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Bernd Kistenmacher › Head-Visions

cd | 4 titres | 64:35 min

  • 1 1 Rücksturz 24:50
  • 2 2 Quitting Time 14:24
  • 3 3 La Tendresse 12:57
  • 4 4 Dreamdance 11:51

line up

Bernd Kistenmacher: Korg MonoPoly, ARPs 2600, et Odyssey, ARP Séquenceur, Oberheim OBxa, Roland System100 M et percussions

remarques

Pour en savoir plus sur Bernd Kistenmacher, vous pouvez consulter son blog à l’adresse suivante; http://bernd-kistenmacher.blogspot.com/

chronique

Après la parution de trois cassettes (Dream Sequence, Music from Outer Space et Romantic Times), Bernd Kistenmacher réalise son 1ière album; Head-Visions. Considéré par plusieurs comme étant la plus grande œuvre de Kistenmacher, Head-Visions est dans la continuité des expériences musicales cosmiques et psychédélectroniques des années 70. Rücksturz est un long titre enivrant et envoûtant à évolution lente. Il ouvre avec des accords hésitants, aux teintes rêveuses voire mélancoliques qui flottent dans un épais brouillard cosmique et caustique dont les opaques ondes sonores oscillent entre une approche mélodieuse et des vapes psychédéliques. Cette intro aux sentiers musicaux hybrides s’agite en douceur sur une ligne de basse aux pulsations tambourinées et un prisme d’accords minimalismes qui percent les secrets d’un synthé imbibé de lourds voiles caustiques et de ses lents dénouements sinueux, dont les longs solos spectraux s’entortillent autour d’un tempo progressif et hypnotique. Une percussion de style cloche à vaches approfondit la structure rythmique dont le tempo reste tout de même assez lent, lourd et ambigu, roulant en boucle sous les charmes des voix célestes qui murmurent une impassibilité onirique. Peu à peu les vagues de synthé qui s’enroulent inlassablement nuancent la cadence pour épouser une phase plus soutenue, grâce à une ligne de basse plus dégagée qui ajoute ainsi une approche chaleureuse à un long titre très tétanisé. Un long titre qui demeure somme toute caustique et métallique sur une structure très hypnotique truffée de longs et sinueux solos d’un synthé dans la plus pure tradition de vintage Berlin School de l’ère Schulze, de Timewind à Body Love. De fines ondes synthétisées s’enroulent et s’enchainent en ouverture de Quitting Time, créant une hypnotique mélodie minimalisme qui vogue sous un ciel strié de solos d’un synthé fantomatique. Coupée par une vague incisive, l’intro plonge dans un mouvement frénétique où des accords s’entrechoquent dans de vives oscillations saccadées qui ondulent d’un envoûtant rythme hypnotique sous les brumes d’un Mellotron brumeux et des solos torsadés d’un synthé mélodieux. Ce long titre minimaliste échappe de fines variances qui embellissent une écoute hypnotisée par une intense richesse harmonique d’où fuse d’étonnants solos d’un synthé aux sonorités très Schulzienne, période Irrlicht et Blackdance. C’est très bon et c’est un classique, tout comme Rücksturz, du répertoire de Kistenmacher. La Tendresse nous amène dans les territoires plus abstraits d’Head-Visions. C’est une longue berceuse atonale nourrie de tonalités ocrées qui épousent un oblong et silencieux vent de délire métallisé. Finement ce nuage sonore éclectique se dissipe pour laisser entrer une douceur aux tonalités astrales qui baigne dans les antres abyssales d’un synthé aux brumes industrielles et un mellotron aux caresses enveloppantes. C’est du Berlin School psychédélicosmique et planant. Enregistré en 1990 lors d’un concert à Berlin, Dreamdance est offert en bonus avec la réédition cd. Un titre un peu à l’image de Quitting Time, mais en version plus éthérée et moins tétanisée, avec des vagues de synthé qui s’enchevêtrent et créent un doux lit d’oscillations qui roulent en boucles sur une belle et chaleureuse ligne de basse. Doucement le tempo devient plus dense sans jamais déborder de son cadre chaleureux, grâce à un superbe mellotron flûté qui ensorcèle agréablement l’écoute. On dit d’Head-Visions que c’est l’œuvre de Kistenmacher qui ressemble le plus à Schulze, tant qu’un fan Australien lui a déjà dit que c’était le meilleur album fait par …Schulze! On ne peut nier la ressemblance avec les œuvres de Schulze, mais Head-Visions demeure unique à cause de sa sonorité très ocrée qui insuffle une onde caustique à un album qui mélange audace et mélodies avec ses synthés absolument divins qui croisent énormément les sonorités de Schulze. Un incontournable, encore disponible sur MellowJet Records, pour les fans de MÉ analogue de Berlin School, période Klaus Schulze, Picture Music à Body Love.

note       Publiée le dimanche 28 mars 2010

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mangetout › samedi 14 novembre 2015 - 14:18  message privé !

Très bel album même si le fantôme de Klaus Schulze s'insinue dans les fragrances de cette musique au point parfois de faire ressembler certains morceaux à des inédits de l'époque de "Timewind", "Mirage"...

stankey › lundi 19 janvier 2015 - 14:48  message privé !

Je n'ai aucune idée de la nature de ce truc là, mais superbe pochette franchement, et pas du tout glauque !

(N°6) › vendredi 8 février 2013 - 17:56  message privé !
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Il est peut-être perdu loin en mer aussi. Où es tu Manu Manumirage ?

Ok, je dégage.

Dioneo › vendredi 8 février 2013 - 17:54  message privé !
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Chut. deux coups.

Jean Rhume › vendredi 8 février 2013 - 17:34  message privé !

C'est peut-être parce qu'il est loin, il croit qu'on va pas l'entendre. Manumirage... avec un nom comme ça il est peut-être dans le désert, en pleine tempête de sable. Ou alors il a renversé de la colle forte sur son clavier et ça a paralysé la touche majuscule. Ca se peut, aussi.