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Michael Mantler › Silence

  • 1977 - Watt, WATT/5 (1 cd)

11 titres - 53:03 min

  • 1/ I Walk with My Girl (9:45)
  • 2/ I Watch the Clouds (9:27)
  • 3/ It is Curiously Hot (4:45)
  • 4/ When I Run (2:08)
  • 5/ Sometimes I See People (4:13)
  • 6/ Around Me Sits the Night (4:17)
  • 7/ She Was Looking Down (3:30)
  • 8/ For Instance (2:59)
  • 9/ A Long Way (1:54)
  • 10/ After My Work Each Day (2:47)
  • 11/ On Good Evenings (7:12)

enregistrement

Grog Kill Studio, New York City, USA, janvier - juin 1976

line up

Carla Bley (chant, piano, orgue), Chris Spedding (guitare), Robert Wyatt (chant, percussions), Kevin Coyne (chant), Ron McLure (basse), Clare Maher (violoncelle)

remarques

Ce disque a fait l'objet d'une réédition cd en l'an 2000 sous forme de double cd, le premier étant "No Answer", enregistré en 1974

chronique

Styles
jazz
rock
Styles personnels
avant garde > poésie

Bien entendu, retrouver Robert Wyatt à l'affiche d'un autre disque de Michael Mantler après le très réussi "The Hapless Child" laissait espérer une nouvelle collaboration pleine de moments extraordinaires. En soi, "Silence" n'est pas un échec. Mais hélas, on se rend vite compte que peu d'efforts ont été consentis pour nous proposer quelque chose d'un tant soit peu différent. Pour les besoins de l'histoire (l'habituel trio amoureux, impossible et ambigu), les parties vocales sont donc assurées à plusieurs, les protagonistes étant Carla Bley, l'excellent Kevin Coyne et Robert Wyatt. Ce dernier assume également les parties de batterie, tout en percussions par la force des choses, aux côtés d'un Chris Spedding qui endosse le rôle autrefois dévolu à Terje Rypdal. La sensibilité des deux guitaristes étant fondamentalement différentes, l'anglais, bien qu'irréprochable, mais justement peut-être trop prévisible, ne partage pas l'approche romantique exubérante du norvégien. Plutôt paradoxal puisque toute la narration de "Silence" s'articule autour du thème de la passion. En dépit des efforts déployés, ce nouveau récit musical signé Michael Mantler demeure particulièrement distant. Tous ces signes pourtant tendent à démontrer que c'était visiblement l'objectif visé. Pourquoi donc reprocher à un disque le fait de reconduire une formule qui a fait ses preuves ? Si "Silence" avait sublimé le discours de "The Hapless Child", je ne serais pas ici en train de faire la fine bouche. C'est qu'en tous points, le nouveau Michael Mantler se montre (bien) en deça de son essai précédent, la relative longueur du disque n'aidant pas de surcroît à son assimilation. Nous retiendrons que Robert Wyatt prêtera encore sa voix à d'autres projets de Michael Mantler, tels que "Many Have No Speech" en 1987, peut-être encore plus contestable, sur des textes de Samuel Beckett, Ernst Meister et Philippe Soupault, ou plus récemment "Hide and Seek" en 2001, cette fois sur des textes de Paul Auster.

note       Publiée le samedi 14 mai 2005

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Coltranophile › mercredi 22 décembre 2010 - 10:37  message privé !

J'ai décidément autant de mal avec la musique de Mantler qu'avec celle de Carla Bley, du moins la période post-JCOA. Je trouve ça certes beau par moments, aventureux par endroits, amusant par instants mais surtout constamment affecté, d'une préciosité qui rend la musique distante. Et quand il n'y a ni un Don Cherry, ni un Gato bonne période pour briser la distance, ça ne fait plus voyager.

Note donnée au disque :       
baz › mardi 7 avril 2009 - 16:33  message privé !

Absolument pas d'accord sur ce coup là. Je trouve Silence beaucoup plus abouti et préfère largement le jeu de spedding à celui de rypdal (seul disque que je supporte de lui d'ailleurs). Le trio de voix est magnifique (carla bley et kevin coyne superbes, et apporte un gros plus en termes de contraste et de narration. Pur chef d'oeuvre pour moi