:27  message privé !

Un régal ce Duende. Et le double live 4xCDs sortis à la même époque est aussi indispensable que le Gathering XXV.

Note donnée au disque :