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Killing Joke › Night time

  • 1985 • Virgin EGCD 61 • 1 CD

cd • 8 titres

  • 1Night time
  • 2Darkness before dawn
  • 3Love like blood
  • 4Kings and queens
  • 5Tabazan
  • 6Multitudes
  • 7Europe
  • 8Eighties

enregistrement

Hansa Tonstudios, Berlin, Allemagne, août et septembre 1984

line up

Jaz Coleman (chant, claviers), Paul Ferguson (batterie, chœurs), Geordie (guitares), Paul Raven (basse)

remarques

Virgin a ressorti en 2003 une édition double incluant 'Night time' et le premier album du groupe 'Killing Joke'

chronique

Killing Joke est un groupe qui a marqué bien des styles. Mêlant ésotérisme, révolte contre le système, philosophie, colère, ils ont glissé d’un punk goth sombre à un métal indus percutant en passant par une période plus gothique dont ‘Night time’ est probablement l’exemple le plus marquant. Canalisant sa rage, le groupe semble avoir voulu travailler davantage les atmosphères, développer le côté crépusculaire de sa musique en insistant davantage sur la mélodie. Dans la tradition de formations de l’époque comme U2 ou Big Country, Killing Joke manie la guitare flamboyante mais avec un son et une énergie beaucoup plus noirs. Jaz Coleman a travaillé sa voix, laissé de côté la colère pour ne garder que mélancolie et désespoir. Une discrète touche de clavier désenchantée complète l’ambiance triste et nocturne du disque. Résultat, le groupe a pondu là quelques uns de ses plus grands hits dont le superbissime et intemporel ‘Love like blood’ qui aujourd’hui encore fait le bonheur des dancefloors. Mentionnons également ‘Darkness before dawn’ qui œuvre dans le même genre d’atmosphère, ‘Tabazan’, ‘Night time’. Seul bémol, alors que les compositions s’enchaînent sans la moindre faiblesse jusqu’à la piste 5, les trois dernières pièces semblent témoigner d’un certain essoufflement et si ‘Multitudes’ tient encore la route en pompant la rythmique de ‘Love like blood’, on zappera en revanche sans le moindre regret sur le moyen ‘Europe’ et surtout ‘Eighties’, sympa mais pas aussi transcendant que ça. Il n’empêche que ‘Night time’ reste une pièce maîtresse de la discographie du groupe (ne fut-ce que pour ses tubes) et reste son meilleur témoignage musical de la seconde partie des années 80. 4,5/6

note       Publiée le lundi 6 octobre 2003

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notes

Note moyenne        41 votes

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Kagoul › lundi 23 avril 2018 - 13:10  message privé !

Intéressant ce débat sur le terme new Wave :-) et sinon on aura un futur album de KILLING JOKE vous savez ?

Note donnée au disque :       
dariev stands › lundi 23 avril 2018 - 11:28  message privé !
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Oui, justement, à la base c'était plutôt ça (l'influence années 60 est en option, cela dit !), et puis il y a eu une confusion avec la synthpop qui a déferlé en 79-80. Confusion qui, au final, fait la boucle avec Eno et Kraftwerk. Et à mon sens toute la new wave, même la plus "rock", "goth" ou "guitaristique" doit énormément, consciemment ou non, dans l'esprit ou la lettre, à ces deux-là, dont les œuvres respectives sont en soit des giga-growers (Eno et sa phrase sur le Velvet... il savait qu'elle allait finir par s'appliquer à lui-même).

E. Jumbo › samedi 21 avril 2018 - 17:38  message privé !

C'est marrant pour moi l'essence de la new wave, c'est justement plutôt un rock à guitare un peu sous influence années 50/60 mais en même temps moderne voire futuriste, piochant autant dans la pop que dans le punk... Comme Blondie, Elvis Costello, Talking Heads, XTC, The Cars ou The B-52's principalement. Mais après en France, new wave désigne tout ça plus les groupes à synthé qui n'ont rien de rock, tout comme des groupes plus ou moins goth comme The Cure...

Note donnée au disque :       
dariev stands › jeudi 19 avril 2018 - 15:55  message privé !
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Oui le coup de "de devant rien au blues" est assez juste, même si bien entendu, c'est "peu" qu'il faudrait dire, car pour ne devoir "rien" au blues il serait plus simple d'écouter du classique pré-XXème siècle haha. Sinon, historiquement, pour ceux que ça intéresse hein, le terme New Wave est apparu en 77 pour désigner les Talking Heads et la scène rock nouvelle manière autour du CBGB's à New York (qui incluait des groupes aussi aux antipodes musicalement que Television; Blondie et les Ramones, donc tout ça pour dire : c'était clairement pas "musical" comme étiquette). Juste après les anglais ont foutu leur merde en y casant les Sex Pistols puis Tubeway Army & co et c'en était fini de la cohérence esthétique. Et c'est très bien comme ça, vive les étiquettes fourre-tout (psyché en est une, pour 90% des gens). Pour moi la New Wave, c'est The Idiot de Iggy Pop, Roxy Music et Low de Bowie, et je sais que pour d'autres c'est avant tout Depeche Mode ou Human League. Tous sont quand même reliés par ce même refus du rock "à guitares" frontal et expressif. Post-punk en revanche, pour moi c'est beaucoup plus simple, ça s'entend dans la basse, la guitare, la batterie...

Twilight › mardi 17 avril 2018 - 22:28  message privé !
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je ne peux pas lutter ^^