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Michael Mantler › Movies

  • 1978 - Watt, WATT/7 (1 cd)

8 titres - 37:48 min

  • 1/ Movie One (3:38)
  • 2/ Movie Two (5:30)
  • 3/ Movie Three (3:48)
  • 4/ Movie Four (5:57)
  • 5/ Movie Five (3:20)
  • 6/ Movie Six (3:42)
  • 7/ Movie Seven (5:56)
  • 8/ Movie Eight (5:57)

enregistrement

Grog Kill Studio, New York City, USA, novembre 1977

line up

Carla Bley (piano, synthétiseur, saxophone ténor), Larry Coryell (guitare), Michael Mantler (trompette), Steve Swallow (basse), Tony Williams (batterie)

remarques

Ce disque a fait l'objet d'une réédition cd en l'an 2000 où les albums "Movies" et "More Movies" sont réunis en un seul disque

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
post bop > fusion

Et si Michael Mantler s'était lui-même aperçu, après le très mitigé "Silence", qu'il était arrivé au bout de sa théorisation du concept jazzistico-poétique ? Il ne renoncera pas pour autant au principe et le gardera encore longtemps dans un coin de son cerveau pour nous le resservir un plus tard, mais pour le moment, le professeur Mantler va troquer sa veste pour passer aux travaux pratiques. Voilà une éternité en effet qu'il ne nous avait plus fait entendre l'éclat cuivré de sa trompette. Et à l'amorce de "Movie One", les collaborations multiples qu'il partagea en compagnie de Don Cherry semblent trouver toute leur justification. Vif, puissant, déterminé. Son groupe est constitué de la fidèle Carla Bley, bientôt infidèle avec Steve Swallow, et s'enrichit d'invités prestigieux, en la personne du guitariste Larry Coryell, qu'il retrouve plus de dix ans après l'aventure du Jazz Composer's Orchestra, et du batteur Tony Williams, alors en pleine perte de vitesse. La dynamique retrouvée est belle et bien jazz cette fois, débarassée en quelque sorte des procédés narratifs singuliers qui auraient pu jusqu'ici troubler l'auditeur. Car sinon, l'esthétique générale ne s'éloigne pas nécessairement de "The Hapless Child", effet renforcé par le jeu intense du guitariste et d'un Tony Williams qu'on a plaisir à entendre enfin au meilleur de sa forme. La sonorité des synthétiseurs nous en apprend d'avantage sur l'époque à laquelle le disque a été enregistré que sur les choix esthétiques réels des artistes ici présents. Toutefois, la légère abstraction de "Movie Two" et les thèmes répétitifs à la sortie de "Movie Seven" nous laissent entendre que ce jazz là n'est pas réfractaire aux influences extérieures, flirtant du bout des lèvres avec le progressif d'avant-garde, entre Art Zoyd et Univers Zero, sans qu'il n'y ait pour autant une once de méchanceté dans leurs propos. "Movies" est ma foi un album tout à fait respectable, qui a de quoi intéresser ceux qui se sont vautrés sur "Fifth", "Six" et "Seven" de Soft Machine, tout en gardant une oreille curieuse mais quelque peu frileuse sur le Rock in Opposition.

note       Publiée le samedi 14 mai 2005

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