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Cathedral (G-B) › Supernatural birth machine

cd | 11 titres

  • 1 Cybertron 71' eternal countdown (intro)
  • 2 Urko's conquest
  • 3 Stained glass horizons
  • 4 Cyclops revolution
  • 5 Birth machine 2000
  • 6 Nightmare castle
  • 7 Fireball demon
  • 8 Phaser quest
  • 9 Suicide asteroid
  • 10 Dragon ryder 13
  • 11 Magnetic hole

enregistrement

Parkgate studio, near Battle, mai-juin1996

line up

Brian Dixon (batterie), Lee Dorrian (chant), Garry Jennings (guitares), Leo Smee (basse)

chronique

Comprenez-moi : j'avais tellement combattu tout espoir d'être séduit par ce disque, échaudé par le confortable "Carnival", que je ne pouvais finalement qu'être agréablement surpris. Tout cela en plus était emballé dans ce qui est incontestablement la Patchett la moins convaincante de la longue histoire de Cathedral... "Supernatural Birth machine", j'en étais sûr, allait définitivement faire descendre le quatuor de Conventry du piedestal sur lequel je les avais placés... à moins que le surprenant E.P. "Hopkins" n'ai été l'antichambre d'un recueil multidisciplinaire dont l'imprevisible variété m'aurait laissé sur le cul? Même pas : pratiquement pas de claviers, très peu de passages incongrus, "SBM" reste aujourd'hui encore l'album le moins audacieux et bariolé de toute leur carrière (à moins qu'"Endtyme...). Pourtant, ce mal aimé 4ème album de Jennings and Co, malgré ses longueurs, ses baisses d'inspiration et son manque de folie, n'aura jamais cessé de m'éclater. 15 ans plus tard, il est de ceux sur lesquel je reviens régulièrement, avec la même banane que le premier jour où "Urko's Conquest" m'a sauté à la gueule. Côté emballage, déjà, on peut noter que si Woolven reste un adepte du son propre, il n'en est pas moins fournisseur de grosse dynamique; la batterie, notamment, a retrouvé toute sa puissance de frappe; le retour à des tempi plus lents et à plus de lourdeur que dans le très heavy "Carnival" s'en trouve parfaitement assisté. Et c'est précisément ce qui me ravit. Avec le surpuissant "VII", "Supernatural Birth Machine" est l'album post-Ethereal le plus massif et le plus pesant des anglais. "Stained Glass Horizon", "Cyclops revolution", "Nightmare Castle", "Dragon ryder 13", "Magnetic Hole"... Cathedral renoue avec la transe doomeuse et malveillante, les riffs noirauds qui tournent en boucle dans des mid et slow tempos laborieux; autant de locomotives à charbon qui écrasent tout sur leur passage, avec un Lee Dorrian plus puissant et épais que jamais. Un retour au lourd premier degré plus que probant, et parfaitement contrebalancé par de purs joyaux d'éclate rustre et pileuse, au centre desquels l'inénarrable "Fireball Demon" (rien que le titre...), hymne à gueuler au moins une fois par semaine afin d'éviter toute contamination extra footballistique que ce soit. Un morceau d'anthologie qui garantit à lui seul la sauvegarde du marché de la bière pour les siècles à venir. Le grooveux et stupide "phaser quest" lui emboîte le pas en toute débilité pour le plus grand plaisir du chevelu en mal de crétinerie défoulatoire... il sera achevé par "Suicid asteroid". Au panthéon des réussites, "Urko's conquest" est un démarrage en trombe dont on ne se remet pas, le genre de fusée lourde qui vous sort de n'importe quel coup de pompe en moins de 20 secondes à coup de vitamines grasses et dont on ressort immanquablement bodybuildé. Dans la procession plombée de ce disque, pesanteur galvanisante qui commence véritablement avec le monumental "Stained glass horizon", Jennings a décidé de ne balancer que du solo brillant et galactique, des explosions de purs kiffs sonores et lumineux qui transfigurent chaque pièce et nous laissent véritablement irradiés; même la poussive et longuette "Cyclops revolution" en devient indispensable, traversée par ses deux pics instrumentaux tout bonnement Olympien; "Magnetic Hole" finit dans les étoiles. Fait notable et apparemment absurde, "Supernatural Birth Machine" est le premier album avec lequel on peut reprocher à Cathedral de faire du Cathedral... après trois premiers albums aussi visiblement disparates, pourtant, on se pensait jusqu'ici bien incapable de savoir à quoi jouaient donc ces 4 allumés. On commence à connaître les riffs de Gaz, les "yeah, yeah, yeaaaahh!" de son alcolyte, et l'atmosphère noircie de ces rythmiques de plomb, directement issue des caves de leurs ancêtres proto doomesques. "Supernatural Birth Machine" est sans doute l'album le plus linéaire et répétitif que nous aient offert Dorrian et sa bande. Mais où est le problème, quand cela contribue justement à vous plonger dans un état second à la limite de l'extase soumise? En cela, "SBM" se veut bien plus stoner que "carnival", qui, à bien y réflechir, ne l'était d'ailleurs pas du tout. Malgré les poussifs "Cyclops...", "Nightmare..." ou "Suicid...", "Supernatural Birth Machine" s'écoute d'un seul tenant; une grosse planète de riffs, un peu désolée et désertique. Pas de fioriture, ici : les lois de la pesanteur suffisent au maintien de l'ordre.

note       Publiée le jeudi 28 avril 2011

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ericbaisons › vendredi 29 avril 2011 - 19:19  message privé !

Tu rajoute les cils, c'est la dragonne de Shrek

Note donnée au disque :       
Møjo › jeudi 28 avril 2011 - 16:48  message privé !

C'est sans la moindre hésitation le pire album de Cathedral, ce qui, dans le monde parallèle qui est le leur, en fait sans la moindre hésitation le meilleur (ou est-ce l'inverse ?). Des riffs tellement grandioses de médiocrité neuneu que doit pas y en avoir un seul qui dépasse quatre notes, des bramements heavy à faire passer Holmes pour un teckel asthmatique, des titres interchangeables jusque dans la consanguinité de leurs paroles, et puis pour couronner le tout il y a Fireball Demon dessus, cri de ralliement de tout fan du groupe qui se respecte. Y'a pas, Cathedral c'est le meilleur anesthésiant intellectuel qu'on ait jamais inventé juste derrière la lobotomie.

empreznor › mercredi 6 février 2008 - 21:37  message privé !
il est bien groovy aussi celui-ci, et à part le raté Birth machine 2000, le contrat est rempli.
Note donnée au disque :