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Killing Joke › Hosannas From The Basements Of Hell

  • 2006Edel EDEL 0168372ERE • 1 CD

cd • 9 titres

  • 1This tribal antidote
  • 2Hosannas from the basements of Hell
  • 3Invocation
  • 4Implosion
  • 5Majestic
  • 6Walking with gods
  • 7The Lightbringer
  • 8Judas Goat
  • 9Gratitude

informations

Le cd inclut en bonus la vidéo de 'Hosannas from the basements of hell' et une interview

line up

Jaz Coleman (chant, clavier), Geordie (Geordie Walker) (guitare), Paul Raven (basse), Benny Calvert (batterie), Reza Udhin (atmosphère), Ronnie Barak (percussions)

chronique

A priori, le Pandemonium n'avait pas encore livré tous ses secrets, il a fallu (pour notre plus grand bonheur) que Killing Joke y retourne pour découvrir qu'il restait encore d'inépuisables richesses à collecter. Délaissant un brin l'aspect le plus métallique du précédent opus sans vraiment le délaisser, renouant un brin avec le post punk sans vraiment renouer avec lui, le groupe prouve une fois de plus sa virtuosité en livrant un album lourd mais pas bourrin, violent mais tendu, puissant mais subtil. Je le décrirais comme une continuité de l'esprit de 'Pandemonium', tant pour sa noirceur caverneuse que pour la richesse de ses arrangements. En même temps, c'est presque un bilan de près de 25 ans de carrière puisque la bande de Jaz Coleman passe en revue tout ce qu'elle sait faire, des guitares lourdes de 'Pandemonium' et 'Killing Joke' aux claviers de 'Night time', sans oublier quelques cordes arabisantes (l'excellent 'Invocation') ni négliger quelques relents de 'Fire dances' (quelques brèves allusions sur 'Hosannas from the basment of hell'). On note même de-si, de-là de très discrètes touches électro indus d'une efficacité tranchante (le bon 'Walking with gods') et parfaitement intégrées au reste. Jaz derrière son micro reste le grand sorcier que l'on connait sachant mêler dans sa voix rauque colère et mélodie. Si la production sonne assez brute, 'Hosannas from the basement of hell' est en réalité un album qui révèle de nouvelles richesses à chaque écoute, de par ses mille et une fioritures qui serpentent entre les riffs assassins et une rythmique entraînante à souhait, un disque organique arraché à la terre et jeté à la face du ciel.

note       Publiée le lundi 1 mai 2006

chronique

Killing Joke… Voilà un groupe qui m’a toujours intrigué. Curieux d’appeler son groupe « La Blague qui tue » alors qu’on est quand même beaucoup plus sérieux qu’un Al Jourgensen (qui blague un peu de temps en temps, lui). Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis pour la première fois la pochette de ce nouvel album, superbement ornée d’une peinture de Victor Safonkin, surréaliste russe… Il se trouve qu’elle me rappelle un rêve fait il y a de ça un an ou deux. Alors ni une ni deux, j’achète le disque. Je prend ce risque, le précédent m’ayant écrasé sous le poids de la clairvoyance horrible de ses lyrics et du désespoir lourd pointant derrière le mur de guitares… Aussi, je l’avais écouté juste après avoir fini « 1984 » ce qui n’est pas exactement la combinaison la plus ragaillardissante du monde. Bref, vous vous en foutez un peu, mais cela nous amène donc à mon état fébrile lorsque j’insérai ce « Hosannas » (qui devait s’appeler « War Zones », curieusement) dans la platine. Et je suis resté soufflé. « Hosannas » n’a rien de la suite de l’éponyme sorti en 2003. En fait, il est meilleur. Meilleur et surtout receleur d’un message d’espoir. Jaz Coleman est en colère contre la bêtise humaine, ce qui est plus noble à mon sens que d’être en colère « simplement » contre Bush ou contre Dieu. Des trois, ça reste la bêtise humaine qui nous pourrit le plus la vie, non ? Alors, Jaz, non content d’écrire et d’arranger les cordes (sous le nom de The Black Jester), écrit des paroles qui exhortent la foule à se rebeller, à penser par elle-même. Passer à côté serait rater une grosse partie de l’intérêt. La piste la plus éloquente du disque est sans doute « The Lightbringer », brûlot absolu, aussi écorchée vive que mûrement réfléchie, elle suffit à prouver si besoin est que Coleman n’est pas qu’un possédé qui crie mais bien le leader d’une « meute d’animaux extrêmement littéraires », de « barbares cultivés » comme il le rappelle. Là ou « Killing Joke » plombait l’auditeur par des atmosphères pesantes et une production gigantesque, « Hosannas » le réveille, lui fout quelque coups dans la mâchoire, pour son bien, pour le réveiller de sa léthargie… « élevez vos esprits » nous hurle-t-il ! Chaque chanson résonne comme un appel à l’intelligence, sauf la chanson titre, un peu à part dans le disque, plus un appel au sang qu’autre chose. Une réussite incontestable au niveau du propos donc, même si l’éventualité énoncée par Jaz de faire des conférences avant les concerts effraie un peu… Musicalement, le groupe a visiblement tenté de revenir à ce qu’ils savaient faire le mieux : un métal indus compact, dur comme un bloc de granit, tribal et enragé, comme sur « Pandemonium » (ce n’est pas pour rien si les titres se ressemblent tant). La production ici est encore plus serrée, le groupe a enregistré dans une cave à vins à Prague et on a l’impression qu’ils se bouffent entre eux comme une meute de lions pareillement enfermés. Pourtant derrière les guitares et les basses qui semblent parfaitement faire corps, des cordes grandiloquentes surgissent, les plus impressionnantes étant celles de « Invocation ». Celles-ci ont été enregistrées en Ouzbékistan, tandis que les percussions de Ronnie Barak furent captées à Beyrouth et les voix à Tai Pei ! En voilà un groupe qui profite de la mondialisation à bon escient… Tout ça est mixé par Mark Lusardi (du premier KJ) sur des enceintes de radio, avec des machines à écho de 1979. C’est dire si le son est dur. Mais les qualités mélodiques du précédent opus sont toujours présentes, quoique dissimulées par cette production sans compromis. Jaz, mieux intégré dans le mix que d’accoutumée, bascule admirablement entre ses deux registres : le prédicateur au chant clair (« Judas Goat ») et le fou furieux que l’on connaît. Le passage entre les deux est encore plus saisissant sur « Gratitude », l’éruption finale, et pourtant toute colère est passée. Les paroles sont curieusement apaisées, comme une lettre d’adieu. Parmi ces neuf très longs titres, aucun n’est superflu. Tous sont alourdis d’une rythmique pied au plancher, qui ne cesse son martèlement infernal que pour accomplir de furieux breaks, tels que celui de « Implosion » (qui évoque vraiment le son d’une implosion d’ailleurs). Quand à celui de « Walking With Gods », il n’apparaît qu’au bout de 5min30, tout comme le break final de « Lightbringer », épique, qui surgit pile au moment ou on s’attend à entendre sonner les deux coups du refrain. Les riffs faisant partie intégrante de cette rythmique de titan, quand le tout s’interrompt pour reprendre de concert, l’effet ne peut être que celui d’une secousse sismique. Un disque tellurique, qui, à défaut de nous plonger dans les « caves de l’enfer » dans lesquelles il a été conçu, nous donne envie de lutter pour ne pas faire de ce monde, justement, un enfer.

note       Publiée le vendredi 19 mai 2006

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zugal21 Envoyez un message privé àzugal21

si c'était un hamburger, il aurait facile 4 ou 5 steaks et une garniture compacte, abondante, riche en épices

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Dun23 Envoyez un message privé àDun23

On est d'accord

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nicola Envoyez un message privé ànicola

Tout pareil ici.

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allobroge Envoyez un message privé àallobroge

Pareil pour bibi, le sommet de la discographie de KJ, chef d’œuvre

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Reflection Envoyez un message privé àReflection

Pour moi ce sera celui là ! Des brasiers immenses... des temples antiques branlants... et que sais-je d'orgiaque (invocation, gratitude, walking.... ouch !). Faut lui envoyer des bonnes ondes :)

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