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16 › Dream Squasher

cd 1 • 10 titres • 42:43 min

  • 1Candy In Spanish
  • 2Me & The Dog Die Together
  • 3Sadlands
  • 4Harvester Of Fabrication
  • 5Acid Tongue
  • 6Agora (Killed By A Mountain Lion)
  • 7Ride The Waves
  • 8Summer Of '96
  • 9Screw Unto Others
  • 10Kissin g The Choir Boy

line up

Dion Thurman (batterie), Bobby Ferry (guitare, voix), Cris Jerue (voix), Barney Firks (basse)

remarques

chronique

16, c'est essentiel. Et ça changera pas avec ce Dreamsquasher complexe de la simplicité. Avec cette virulence lente-pas lente-lente, ces riffs qui se mâchent comme des Carambar à mine, ce gosier usé aux tatouages séculaires, la patine de sa rage... L'ÉVIDENCE de ce 16 vétéran, d'accord, mais la grâce de l'âge surtout, et de la mélodie qui vient se blottir au creux du coreux. Les gars sont si invincibles de l'enchaînement discographique qu'il serait p't'être b'en temps d'chanter une ou deux chansons, dites voir (et pourquoi pas faire un p'tit featuring incognito avec Nick Holmes sur le final, ou c'est moi qui rêve ?) Y a de la lumière même, de la vraie lumière du bon dehors, qui peut se glisser par les morceaux qui en ont marre de tirer la gueule H24. M'en soit témoin le sirop radieux de "Sadlands" et ses airs hair-grunge, waouh ! La lumière dans l'épaisseur des grosses pierres, lasses de rouler... Le rock'n'roll c'est aussi Sisyphe faut pas l'oublier, et il a le droit de s'en jeter un aussi ce brave vieux garçon, par exemple au saloon du bayou (il y trinquera avec l'harmonica du Magicien de Black Sabbath), parce que 16 sait faire du western ouais. 16 sait en fait faire bien des choses, et toutes bien. Art de Core. Rien que la pochette raconte, champignonnière taxidermiste aussi délicieuse que la tête-abîme-phalènes du précédent... Le son ? J'y trouve bonheur malheur, et comme une nuance grise de 16 vaut mieux que 50 de Gray, j'en savoure une qui est ici sensiblement différente, un peu grise-rose, lui garantissant sa place à lui dans la pile. Y a presque comme une sensation de variété de 16, de choses parfois tentées dans un esprit de relaxation (relative bien sûr). Malgré de possibles accélérations brutales ("Ride the Waves"), parce que da-doom da-doom dans les pelures ça va bien cinq minutes, mais faut retarder l'arthrose. Les choses se passent, ça se tasse. L'âge mûr lui va bien au 16, ça lui arrondi les canines et les griffes, lui lustre le poil. On peut caresser le 16 un peu, le flatter, lui gratter le menton - en faisant attention bien sûr hein, un moignon est vite arrivé. Tiens y a même une chanson de Cris Jerue pour son chien chéri rencontré à la SPA, un hymne même. "You complete me, your loyalty astounds me. You'll detect my cancer, sensing all the sadness". Non, je décrypte pas à l'oreille ; oui, j'ai lu les paroles, parce que le livret les contient et qu'le livret c'est pas fait pour les chiens, justement, c'est même un truc que j'ai payé avec le disque alors autant m'en servir. C'est vrai que des fois c'est bien pratique pour en savoir plus sur les musiciens, les paroles ; j'dirais même tout ce que ces bestiaux ont éventuellement à dire en plus de leurs instruments est dedans, sauf exceptions. Et là Jerue il est plein et entier dans le propos, son comme fond, il nous cause de son clebs, et c'est pas du John Wick, plutôt du Jean Ferrat, sauf qu'à la place d'"Oura, Oural, Ouralou", on se prend un gros kick core'n'roll dans les amygdales, et l'chien est encore vivant, parce que "Me and the dog die together / If you ever get sick, I'm taking my life too". Plus straight edge que Bardot, rien à branler... Et voilà, tu as un compte-rendu (prolixe) du 16 cru Covid, au cas où, si besoin, d'façon c'est 2020 et plus loin, donc t'as déjà cliqué sur Youtube où tu l'as déjà trouvé en entier, pour savoir de quoi il retourne, te faire TON idée, vu que ça sert plus à grand chose ces pauvres tartines à lire, que chroniqueur c'est un peu comme taxidermiste, un vieux métier curieux et sinistre, à l'air suranné. Et qu'ce sont des drôles d'animaux qu'il empaille lui aussi, ces bouts de son cerveau correspondant à des bouts de son étagère, et finissant dans un coin de l'immense bibliothèque, à y prendre la poussière... hmmm... Allez tire-toi va, t'as plus rien à foutre ici.

note       Publiée le dimanche 21 mars 2021

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