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The Danse Society › Seduction-the Society collection

cd | 14 titres

  • 1 Clock
  • 2 Continent
  • 3 These frayed edges
  • 4 We're so happy
  • 5 Woman's own
  • 6 Belief
  • 7 Ambition
  • 8 Godsend
  • 9 My heart
  • 10 Falling apart
  • 11 Danse move
  • 12 In heaven (everything is fine)
  • 13 Somewhere
  • 14 Hide

line up

Steve Rawlings (chant), Lyndon Scarfe (claviers), Paul Nash (guitares), Paul Gilmartin (batterie), Tim Wright (basse)

remarques

Ce disque inclut les singles sortis entre 1981 et 1983.

chronique

Tonnerre ! Mais comment se fait-il que ces jeunes gens ne soient pas devenus plus célèbres que ça ? Ils disposaient pourtant de tous les arguments nécessaires, charme, décadence, noirceur, mélodie, talent…Dès leurs débuts, The Danse Society se distinguent de leurs collègues de la scène dark anglaise ; issu des cendres du post-punk, leur rock gothique racé a su en capter les éléments porteurs, noirceur, énergie martelante, tout en développant systématiquement un aspect plus froid et atmosphérique (leur reprise du ‘In heaven’ de David Lynch n’est pas un hasard), notamment par un travail efficace des claviers. Ce disque que Cherry Red a eu l’excellente initiative de rééditer compile l’ensemble des premiers singles (soit la période indépendante, avant la signature chez BMG). Bien sûr, ce sont les débuts et le groupe n’atteint pas encore son plein potentiel, Steve a un chant encore un peu figé, très ‘parlé’, les orchestrations quoique bonnes n’ont pas encore la richesse qu’elles auront par la suite, mais on sent le talent déjà présent, et il semble mûrir au fil des compositions. Si ’Clock’ ou ‘Woman’s own’ sonnent un peu maladroit, en revanche, des morceaux comme le superbe ‘We’re so happy’ qui conjugue nappes mélancoliques et batterie roulante, l’inquiétant ‘Belief’ ou ‘Danse move’ témoignent d’une grande efficacité dans l’écriture de pièces accrocheuses au ton volontiers sulfureux. On songe parfois aux débuts de U2 pour les sons de guitare, avec une touche de Southern Death Cult. Certains passages plus atmosphériques présagent déjà la démarche de formations comme Clan of Xymox mais en plus gothique. Mine de rien, Danse Society s’est forgé un style plus personnel qu’il n’y paraît et l’on est en droit de se demander si leur réputation trop limitée n’était pas due avant tout à un manque de moyens…Souhaitons que cette réédition corrige un peu le tir.

note       Publiée le mardi 30 septembre 2003

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Hazincourt › jeudi 28 avril 2016 - 18:44  message privé !

Groupe cult ! Mais par contre je ne suis pas du tout mais alors pas du tout convaincu par leur retour. C'est autre chose c'est plus Danse Society. C'était du bon post punk bien inventif, désormais c'est du rock gothic banal.

Richard › mercredi 27 avril 2016 - 21:37  message privé !

Mais quel groupe sous-estimé ! A bien y réfléchir, les Anglais ont développé un son unique qui après toutes ces années demeure toujours aussi envoûtant.

Note donnée au disque :       
allobroge › dimanche 29 décembre 2013 - 01:09  message privé !

Le mini LP Seduction est un chef d'œuvre post punk. Ah ces synthés glaciaux et cette batterie tribale. Une tuerie.

Note donnée au disque :       
mangetout › lundi 19 juin 2006 - 23:30  message privé !

Un excellent groupe qui n'a pas eu la trajectoire qu'il méritait. Des tires comme "Danse/move", "Continent" ou "Belief" ont une atmosphère électronique glaciale et en même temps un martèlement d'une grande efficacité qui a rarement été atteint dans la new-wave. Danse Society fait partie de ces groupes injustement rangés dans une seconde zone, un no man's land dans lequel ils rejoindront Comsat Angels, B-Movie, The Sound ou Modern English.