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Cathedral (G-B) › Caravan beyond redemption
- 1999 • Earache records MOSH211CD • 1 CD
cd • 12 titres • 72:57 min
- 1Voodoo fire
- 2The unnatural world
- 3Satanikus robotikus
- 4Freedom
- 5Captain clegg
- 6Earth messiah
- 7The caravan
- 8Revolution
- 9Kaleidoscope of desire
- 10Heavy load
- 11The omega man
- 12Dust of paradise
informations
line up
Brian Dixon (batterie), Lee Dorrian (chant), Garry Jennings (guitares), Leo Smee (basse)
chronique
"There are a lot of hippies who need help...". La réputation d'allumés anachroniques et ringardos qui colle à Cathedral depuis "Ethereal mirror" n'était en fait, jusqu'ici, que partiellement justifiée. Le panthéonesque deuxième album du quatuor de Coventry a décidément laissé beaucoup de traces. Psychédélique, 70's et baba cool, des qualificatifs qui ne vont certainement pas à "Carnival", tout en puissance heavy, ni au pesant "Birth machine", tout en metal lourd et primitif, largement nettoyé de ses oripeaux. Mais cette fois c'est la bonne : avec "Caravan Beyond Redemption", Dorrian et ses amis se laissent pousser les fleurs, et prônent amour, substances et liberté. Lee n'en a certes pas fini avec les mauvais trips et les visions noircies; Gaz n'en est pas encore à riffer sans matière grasse; Cathedral continue de tremper sa plume dans le doom des origines... plus que jamais, sans doute. "Unnatural world", "Stanikus Robotikus" que l'on jurerait sortie des mains de Bruce Franklin, "Earth messiah" ou "Dust of paradise" tournent au gros riff austère et plombé, et à l'exception de l'interlude instrumentale "The caravan" et du baba pop "Kaleidoscope of desire", chaque titre est conduit par un mur de rythmique lourde. Et Dixon frappe comme un sourd. Mais à travers l'épaisseur des guitares et la sévérité un peu opaque de ses riffs, "Caravan beyond redemption" déborde de soleil écrasant et de chemises larges, de théories fumeuses et de vieux jeans trop cool. Avec l'improbable "Freedom", le trippant "caravan", le puissant "revolution" ou l'acidulé "Kaleidoscope" qui n'aurait pas fait tâche sur le "Water" de Saigon Kick, avec le groove pur grand canyon de "Heavy load" et les hallucinations du dépressif "omega man", reminiscence de "fountain of innocence", le 5ème album des anglais est bel et bien tombé dans la marmite 70's. Du stoner vrai et gras, aux fragrances blues et sudistes, parfaitement servi par une prod chaude et vintage, lourde et organique, et dans lequel vont s'immiscer de véritables extraits de délires et de foutage de gueule, pas mal d'alcool aussi, et une grosse dose de groove parfois poussé jusqu'à la caricature, comme dans le funkippie et néanmoins saturé "Freedom", au texte... euuh... disons bluffant. Quelques redites, peut-être dispensables au vu du CV du groupe dont il est question, mais aussi de pures pépites comme l'atomique "Voodoo Fire" qui ouvre le cirque tout en vitamines, l'atmosphérique et si bien nommée "caravan" qui vous transporte au crépuscule mexicain, le jouissif "Heavy Load", élevé au groove américain et qui enfonce ses breaks et ses syncopes dans le metal gras Cathedralien, la triste et fatiguée "Omega man" avec ses flûtes narcotiques... la délicieuse "Kaleidoscope of desire", acoustique, groovy pop et candide. Et puis il y a "earth Messiah", proto-doom de tradition d'une efficacité rock'n roll primaire imparable, avec ses "burn it up!" poilus et ses "c'mon!" de clodos, il y a "Revolution", avec ses riffs harmonisés, aériens et juteux, cascade de son hendrixienne, il y a "Freedom' qui quoi qu'on en dise, reste un sommet du groove débile et ventru, un must de l'absurde. Mais "caravan beyond redemption", c'est d'abord l'album où-ce que y a "Captain Clegg". "Captain Clegg", c'est le genre de morceau qui donne envie de conquérir le monde à moto, en passant par les étendues sauvages et les pays perdus ( je sais ça parle d'un pirate fantôme au XVIIIème siècle... mais bon voilà; moi, je trippe autrement sur ce morceau). Rythme chevaleresque et riff mur du son, Lee Dorrian balance une ligne tendue comme s'il était au sommet d'une falaise, et ce bon vieux break mélancolique, avec son solo aérien et son faux mellotron tout cheap. Décidément, ces gars-là sont vraiment bon esprit. Même si quelquechose commence à s'essoufler, après les collections riffues "carnival" et "Birth machine", et même si Lee Dorrian a perdu, le temps de ce disque, de son gras naturel et semble trop se forcer, "Caravan beyond redemption", comme ses deux grands frères, possède une atmosphère, un état d'esprit qui lui sont propres; il véhicule d'autres images, d'autres odeurs. Ici ça wah-wahte, ça se déhanche et ça joue du tambourin, ça sent même le blues et l'Amérique saturée des débuts. On zappe "Satanikus" et même "Unnatural world", et on met une bonne note... "If we don't love each other, there'll be no harmony"
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notes
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commentaires
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- Intheseblackdays › Envoyez un message privé àIntheseblackdays
Tiens, je l’ai jamais commenté celui-ci. Pour l’anecdote, c’est en cherchant des chroniques de Cathedral en mars 2003 que j’ai atterri sur Gutsofdarkness. Notamment une chronique vide de Forrest avec deux r parce que le chroniqueur s’était barré avec sa prose ^^ Quant à ce disque, le 2eme que j’ai réussi à me procurer dans ma province si mal achalandée (je ne connaissais pas encore Decibel, le Dysphorie Nancéien), après avoir découvert le groupe à la sortie d’Endtyme, quand j’appréciais le doom metal sans avoir que c’était du doom metal, juste du « black sabbath joué maintenant ». Bref, j’ai passablement été refroidi par mes premières écoutes, avec ces hurlements simiesques/bovins, cette ambiance de fête foraine disco, ces samples de séries 70’s funky, c’était tellement aux antipodes de ce que je voulais à l’époque, à savoir un autre album à la Endtyme. Heureusement, quelques mois et une virée chez les disquaires plus complets parisiens plus tard, The Etheral Mirror m’a permis d’avoir les clefs de cet univers difforme et fantasque. Les premières fois, voodoo fire et Captain Clegg, quelles horreurs ! Il n’y avait que Dust of Paradise qui sauvait la mise et reste un des morceaux préférés du groupe, tout en lenteur et effets façon vinyle joué à la mauvaise vitesse. Aujourd’hui , je trouve cet album coloré bien plus intéressant que Carnival (resucée de The Ethereal en moins fun et timbré) et Supernatural (le seul vrai faux pas mais qui a quand même son charme).
- Note donnée au disque :
- Raven › Envoyez un message privé àRaven

Ouais pendons en place publique l'affreux Quasimojo.
Reste que sa chro de Forest of Equilibrium ici-même fut ma porte d'entrée dans Cathedral (comme pour EHG celle d'In The Name of Suffering sur SlowEnd).
- born to gulo › Envoyez un message privé àborn to gulo
Un jour, l'infâme criminel Mojo sera traduit en justice, pour avoir retiré des internets et la consultation des masses les chroniques de Cathedral par l'estimé Emperor Gestahl.
- Note donnée au disque :
- born to gulo › Envoyez un message privé àborn to gulo
putain, c'est beau un homme qui aime
- Note donnée au disque :
- Møjo › Envoyez un message privé àMøjo
Barbe à papa au buvard.

