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Van Dyke Parks › Song cycle

cd | 12 titres | 32:53 min

  • 1 Vine Street [écrit par Randy Newman] [3:38]
  • 2 Palm Desert [3:05]
  • 3 Widow's Walk [3:10]
  • 4 Laurel Canyon Blvd. [0:25]
  • 5 The All Golden [3:12]
  • 6 Van Dyke Parks (public domain) [0:55]
  • Face B
  • 7 Public Domain (van dyke parks) [2:30]
  • 8 Donovan's Colours [reprise de Donovan] [3:39]
  • 9 The Attic [3:35]
  • 10 Laurel Canyon Blvd. [1:17]
  • 11 By The People [5:57]
  • 12 Pot Pourri [1:07]

enregistrement

Produit par Lenny Waronker

line up

Harry Bluestone (violon), Sam Boghossian (violon), Dennis Budimer (cordes), Philip Goldberg (violon), William Kurasch (violon), Leonard Malarsky (violon), Ted Nash (vents), Earl Palmer (percussion), Leonard Selic (violon), Carl Fortina (accordéon), Alan Reuss (balalaika), Leon Stewart, Nicolai Bolin, Thomas Tedesco*, Vasil Crienica, William Nadel Choir – Billie J. Barnum , Durrie Parks (chœurs), Gaile Parks (chœurs), Gerri Engeman (chœurs), James Hendricks (chœurs), Julia E. Rinker (chœurs), Karen Gunderson (chœurs), Nik Woods (chœurs), Paul Jay Robbins (chœurs), Vanessa Hendricks (chœurs), Steve Young, Dick Rosmini (guitare), Ron Elliott (guitare), Gayle Levant (harpe), Gary Coleman (percussion), Hal Blaine (percussion), James Gordon percussion), Lenny Waronker (production), Armand Kaproff (cordes), Charles Berghofer (cordes), Darrel Terwilliger (cordes), Donald Bagley (cordes), Frederick Seykora (cordes), Gregory Bemko (violon), Jerome Reisler (violon), Jesse Erlich (violon), Joseph Ditullio (violon), Joseph Saxon (violon), Lyle Ritz (violon), Nathan Gershman (violon), Ralph Schaffer (violon), Orville Rhodes (violon), Robert West (violon), Trefoni Rizzi (violon), Virginia Majewski (alto) Misha Goodatieff (violon), Arthur Briegleb (bois), Richard Hyde (bois), George Fields (bois), Jay Migliori (bois), James Horn (bois), Norman Benno (bois), Richard Perissi (bois), Thomas Morgan (bois), Thomas Shepard (bois), Thomas Scott (bois), Vincent De Rosa (bois), William Green (bois)

chronique

Styles
country
folk
musique classique
ovni inclassable
pop
Styles personnels
baroque pop in excelsis

En fait, tel monstre ne peut pas se disséquer. Déjà, rien que pour l’appréhender, pour ne serait-ce que réaliser le niveau de détails de ce véritable palais faste de miniaturiste, il faut l’écouter au casque. Là, il prend une autre dimension, où l’on se croit épier un monde secret, un envers de la pop où s’animent les petits êtres, hyperactifs et à la voix de crécelle comme des petites souris mécaniques, mais dont chaque geste n’est esquissé qu’une fois, et ne reviens jamais. Un monde de l’artisanat royal, où tout ne serait qu’ordre et beauté ; luxe, tumulte et pièces uniques. Van Dyke Parks est un arrangeur mégalomane, un one-man army dont le cerveau bouillonne parfois trop pour qui n’est pas aussi fêlé que lui (s’enfiler les 2 faces d’affilée reste le meilleur moyen de passer à côté de l’album). Mais quand il reprend les autres, c’est là qu’il est le plus touchant. Sa version du Colours de Donovan est, à ce titre, une perle absolue, qui donne l’impression de débouler dans une rue piétonne un bouquet à la main, sourire aux lèvres et des plans délicieusement machiavéliques derrière la tête. Et la musique s’emballe une nouvelle fois, extatique, limpide mais trop rapide pour nos sens. Les 2 versions de Vine Street sont redoutables, addictives une fois qu’on en a compris le mécanisme (ça a l’air compliqué, et effectivement c’est pas simple). L’horloger derrière n’a que la vingtaine, brillant, surdoué et espiègle. Il n’est qu’un enfant, mais tous les messieurs en cravates se mettent en 4 pour lui. 'Pot-pourri' n’est pas un exercice de pop pour rire, c’est une farandole très années 30 (oui, Guernica n’est pas si loin dans son excentricité foldingue), qui change d’idée toutes les 30 secondes, comme pressée par le format trop court d’un 78 tours… On entend Parks se dépêcher sur la fin, rejoint par des chœurs de femmes souriantes et annonçant le tomber de rideau final… Et survient ce moment tétanisant, où l’orage entre et la musique refuse de se retirer, s’évanouit par spasmes dans les limbes du temps, l’air de dire en se retournant "c’est fini ! Ce temps-là ne reviendra plus jamais !". Dommage que le trop bavard Parks revienne placer un bout de ballade après ça, le disque se serait terminé là-dessus qu’ils nous aurait laissé HS pour de bon. "I came west intoooo Hoooollywooood, never never land !!". Pensez quand même à redescendre, après.

note       Publiée le jeudi 4 octobre 2012

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necromoonutopia666 › lundi 14 octobre 2013 - 16:58  message privé !

Merci pour la découverte Dariev! au début je me suis dit " trop d'arrangements tuent les arrangements" mais c'est une musique tellement exquise et doucement barrée à la fois que je ne peux qu'adhérer à la démarche.

Note donnée au disque :