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Redshift › Wild 2

cd | 5 titres

  • 1 Fuel [19:36]
  • 2 State II [7:55]
  • 3 Prime [11:29]
  • 4 Iron Heart [12:06]
  • 5 Heaven is a Turquoise Avenger [17:44]

enregistrement

Matériel en concert de 1996 à 2006

line up

James Goddard : Synthétiseurs, piano électrique et échantillonage Julian Shreeve : Synthétiseurs, échantillonage et séquenceur Mark Shreeve : Synthétiseurs, séquenceur et FX Rob Jenkins : Guitare électrique, synthétiseur et séquenceur sur 1 et 4

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique berlin school lourd

Dans la foulée de Toll, Redshift produit un cd bonbon pour ses fans. Suivant le principe du premier Wild, Wild 2 contient des titres inédits enregistrés lors de répétitions pour des concerts. Des titres que l’on connaît car certains ont servis de structures à des titres du répertoire actuel de Redshift .C’est un cd intense qui retrace les premiers pas de Redshift, aussi loin que 1996, mais qui n’est pas érodée par les aléas du temps. Fuel est une version de Quenzer, qui figure sur Faultline, lors d’une répétition. Cette version est un peu différente en raison de la quasi-totale absence des guitares. Plus long Fuel explore un peu plus les mouvements ambulatoires avec une pesanteur Redshiftienne. L’intro est superbe avec des notes éparses qui flottent autour de striures de guitares stridentes, imageant un champs de ruine industriel. Une pulsation hésitante en ressort, nappée de mouvements spiralés qui forment un léger tourbillon, ouvrant la voie à une séquence pulsative bercée d’un superbe mellotron flottant. Subtilement, le mouvement augmente la cadence sur des superbes effets sonores qui sonnent comme d’étranges percussions, avant de refroidir son tempo. Et ainsi ira Fuel; polyrythmique aux effets sonores bigarrés, aux explosions de synthé lourd aux notes incisives et sur un séquenceur aux mouvements mordants. Les 2 versions se valent. J’aime bien celle-ci, car les couloirs musicaux sont plus nombreux et plus tortueux, mais le démentiel solo de guitare de Jenkins sur Quenzer me manque. Strate 2 est le prototype de Static sur Ether. Et j’aime mieux cette version où les pulsations sont plus accélérées dans un univers sonore plus dense, pesant. Les striures synthétiques sont menaçantes et enveloppantes, créant tout un contraste avec Static qui a l’air plus anémique, une fois que l’on entend cette version. Prime est la première pièce que Redshift ait enregistrée en 1996. Atmosphérique, l’intro est ponctuée d’effets sonores et de strates synthétiques lugubres, créant une ambiance lourde et menaçante. Le mouvement s’anime sur une séquence basse et circulaire enveloppée d’un mellotron aux chœurs lourds qui tournoient avec intimidation. Sur des lignes synthétiques acérées, le tempo dévie et emprunte une superbe route séquencée qui ondule au travers un tintamarre industriel où le mellotron est tout à fait divin avec son souffle céleste. Après avoir emprunté un autre couloir musical, plus tempéré, Prime s’éteint dans des souffles mellotronnés qui nous désolent de savoir que c’est la fin. Iron Heart est un autre titre inédit et un superbe à part ça. Le rythme est lent. Il progresse sur des notes pesantes qui bourdonnent d’intensité parmi des effets sonores et des stries aux saveurs intrigantes, comme une procession sortant des ténèbres. Mou le tempo se moule aux cymbales, aux mouvements qui dodelinent avec candeur sur un fond toujours menaçant. Innocence versus perversité, sur des passages langoureux, martelés de percussions tranchantes et de stries intimidantes qui survolent un mouvement migratoire aux profondeurs obscures. Heaven is a Turquoise Avenger est un cadeau aux fans de Redshift. Troisième tentative lors des répétitions en vue du concert de Jodrell Bank en 1996, le titre nous est délivré avec les imperfections techniques des répétitions, qui fluent superbement bien dans les ambiances aux effets sonores hétéroclites de Redshift. C’est un titre lourd qui a servi de structure à Bombers in the Desert, l’un de mes préférés dans le répertoire de Redshift. Un titre lourd et violent qui respecte les structures Redshiftiennes avec des couloirs différents où les ambiances mellotronnées croisent les lourdeurs des séquences puissantes et survoltées qui explosent sur le gros Moog de Shreeve et ses séquences débridées. Wild 2 est un superbe cadeau que tous les fans de Redshift devraient se payer. C’est du Redshift premier cru, avec toute la lourdeur de ses mouvements migratoires parfumés d’effluves métalliques qui moule les tympans d’une puissance étonnante, d’écoutes en écoutes. À se procurer, avant qu’il devienne un titre de collection qui se vendra à prix d’or sur Ebay, dans quelques années, tout comme Redshift I, Ether et Down Time démontrant hors de tout doute la marque d’un groupe hors de son temps.

note       Publiée le lundi 13 novembre 2006

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gkar02300 › jeudi 8 avril 2010 - 21:13  message privé !

Cette serie nous fait decouvrir des morceaux de 1er ordre et qu'il aurait été dommage de nous priver.....un GROS merci à Mark Shhreeve

Note donnée au disque :