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The Muffins › Double negative

17 titres - 78:10 min

  • 1/ The Highlands (6:04) - 2/ Writing Blind (5:54) - 3/ Choombachang (2:45) - 4/ The Ugly Buttling (3:39) - 5/ The Man in the Skin-Painted Suit (2:44) - 6/ Childhood's End (6:15) - 7/ Exquisite Corpse (6:56) - 8/ They Come on Unknown Nights (4:20) - 9/ Cat's Game (3:51) - 10/ Stethorus Punctum (4:01) - 11/ Dawning Star (5:19) - 12/ 5:00 Shadow (3:15) - 13/ Metropolis (3:34) - 14/ Angel from Lebanon (6:55) - 15/ Frozen Charlotte (2:54) - 16/ Maya (4:24) - 17/ The Two Georges (5:20)

enregistrement

Charmtown (Baltimore), Beware of Dog (Kensington), The Mountain (Madison), USA, 2002-2004

line up

Marshall Allen (saxophone alto), Thomas Frasier Scott (saxophone soprano et alto, flûte, clarinette, clarinette alto, claviers, percussions, programmation), Dave Newhouse (claviers, saxophone ténor et baryton, clarinette basse, flûte), Billy Swann (basse, guitare acoustique), Paul Sears (batterie, guitare électrique), Knoel Scott (saxophone alto et baryton), Doug Elliott (trombone), Amy Taylor (violon), Kristin Snyder (violon), Laura Dent (violoncelle), Okorie Johnson (violoncelle), Janusch (speech)

remarques

chronique

Que reste-t-il des Muffins ? Que penser d’eux aujourd’hui ? A l'heure où paraît ce "Double Negative", titre au double sens ô combien fâcheux, la question mérite d'être posée, en tout cas, pour tout ceux qui, comme moi, considèrent leur premier disque, "Manna/Mirage" comme une petite merveille de jazz progressif. Une merveille qui, plus le temps passe, semble avoir été plus que cela, une erreur, un miracle, dans une carrière en dents de scie. Un mirage, oui. Décidément, les intitulés de leurs albums sont bien révélateurs de leurs contenus."Bandwith" avait été un retour manqué, mais on leur accordait une seconde chance, comme on le fait pour les propres membres de notre propre famille ayant connus quelques déboires malheureux dans la vie, convaincus que nous sommes qu’ils ne pourront que revenir dans le droit chemin. Après tout, il y a un bon fond là derrière, on les connaît bien... Et c’est d’une tape amicale qu’on les assure de toute notre confiance. Mais ça ne se passe pas tout à fait comme on l’aurait espéré. Pas vraiment. Sur "Double Negative", les Muffins se lancent dans une forme de reconquête de l’idiome progressif qu’ils avaient abordé sur "Manna/Mirage" et "<185>" en donnant l’impression de volontairement rater leur cible. L’aspect plus mesuré d’un "Bandwith" aux fragrances avant tout jazz n’est plus prépondérant, et c’est une course frénétique vers de l’expérimentation sans objet auquel s’adonne les membres de ce groupe pourtant émérite. Je n'y irais pas pas quatre chemins : on s’ennuie très vite à l’écoute de "Double Negative". Quand il est question d’audace, on est très loin derrière ce qu’ils firent en compagnie de Fred Frith. Et quand il s’agit d’efficacité mélodique, on ne retrouve pas le charme instantané de leur premier opus. Poussés vers des retrouvailles forcées qui n’avaient peut-être aucunes raisons d’être, les Muffins se sont au final littéralement perdus. Et la présence de certains membres du Sun Ra Arkestra ne rend pas l'affaire prestigieuse comme souhaitée, mais réellement pathétique. Grosse, grosse déception.

note       Publiée le mercredi 2 février 2005

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saïmone › mercredi 30 septembre 2009 - 15:37  message privé !
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L'un des pires trucs passés cette année au festival RIO. Quel ennui !