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The Danse Society › Sailing mirrors

cd • 9 titres

  • 1Danse away your love
  • 2Saling mirrors
  • 3Valerio's theme
  • 4Hiding in plain sight
  • 5Kill u later
  • 6And I wonder
  • 7Invincible
  • 8Hypnotise
  • 9We fall

extraits vidéo

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line up

Maethelyiah (chant), Paul Nash (guitare), Jack Cooper (basse), Tom Davenport (batterie), Sam Bollands (clavier)

remarques

Apparemment le groupe ne partage pas mon avis sur le visuel puisqu'il existe une version LP et une version box groupant cd + LP, 4 imprimés A4 tirés du visuel, un t-shirt (neutre heureusement), 4 badges fort laids. https://dansesociety.bandcamp.com/

chronique

S’il ne neigeait pas autant, je serais sorti moi-même à la recherche d’un olivier pour tresser une couronne de ses feuilles et accorder ainsi à ce skeud la palme de la pochette la plus hideuse non seulement de The Danse Society mais de toute la musique sombre de l’année 2020. Beau doublé. A moins qu’il ne s’agisse de pédagogie inversée; pour compenser telle laideur, la musique doit être d’une efficacité redoutable. L’album débute plutôt bien avec une excellente chanson, ‘Danse away your love’, assez typique du style du groupe avec ce coté goth old school en plus clair, guitares incisives, travail aérien des claviers, une Maethelyiah magistrale derrière le micro, de très bonne augure mais les artistes ne se reposent pas sur leurs lauriers en enchainant avec le morceau éponyme avec une structure plus déstabilisante. Ça commence avec un aspect épique et marin, un couplet calme et beau, dépouillé niveau instrumentation tout d’abord avant de s’enfler sur le refrain telles les vagues d’une tempête, avant de renouer avec la sérénité. Pas longtemps, le refrain et ses remous menaçants reviennent. ‘Valerio’s theme’ se présente à nouveau dans le registre habituel de la Société de Danse, avec une belle efficacité. Le timbre grave, inquiet, de la chanteuse, les excellentes parties de clavier en soutien de la gratte, nous replongent presque aux heures de gloire des 80’s. Sentiment que confirme ‘Hiding in plain sight’, punchy, légèrement tournoyant dans ses mélodies. Rien à dire non plus sur ‘Kill u later’, sans doute moins catchy, plus lambda mais très correct néanmoins avec un aspect Siouxsie que goûteront volontiers les fans. Et en toute honnêteté, j’eus souhaité que le disque s’achève ici. Voilà qui sonne un rien mélodramatique car la suite n’est pas ratée pour autant mais l’ambiance change d’un coup pour la demi-teinte, les orchestrations épurées, banales, moins fortes en émotions. C’est loin d’être pourri mais en comparaison du début, on descend d’un cran. Même ‘Invincible’ débutant pourtant de manière convaincante se dilue sur le refrain plutôt plat à mon goût. Heureusement, le combo relève la tête et termine avec un ‘The fall’ de haut vol, plus sombre, incertain, avec une rythmique impeccable, des guitares travaillées, un clavier efficace et une voix parfaite dans un jeu d’auto-réponses. En résumé, malgré son visuel d’une laideur difficilement pardonnable, le disque vaut l’achat, son contenu auditif équilibrant les blessures de rétines. Après tout, ‘qu’importe le flacon…’, comme écrivait l’autre.

note       Publiée le mercredi 8 décembre 2021

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Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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Sans être fan des travaux de Jacobsen, je préfère néanmoins ^^

Note donnée au disque :       
Procrastin Envoyez un message privé àProcrastin

Elle est très bien cette pochette! (Ça me rappelle un peu le taf de Gregory Jacobsen, un peintre qui risque de te donner des cauchemars du coup)

Richard Envoyez un message privé àRichard

Difficile sans Rawlings.