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Massive Attack › Ritual Spirit

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Membre Note Date
(N°6)      jeudi 28 novembre 2019 - 16:54
Seijitsu      jeudi 28 novembre 2019 - 18:25
magnu      jeudi 28 novembre 2019 - 21:42
torquemada      jeudi 28 novembre 2019 - 22:46

téléchargement internet | 4 titres | 17:12 min

  • 1 Dead Editors [4:45]
  • 2 Ritual Spirit [3:55]
  • 3 Voodoo in my Blood [4:01]
  • 4 Take It There [4:29]

enregistrement

Produit par Euan Dickinson

line up

Robert Del Naja (production, claviers, chant 4), Euan Dickinson (production, claviers, guitares)

Musiciens additionnels : Roots Manuva (chant 1), Tricky (chant 4), Azekel (chant 2), Young Fathers (chant 2), Cold Specks (chant additionnel 1), Jeff Wootton (guitare), Laurie Roos (programmation), Angelo Bruschini (guitare), Damon Reece (batterie), Darren Morris (piano), Neil Davidge (piano, programmation)

chronique

Styles
trip hop
hip-hop
Styles personnels
roots trip-hop

Back to the old school. C’est parlant une esthétique visuelle. Qui peut ne pas penser aux débuts de Massive Attack en voyant cette pochette, avec cette police de caractère, cette tête d’homme noir ? Massive Attack qui avait dans l’ordre donné naissance au trip-hop, puis lui avait fait un enterrement de première avant de devenir la chose du seul Robert Del Naja, s’enfermant dans une démarche froide et stérile. Il y avait eu un beau retour à l’organique à l’aube des années deux-mille dix, sans le retentissement de la déflagration krautrock du troisième Portishead, juste Massive Attack qui faisait à nouveau une musique plus sensuelle, plus chaude, plus profonde. Avec cet EP, la police ronde du début des années quatre-vingt dix, la couleur de la peau, tout transpire les premières amoures, le dub et le hip-hop fermenté qui baignait les premières productions du plus célèbre sound-system bristolien. Et comment ! Avec quatre featuring pour quatre morceaux, la saveur est brand new you’re retro, comme disait le Tricky Kid, qui n’est plus kid depuis longtemps et qu’on invite pour clore comme une boucle (il est toujours un peu question de boucle dans ces musiques là). Comme d’ailleurs on l’ouvre avec un autre vétéran, le rappeur londonien Roots Manuva sur du beat à la fois bien cold et bien dark, tricoté par dessus un sample fameux de Herbie Hancock. Old-school qu’on vous dit. Back to the Roots. Le trip-hop, c’était ça avec d’être dénommé, c’était du hip-hop plus sensuellement poisseux, électroniquement déplié en quelque chose de plus club, du genre clair-obscur et volutes de spliff, autre époque. Les feat. de la nouvelle génération se s’y trompent pas, le chanteur/producteur Azekel pose sa voix de tête soul-house sur un track planant aux percussions 2-step entêtantes. Le flow des Young Fathers transpire une époque où la trap est devenue la norme, même si eux déploient aussi des harmonies vocales néo-soul par dessus une instru qui encore une fois joue l’hypnose rythmique, une electronica avec flux et reflux de guitares suintantes. Parlant de fluide, quel bonheur de réentendre le ton rauque et dégoulinant de sexe de Tricky dans ce qui fut son havre, sur le morceau le plus purement trip-hop, avec une ligne mélodique qui évoque une mélancolie très nineties (impossible de ne pas y entendre un parfum de vieux Radiohead) et du bon beat fat avec piano dans l’écho dub. Old school qu’on vous dit. Pas toujours, mais parfois c’est bien dans les vieilles marmites. Le savoir-faire quoi.

note       Publiée le jeudi 28 novembre 2019

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(N°6) › vendredi 29 novembre 2019 - 12:20  message privé !
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La où je te rejoins sur l'aspect moderne (et là au niveau musiqcal), c'est que dans les deux pistes intermédiaires, avec des jeunes feat., on est clairement pas dans du trip-hop old-school mais dans Massive qui donne dans des sonorités contemporaines. A la limite, ces morceaux pourraient être sur les albums des artistes en question avec Del Naja à la prod. Par contre, le morceau avec Tricky, old-school as fuck ! :) Oui, ce Euan Dickinson semble faire partie de la maison maintenant, il est autant crédité que Del Naja.

Note donnée au disque :       
Damodafoca › vendredi 29 novembre 2019 - 12:09  message privé !

Si, absolument. Mais pas dans ce cas (je trouve). Là je trouve ça très moderne, au contraire. Et elle n'évoque ni les débuts ni la suite du groupe pour moi. Mais on n'est simplement pas d'accord... Quant à Daddy G, tu as raison, concrètement c'est 3D qui tient le groupe. Je dis juste qu'il a un peu repris de la place dans la formation depuis, en gros, le départ de Davidge. Il a quand même réalisé un EP en solo. Mais je pense que le nouveau type important dans Massive, bien que discret, c'est Euan Dickinson.

(N°6) › vendredi 29 novembre 2019 - 11:36  message privé !
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Parce que l'esthétique street-wear, ça peut pas être old-school ? Clairement la pochette évoque les débuts du groupe plus que l'époque du tournant des 2000 avec son esthétique complètement froide et déshumanisée. Daddy G il est pas non plus sur Dear Friend il me semble, donc bon, il est certe revenu au moment de Heligoland, mais ça reste quand même Del Naja qui tient le truc.

Note donnée au disque :       
Damodafoca › vendredi 29 novembre 2019 - 11:17  message privé !

Ouais, je trouve pas du tout cette pochette old school, bien au contraire. Avec sa typo limite hors cadre et sa photo clairement pas clair, je la trouve très street wear. Quant à Daddy G, il a probablement rarement été aussi impliqué dans massive que depuis ces 5 dernières années. Et de fait, ils se sont répartis un EP chacun (plus un troisième, excellent, "dear friend") puisqu'il est quasi seul au commande du petit frère de ce disque, The Spoils. Enfin, je trouve ça très intéressant de voir ce groupe, au même moment que NIN, Autechre ou Burial interroger le format même de l'album en se concentrant sur des formats autre.

Dioneo › vendredi 29 novembre 2019 - 10:26  message privé !
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C'est marrant, moi la pochette me rappelle les disques Hat Hut, Hatology etc., avec sa photo en noir et blanc et sa typo orange... Et faudra que j'écoute celui-là tiens, moi qui ait lâché pas mal le groupe après Protection, ça pourrait me causer. (Pi j'aime bien Roots Manuva, en plus, même si pour le coup ses derniers albums m'ont un peu saoulé, lui, de mémoire).