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Nokturnal Mortum › Weltanschauung

14 titres - 74:57 min

  • 1. The Path Of Immortals (2.26)
  • 2. I Feel The Breath Of Ragnarok (8.06)
  • 3. Stardust (2.27)
  • 4. Weltanschauung (8.32)
  • 5. Sorrow Of Native Lands (3.22)
  • 6. Hailed Be The Heroes (8.15)
  • 7. The Dance Of Fire And Steel (1.47)
  • 8. The New Era Of Swords (7.40)
  • 9. Endless Vast Swamps (1.29)
  • 10. The Knots Upon The Thread Of Fate (10.39)
  • 11. Harvesting The Seeds Of Death (1.52)
  • 12. The Taste Of Victory (12.24)
  • 13. The Way Of Glory (2.51)
  • 14. Piste non intitulée (3.00)

enregistrement

Enregistré, mixé et masterisé au Mart Studio à Kharkov (Ukraine) au printemps et à l’été 2004 par Sergey Kondratiev et Vladimir Fielatov. Produit par Dmitry Bondarlnko.

line up

Knjaz Varggoth (guitares électrique et acoustique, vocaux, weellyre, drymba, telynka, kobza, percussions), Saturious (claviers, basse, flûte, sopilkas, ocarina, koza, zitra, percussions). Vladislav Redkin ([anciennement Munruthel] batterie, percussions.

Musiciens additionnels : Vasiliy Yasckina (voix claire, chœur), Sergey Kondratiev (guitare, basse), Alexsey Grebeniuk (violon).

remarques

Existe aussi en édition limité à 1 000 exemplaires en format A5 digipack. Rappelons que Nokturnal Mortum est un groupe qui véhicule une idéologie politique nazie. Ce site se veut purement musical et donc apolitique. Il est important de préciser que quoi que les chroniques puissent dire de positif sur le groupe et sa musique, elles ne veulent en rien cautionner les idées politiques prônées par le groupe, et son leader Varggoth en particulier.

chronique

Styles
metal extrême
Styles personnels
pagan metal/metal folk et symphonique

Étape importante dans la carrière d’un groupe non moins important. Le genre d’étape dont on se demande ce qui va vient pouvoir lui succéder. Car cette fois, ça y est : le pagan et le folk, on y baigne jusqu’au cou, pour de bon. Après le black symphonique dévastateur et souverain de « To The Gates Of Blasphemous Fire », le virage folk étourdissant magistralement négocié par « NeChrist » et la tournure inopinée et plus posée prise par « The Taste Of Victory », cet album montre Nokturnal sous un jour encore une fois différent, encore une fois très sûr de lui, parfaitement conscient de ce qu’il veut, avec toujours suffisamment de talent pour proposer une musique très difficilement comparable, non seulement en termes de qualité mais surtout en termes d’identité. On aurait déjà pu avoir l’impression que le groupe fut arrivé à maturité avec chacun de ses deux derniers albums ; l’impression qu’il n’aurait ni pu faire mieux, ni se renouveler sans se casser la gueule, évoluer sans se vautrer dans sa recherche folk ou se renier dans son identité black. Or, ce que « The Taste... » laissait présager, « Weltanschauung » le confirme avec un panache qui confine à l’insolence : Nokturnal est ENCORE en train d’avancer. Sans aller trop loin dans l’incorporation des éléments folk, mais en s’en servant pour magnifier sa musique ; sans renier son ancrage black, mais en le transcendant. Les passages folk sont parfaitement intégrés, s’enchaînent à merveille aux plans black (tantôt tranquillement sympho, tantôt vaguement atmos) ; l’amalgame est impeccablement réalisé. La personnalité – ô combien forte – de ce groupe prend ici, encore une fois ! une dimension nouvelle, immense, exceptionnelle, que « NeChrist » ne pouvait à la rigueur que laisser vaguement imaginer et que « The Taste... » se chargea de dévoiler. Et avec cet album, Nokturnal continue de démontrer avec une maestria déconcertante qu’il sait faire ce dont personne d’autre n’est capable. Il montre une fois encore l’étendue de son ambition (énorme), et prouve qu’il dispose des ressources nécessaires à justifier son colossal orgueil. « Weltanschauung », donc, confirme et approfondit la rupture consommée par « The Taste Of Victory » : le groupe poursuit sur cette lancée et se contente de défricher le terrain sur lequel il s’est engagé. Les blast beats effrénés et assourdissants, c’est bel et bien terminé ; les riffs barbares vrillant de haine, on n’en parle plus ; les envolées symphoniques à faire pleurer Emperor, on oublie. En revanche, l’instrumentation folk atteint désormais un degré d’intelligence et d’efficacité suffisant pour que l’album soit digne de ses glorieux prédécesseurs sans employer la même recette. La dimension folk, son incroyable fraîcheur, sa légèreté, sa finesse, sa coloration brillante et lumineuse parent cet album d’atours sans équivalent. En fait, les compositions elles-mêmes semblent puiser dans cette dimension une nouvelle jeunesse : elles dégagent le plus souvent une impression de spontanéité totalement inattendue, désarmante d’enthousiasme et de fraîcheur (cf. l’étonnante « The New Era Of Swords », d'une vivacité jubilatoire). De la mélancolie ? Guère. Excepté dans le dernier titre, imprégné de colère contenue et d’une profonde tristesse, pour ne pas dire de recueillement. Pour le reste, la fureur se fait gaillarde, allègre, entraînante... pas brutale, mais joviale... une fureur qui fait avancer plutôt qu’enfoncer dans le marasme et le dégoût... Une haine dépassée, en quelque sorte, transcendée parce que – comme chez tous les grands – mise au service d’une ambiance épique et fiévreuse, d’une majesté enfiévrée, dont l’emphase – tantôt solennelle et volontiers mystique, tantôt triomphante et farouchement guerrière, – rappelle que Nokturnal était un maître du black symphonique avant de devenir également un maître du black folk. Le niveau d’inspiration alterne l’excellent et le génial ; la dynamique est brillante (« Weltanschauung », « Hailed... », « The New Era... ») sans toujours être parfaite (à cet égard comme au niveau de la puissance d’inspiration, sans doute « The Knots Upon The Thread Of Fate » constitue-t-elle une moindre réussite) ; et la production, pour la première fois, est limpide – pêchue, à la fois ronde et claquante. Les intermèdes instrumentaux n’apportent ni ne gâchent grand-chose, contribuant simplement à renforcer le climat général de l’album. Bref, et comme à l’accoutumée, on se retrouve avec un objet très dense et très fouillé, d’une profondeur et d’une ampleur peu communes, à la personnalité exceptionnelle, dégageant une aura à nulle autre pareille.

note       Publiée le mercredi 11 janvier 2006

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Note moyenne        45 votes

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Int › mardi 29 mars 2011 - 17:56  message privé !

Je comprends pas pourquoi on chronique pas de Manowar ou de Rhapsody, après avoir chroniqué ce genre de Black Metal MMORPGesque rigolo.

Nokturnus › dimanche 13 juin 2010 - 13:31  message privé !
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ne me tente pas comme ça, ça donnerai presque envie de l'écouter...

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Wotzenknecht › dimanche 13 juin 2010 - 13:27  message privé !
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Il a bossé sur le dernier Dimmu Borgir, aussi

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Nokturnus › dimanche 13 juin 2010 - 13:23  message privé !
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je préfère Hughes Aufray à Régine qui s'essaie au folk, c'est pour ça

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Wotzenknecht › dimanche 13 juin 2010 - 13:08  message privé !
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Celui co-écrit par Hughes Aufray ?

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