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Redshift › Ether

cd | 4 titres

  • 1 A Midnight Clear [23:59]
  • 2 Bombers in the Desert [8:23]
  • 3 Static [5:13]
  • 4 Ether [27:29]

enregistrement

Les pièces 1 et 4 ont été enregistrées en concert au Jodrell Bank Planetarium le 12 Juillet 96 Les pièces 2 et 3 aux Studios Aurora, de Février à Juin 1997

line up

James Goddard : Synthétiseurs, piano électrique et échantillonage Rob Jenkins : Guitare électrique, synthétiseur et séquenceur Julian Shreeve : Synthétiseurs, échantillonage et séquenceur Mark Shreeve : Synthétiseurs, séquenceur et FX

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Comment survivre à un premier opus, quand il marque une génération? Le premier cd de Redshift répondait à un besoin. Celui de combler une lacune que Tangerine Dream avait créer en s’éloignant de son style obscur et ténébreux dans les années Phaedrea et Rubycon. Ces grosses kermesses électroniques, où les mouvements lents côtoient des séquences hypnotiques et débridées sur des souffles mellotronnés. Seul Redshift avait réussi cette approche mythique avec un premier opus remplit de vagues espoirs. Ether était donc attendu avec impatience. Et personne ne peut en être déçu. Car dès les premiers souffles on est assailli par l’atmosphère Redshift. Cette atmosphère unique qui allie des mouvements lents et sinueux qui parfumaient le premier opus. Des ondulations d’éther qui flottent dans une ambiance obscure où les coups de gros séquenceur Moog frappent avec force et étonnement. Même en concert, le quatuor Britannique réussit à transposer son univers ténébreux aux lourds effluves des années 70. Des chœurs plus insistants se greffent aux souffles de la nuit, sur des bourdonnements plus intenses qui dessinent une arche musicale obscure. Sur les coussins de cette arche, se profilent de fines notes cristallines qui se dandinent avec légèreté, dessinant un tempo anodin. Une ligne séquentielle bien juteuse reprend cette charade infantile pour pousser une rythmique débridée, aux notes incisives et basses, sur un synthé mellotronné aux errances d’un violon d’outre monde. L’effet est saisissant, deux rythmes opposés sur la même ligne. Qui mène quoi? Le séquenceur stimule un rythme qui varie sur ses courbes et qui se fond sur des synthés mellotronnés aux esquisses arabesques. Des guitares et synthés lourds qui volent avec agilité sur des séquences qui alternent entre l’hypnose et la provocation. Des mouvements en boucle qui vont et viennent sur un séquenceur pesant qui permute les mesures entre le rythme et l’atonique, accouplé de superbes flûtes mellotronnées. A Midnight Clear est un titre puissant. Une fresque musicale qui allie tout l’instrumentation et voltage électronique d’une époque que l’on croyait révolue. Suivant une intro vaporeuse, où l’harmonie des ténèbres suinte des souffles lourds, une guitare et un synthé se disputent les impulsions de Bombers in the Desert. Sous de suaves lamentations, une séquence se dessine et explose sur un tempo sauvage et électrique où la guitare a gagné la bataille. Ses solos valsent sur des lamentations synthétiques, sous l’œil avide d’un séquenceur ultra pesant. Rythme, non rythme, Redshift joue avec les tempos sans crier gare, tout en surprise, comme en déception. Synthé sifflotant, Static émet des pulsations ondulantes sur fond ténébreux, comme un cœur qui bat de façon grotesque parmi les déchirures d’acier et ses petites notes fines qui contrastent avec l’univers pesant de Redshift. La pièce titre est tout simplement exquise. Intro atmosphérique où, encore, guitares et synthés plombent un mouvement flottant avec de grosses implosions sonores. Des notes plus limpides sautillent en écho sur une séquence mouvante qui descend comme une figure spiralée. Mellotron et séquenceur tissent une toile où la guitare émerge des tonalités nébuleuse sur un rythme en formation. Ambiants et rythmés les mouvements varient avec lourdeur sur des solos de guitares et de synthés, toujours rescapés par le gros Moog qui ramasse tout ce qui traîne. Un long titre lourd aux développements lents et à la progression aléatoire. Tranquille, la finale fuse de chœurs en soumission, sur des ourlets de basse et une superbe guitare qui déchire l’obscurité de ses vifs solos. Ether est une grande œuvre. Redshift va où Tangerine Dream n’a pas voulu aller. C’est superbement lourd et la fusion des synthés, guitares et mellotron avec le gros Moog est tout simplement envoûtante. De la grande Musique Électronique. Ceux qui ont manqué ce groupe, il faut vous rattrapez. Un des meilleurs dans le top 25.

note       Publiée le lundi 18 septembre 2006

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grinningFace › samedi 22 janvier 2011 - 10:11  message privé !

"Red Birds..." de Coil me rappelle plutôt le meilleur de Tangerine Dream, une partie de "Ricochet" pour être plus précis. Et comme pour moi, Redshift prolonge et développe les structures du TD de cette époque... Yumi !!!

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › vendredi 21 janvier 2011 - 14:47  message privé !

Je découvre Redshift avec ce 'Ether' et je suis cloué. Ca arrache méchamment, et on retrouve des séquences proches du "Red Birds Will Fly Out Of The East And Destroy Paris In A Night " de Coil. J'y aurai bien mis quelques percussions à la Schulze (comme sur l'emporté 'Bombers in the Desert') , mais vu le nombre de truc new berlin school, il doit bien en avoir un qui y a pensé.

gkar02300 › jeudi 8 avril 2010 - 21:09  message privé !

Alors la 2 mots:chef d'oeuvre

Note donnée au disque :