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Love › Forever changes

  • 1987 • Elektra 7559-60656-2 • 1 CD

cd • 11 titres • 43:00 min

  • 1Alone again or03:15
  • 2A house is not a motel03:25
  • 3Andmoreagain03:15
  • 4The daily planet03:25
  • 5Old man02:57
  • 6The red telephone04:45
  • 7Maybe the people would be the times or between Clark and Hilldale03:30
  • 8Live and let live05:24
  • 9The good humor man he sees everything like this03:00
  • 10Bummer in the summer02:20
  • 11You set the scene06:49

enregistrement

1967.

line up

Arthur Lee (guitare, voix), John Echols (guitare), Bryan MacLean (guitare, voix), Ken Forssi (basse), Michael Stuart (percussion).

remarques

chronique

Il y a sur ce site une quantité impressionnante de groupes qui chantent la haine. Pour changer un peu, je vous propose de revenir dans les années 1960, vous savez, cette époque où des bons groupes pouvaient aussi chanter l'amour. Aujourd'hui, étant donné le moment de l'histoire que nous traversons, c'est, j'en conviens, beaucoup plus difficile de le faire de manière crédible, sans tomber dans la guimauve insipide ou le cynisme, mais dans les sixties, on y croyait vraiment. Le résultat est que les chefs-d'oeuvre de cette époque en gardent une éternelle jeunesse. "Forever changes", malgré une récente réhabilitation et une place désormais assurée au panthéon du rock, est loin d'être le plus connu. Je me souviens de ma découverte de ce disque. Sacrée claque. Pour situer Love, disons qu'il s'agit d'un groupe de folk/rock psychédélique qui avait, avant cet album, l'habitude d'enregistrer des morceaux interminables et chiants comme la pluie, et qui, tout à coup, a accompli ce miracle : unir des mélodies renversantes, des structures complexes tout en étant transparentes, et surtout un son brûlant et totalement jouissif : l'ensoleillement du Mexique y côtoie la musique baroque ; l'acidité psychédélique se mêle à un divin mélodisme pop. Ils sont californiens, et il ne pouvait en être autrement. Arthur Lee, premier leader noir d'un groupe de rock blanc, chante et compose (secondé en deux moments-clefs par Bryan MacLean). Aujourd'hui, il court toujours après ce disque. Les guitares acoustiques pleuvent en cascade, rappelant un extatique et mythique surf rock californien, en prise directe avec les mariachis situés de l'autre côté de la frontière. Arpèges célestes, retombées éblouissantes d'accords... Et puis les arrangements de cordes, sous de vibrants tremolos, ajoutent un petit je-ne-sais-quoi de lyrisme, de douceur, de bonheur... Aux moments les plus tendus, les plus illuminés, arrivent les trompettes ou les solos de guitare électrique qui font tout chavirer. A cet enivrement, à cette sensualité irrésistible, s'ajoutent l'intelligence, le style, et cette petite pointe de préciosité, toujours de bon aloi. Une voix qui s'élève langoureusement, une petite ritournelle de clavecin... Je ne sais pas où va ma préférence : dans l'ouverture divine de "Alone again or", la suavité aristocratique de "Andmoreagain", la folk classieuse de "Old man", les mille détours harmoniques de "The red telephone", la Joie sans mélange de "The good humor man he sees everything like this" (ce titre...), ou le final grandiloquent de "You set the scene"... Love... Ces chansons sont tellement bien foutues, à la fois évidentes et insondables, qu'elles en gagnent une durée de vie, et un pouvoir d'enchantement, quasi-éternels... Un must absolu si vous voulez essayer, ne serait-ce qu'une fois, de sortir de l'ombre, et de vous laisser aveugler par l'éclatante lumière.

note       Publiée le mardi 29 novembre 2005

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Seedzel Envoyez un message privé àSeedzel

Entièrement d'accord avec le contenu de cette excellente chronique. En toute objectivité, un des rares album pouvant côtoyer des albums comme "Pet Sounds" ou "Revolver". Rien que ça.

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Tallis Envoyez un message privé àTallis

Je l'écoute régulièrement depuis un petit mois et un peu pareil que Nicola : c'est un bon album, agréable à l'écoute mais je suis pour l'instant très loin de lui mettre la note maxi.

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nicola Envoyez un message privé ànicola

Ça s’écoute mais les musiciens ne sont pas vraiment en place et le rap des deux derniers morceaux n’est pas ma tasse de thé. Je préfère Tim Buckley, dans le style.

Mon exemplaire bénéficie de sept fonds de tiroir à la fin.

Message édité le 29-08-2021 à 18:30 par nicola

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GuyLiguili Envoyez un message privé àGuyLiguili

En fait de morceaux chiants et interminables il n'y en a qu'un seul, "Revelation" sur la face B de "Da Capo" (dont la face A est quasiment aussi bonne que "Forever Changes").

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PechMayneau Envoyez un message privé àPechMayneau

Maybe the people would be the times or between Clark and Hilldale est un titre carrément fantastique ... 'The red telephone' et 'alone again or' sont très bons. Sinon c'est très folk et pas aussi psychédélique que la presse le disait.

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