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John Carpenter › Christine

cd • 18 titres • 32:50 min

  • 1Arnie's Love Theme
  • 2Obsessed With The Car
  • 3Football Run / Kill Your Kids
  • 4The Rape
  • 5The Discovery
  • 6Show Me
  • 7Moochie's Death
  • 8Junkins
  • 9Buddie's Death
  • 10Nobody's Home / Restored
  • 11Car Obsession Reprise
  • 12Christine Attacks (Plymouth Fury)
  • 13Talk On The Couch
  • 14Regeneration
  • 15Darnell's Tonight
  • 16Arnie
  • 17Undented
  • 18Moochie Mix Four

line up

John Carpenter & Alan Howarth

remarques

chronique

Penchant mélancolique et un peu plus lisse des B.O. de Halloween et Fog, Christine est sans doute l’œuvre sonore la plus lumineuse de son auteur, plusieurs berceuses scintillantes comme du cristal. Les thèmes présents ici donnent plus dans les aigus qu’à l’accoutumée, les synthés sonnent plus doux et fluides qu’avant vu que le matos n’est pas le même et que le film en question a une ambiance un peu moins sombre que d’habitude, plus naïve vu qu’il s’agit d’une adaptation de King, mais plus ambiguë aussi. L’histoire d’amour métaphorique entre cet imbuvable puceau et sa Plymouth Fury rouge sang est retranscrite en son et image par Carpenter, qui choisit pour la B.O. une atmosphère tour à tour inquiétante, mélancolique ou mystérieuse. On y retrouve les sifflements de tension habituels, marque de fabrique de John, et les passages synthé joués à un doigt, deux péchés mignons pour l’amateur. Le thème principal du film est bien sûr souvent repris en variantes (les thèmes de frayeur, d’amour ou de suspense en sont les séquelles), les sonorités sont quand à elles plus cristallines, plus légères aussi, presque imperceptibles par instants ; mécaniques mais jamais monotones. Christine est une bien jolie bande originale de Carpenter, toute en finesse et mouvements gracieux, évoquant avec subtilité les sentiments véhiculés par les scènes les plus fortes du film, instantanés absurdes et magnifiques perdus dans le kitsch propre aux séries B eighties, comme ce passage où la voiture réduite en miettes se reconstruit d’elle-même au moment où l’on entend poindre le son rassurant du synthétiseur carpenterien. Le synthétiseur… dans cette B.O., il sonne souvent comme la transcription sonore de la lumière que l’on voit quand une voiture roule plein phares dans notre direction, lentement, et que le halo s’amplifie petit à petit dans le noir. Inexorablement, le sifflement s'accentue au fur et à mesure que l’adrénaline monte. Une seule note qui siffle au loin, comme un faisceau de lumière blanche qui surgit dans la nuit au milieu de la route et se reflète dans le rétro d’un conducteur sur le point de mourir.

note       Publiée le dimanche 23 mars 2008

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Note moyenne        5 votes

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SEN › vendredi 21 novembre 2014 - 11:59  message privé !

Elle est aussi parmi mes préférés de Carpenter cette BO !

Fabb74 › vendredi 21 novembre 2014 - 11:26  message privé !

J'adore !!!!! Le film et le score

Raven › dimanche 11 octobre 2009 - 05:52  message privé !
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à défaut de me revoir le film (j'ai toujours un peu peur de moins apprécier les Carpenter si je les matte trop souvent) je me refais la BO, et c'est très agréable, comme feuilleter un album photo; quand je pense à tous ceux qui ne ressentent rien avec la zique d'Oncle John, je me dis qu'il est des choses bien tristes en ce monde autres que la pauvreté.

Note donnée au disque :       
Nokturnus › jeudi 23 avril 2009 - 12:53  message privé !
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Bon, et il sort quand son prochain film ? Ça fait un moment que c'est annoncé non ?

varg › jeudi 23 avril 2009 - 09:17  message privé !

"alexandra paul vintage" aha aha !! j'avoue avoir eu du mal à la reconnaître sans son maillot de bain rouge et puis l'évidence s'est imposée. c'est vrai qu'elle est pas aguicheuse une seule seconde dans son petit pull jacquard, enfin... sinon c'est vrai que le film est tout en contraste, résolument niais par moment à la limite du college movie et complètement furieux à d'autres. et puis les petits moments rock 'n' roll old school qui précèdent chacune des interventions de la bagnole, c'est aussi bien décalé. le passage le plus jouissif (à part le coup de la station service) est celui de la 1ère vengeance, avec le gros qui se réfugie dans un recoin où la bagnole peut pas passer. sauf qu'elle y passe. plymouth ist krieg. complètement no limit comme scène.