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16 › Zoloft Smile

cd | 10 titres | 33:06 min

  • 1 Damone
  • 2 Hearing Voices
  • 3 Zoloft Smile
  • 4 Balloon Knot
  • 5 Workplace on Fire
  • 6 Born to Lose
  • 7 Grip of Delusion
  • 8 Aging Disgracefully
  • 9 You're Not My Real Dad
  • 10 Poverty

extraits vidéo

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line up

Cris Jerue (voix), Bob Ferry (guitare), Phil Vera (guitare), Tony Baumeister (basse), Mark Sanger (batterie)

chronique

MARRE. De tous. Les hommes sont des gros cons. Ils bouffent du gras, du sucre, de la politique, et puis se retrouvent un jour tout pleins de saloperie, en accusant les autres de pas avoir bougé leur gros derche à leur place. Les femmes sont des petites connes. Plus je les connais, plus j'me sens Ike Turner. Pas un pour rattraper l'autre, on dirait des enfants... Et ça, c'est insupportable. J'en ai été un aussi, pas eu le choix ; j'aimais ma mère. Et puis je l'ai butée ; j'pouvais plus la supporter, c'était une connasse. Mon père ? Jamais connu le vrai. On a mis un connard à la place ; il a essayé de me soumettre, en vain. Tout ça dans un sac, et contre un mur. C'est pour ça que je suis prostré tête baissée comme Alec MacKaye, j'peux plus les voir en peinture. Tous des cons, sauf Bibi, et surtout Bibi. Et Bibi il a pris son zoloft, pour voir ce que ça fait à son humeur de chauve. Résultat : ça va pas mieux. Libido à zéro, moral d'amiante. Sauf que maintenant en mettant la branlée en bagarre, il se dépareille pas de son espèce de sourire froid crispé, mais ça change que dalle. Imitation vaine des gens heureux - la sale race que voilà - avant de se ratatiner, de gueuler, de se bastonner. C'est tout ce qu'il a de plaisir à partager. Avec son groupe - d'ordures - il joue du rock pour purger c'qu'il faut. On va enregistrer un nouvel album, avec une entrée caïde qu'on appellera "Damone" sur des paroles inspirées par une de mes VHS cultes du temps lointain où j'étais encore plein d'insouciance, et après ça ira pas mieux, mais ça ira jamais mieux ; ça sera jamais agréable de se regarder dans un miroir. C'est pour ça que j'les casse comme Henry Rollins. J'ai pas de cœur ; et si j'en avais un, il serait gris. Comme cette ruelle et quand j'y déboule, pour souligner mon caca nerveux j'ai le groove. Canival. Le groove, ça n'a pas à être "cool", pas pour tout le monde ; avec moi ça le sera jamais. C'est tout ce que j'ai pour faire passer la pilule, tout ce qui peut m'aider à recouvrir toutes ces voix dans ma tête que je supporte plus, cette ville, cette vie, barreaux. "Born to lose" : prisonnier, une seule échappatoire, mais ne pas se laisser abattre, non, jamais. Après s'il me reste de la force, j'irai dévivanter quelqu'un. Un petit con peut-être. Parce que ouais, je supporte pas les jeunes non plus. En fait je supporte personne.

note       Publiée le dimanche 17 janvier 2016

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Rastignac › lundi 20 février 2017 - 11:31  message privé !
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J'ai tellement rebondi sur le suivant Bridges to Burn que j'ai pas pu voir qu'en fait il fallait que j'écoute celui-ci. Ressemble à un documentaire type "la souffrance mentale aux Etats-Unis : le témoignage de C. en direct ce soir sur zone de l'interdit". Ca fait très mouche, c'est brutal mais c'est fin, c'est racé, mais en même temps ça parle de trucs si misérables, mais en même temps c'est tellement juste...