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Massive Attack › Mezzanine

cd • 11 titres

  • 1Angel6:20
  • 2Risingson4:58
  • 3Tear Drop5:30
  • 4Inertia Creeps5:56
  • 5Exchange4:11
  • 6Dissolved Girl6:06
  • 7Man Next Door5.56 [reprise de The Paragons]
  • 8Black Milk6:21
  • 9Mezzanine5:56
  • 10Group Four8:12
  • 11(Exchange)4:10

extraits vidéo

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enregistrement

Massive attack studio et Christchurch studio, Bristol, Angleterre

line up

Robert Del Naja, Grant Marshall, Andrew Vowles

Musiciens additionnels : Horace Andy (chant), Elizabeth Fraser (chant), Sara Jay (chant), Angelo Bruschini (guitares), John Harris (basse), Bob Locke (basse), Winston Blissett (basse), Andy Gangadeen (batterie), Neil Davidge (programmation, claviers, samples)

remarques

chronique

Digne successeur de "Protection", on retrouve dans "Mezzanine" cette même ambiance... en beaucoup plus sombre ! (Le second titre de "Protection", "Karmacoma" était d'ailleurs annonciateur de cette évolution). Basses omniprésentes (comme un cœur qui bat sur "Tear drop"), sons discordants de guitares, chœurs d'outre-tombe et lancinants ("Risingson"), "Mezzanine" est moins clean, moins net que "Protection", et ça fait toute la différence. Il est noir, tantôt apaisant, tantôt déroutant voire inquiétant ("Risingson" débute sur des hurlements lointains, comme des loups qui hurlent). Cet album est une alliance réussie de sons électroniques et métalliques, une musique résolument urbaine. Il est ponctué de basses redondantes qui vous capt(ur)ent très vite. Elles agissent comme un métronome qui encadre des voix sourdes et secrètes qui ne livrent jamais tout à fait. Masculins ou féminins, ces vocaux sont très troublants. Ils tremblent, susurrent et chuchotent, comme des fantômes ; voix de l'au-delà ou du dedans, fragiles et humaines, mais pas totalement. Tantôt elles planent au-dessus de vous, tantôt vous parlent au creux de l'oreille (le titre "Mezzanine" en est le parfait exemple). L'album est d'une grande régularité, même si chaque titre garde une identité propre ; "Exchange" est très planant et entièrement musical, "Inertia creeps" avec ses percussions rappelle par moments une influence moyen-orientale, la montée en puissance de "Dissolved girl" mérite également d'être soulignée, ainsi que "Man next door", le septième morceau avec une voix masculine très intéressante... autant dire que "Mezzanine" est une mine d'or pour les oreilles et que chaque morceau mérite le détour !

note       Publiée le samedi 17 février 2001

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notes

Note moyenne        78 votes

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(N°6) › jeudi 26 novembre 2020 - 22:10  message privé !
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Je me souviens d'avoir discuté avec un monteur de télé (il bossait avec M6) qui m'avait expliqué que pour certaines émissions les monteurs avaient le champ libre pour coller n'importe quelle musique en bruit de fond, donc comme t'avais de jeunes gens qui bossaient tout seul dans leur cabine, au final tu pouvais te retrouver avec du Amon Tobin ou du Mogwai dans Thalassa ou du Badalamenti dans une émission de télé-réalité pourrie de TF1 (exemples absolument authentiques).

Pareil pour le dub, découvert grâce à Massive Attack... et GTA III.

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Rastignac › jeudi 26 novembre 2020 - 22:04  message privé !
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je peux certifier quand même que, au début des années 2000, teardrop, angel, etc. passaient très souvent en arrière plan de stade 2 ou télétouf ; c'était vachement trip hop à l'époque le sport. Aujourd'hui, chépa, je regarde plus la télé. et oui, bebel, chien, royal canin (et ça me rappelle l'usine qui pue la croquette du côté d'Aigues Mortes)

Je les ai tous réécoutés il y a quelques temps. Je suis moins fan les années passant. Blue Lines reste le plus mieux, protection m'a saoulé... Mezzanine, ça dépend des jours.

Mais ce que je préfère c'est Horace Andy (je l'écouterais chanter les louanges à Jah pendant des heures, j'adore sa voix). Et je remercierai jamais assez Massive de m'avoir fait découvrir le dub et le reggae qui est bien dans les années 90.

(N°6) › jeudi 26 novembre 2020 - 21:28  message privé !
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Chabat en rabbin > berger allemand > Belmondo (mais c'est hors-sujet, faudrait plus de chro de Morricone)

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Raven › jeudi 26 novembre 2020 - 21:22  message privé !
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Je sais pas si je snobe du sombrex ou pas, mais j'ai aimé direct Black Milk avant de savoir quoi que ce soit du devenir de Teardrop ou de vraiment la prendre en compte. Teardrop je n'y ai pas tout de suite trop prêté attention, je la prenais comme un interlude douillet avant de tomber sous le charme. Et si l'utilisation par l'industrie c'est autre chose, si : elle peut bel et bien endommager le plaisir qu'on a à écouter un morceau, donc... le morceau... c'est pour ça que beaucoup d'entre nous voient un berger allemand - ou un rabbin - sur la très belle Chi Mai (certains pourraient arguer que c'est mieux que la gouaille faisandée de Bébel). Et bien sûr, Risingson, oui mille fois - une grande puissance s'en dégage. La boucle finale est fatale, à tous les coups.

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Twilight › jeudi 26 novembre 2020 - 20:49  message privé !
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je dois dire que je n'ai jamais aimé 'Teardrop', c'est clairement 'Risingson' (mon titre favori de MA) qui m'a fait acheter l'album. J'ai jamais compris l'engouement pour 'Teardrop'qui n'est certes pas mauvais mais 'Angel' ou 'Black milk' luis sont tellement superieurs à mon sens...

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