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Absu › Absu

cd | 13 titres | 53:40 min

  • 1 Between the Absu of Eridu & Erech [04:08]
  • 2 Night Fire Canonization [03:19]
  • 3 Amy [04:54]
  • 4 Nunbarshegunu [03:05]
  • 5 13 Globes [04:46]
  • 6 ...of the Dead Who Never Rest in Their Tombs Are the Attendance of Familiar Spirits... Including: A.) Diversified Signs Inscribed B.) Our Earth of Black C.) Voor [07:03]
  • 7 Magic(k) Square Cipher [04:48]
  • 8 In the Name of Auebothiabathabaithobeuee [03:25]
  • 9 Girra's Temple [02:38]
  • 10 Those of the Void Will Re-Enter [04:56]
  • 11 Sceptre Command [05:00]
  • 12 Ye Uttuku Spells [04:41]
  • 13 Twix Yesterday, the Day & the Morrow [00:57]

enregistrement

Enregistré et mixé au studio Nomad Recording. Produit par Absu.

line up

Proscriptor (voix, batterie, mellotron, guitare), Aethyris (guitare, basse, mellotron), Zawicizuz (guitare, basse, synthétiseurs)

Musiciens additionnels : Archon Vorskaath (voix, disques de frein, vibraslap, cloche grecque [2,6]), Blasphemer (guitare [2,9]), Bruno Fernandes (voix, trompette tibétaine [5]), David Harbour (synthétiseur [6]), Nornagest (voix [2,3]), Michael Harris (guitare [8,10]), Equitant Ifernain Dal Gais (programmation [13])

remarques

Sorti en CD et vinyle. Réédition 2012 en vinyle (High Roller, Hammerheart).
Illustration par Kris Verwimp.

chronique

Absu. Absolument, oui. Quel drôle de groupe… j’avais été initié par l’hystérie black thrash bandeau éponge sur le front de Proscriptor le numérologue blindé de speed par un concert parisien que j’avais trouvé vraiment étrange : le chant qui se partage entre un bassiste en pleine décompensation et un gusse quasiment invisible derrière sa batterie qui n’arrête pas de hurler de manière particulièrement stridente pour annoncer la suite, comme s’il dictait la préface d’un manuel de droit constitutionnel de l’occulte, avec beaucoup de « gnugnu », et de « six plus trois égal trois au carré d’Horus sur le kilt de Jupiter, one two three aaaaaaahhhh !". « Gnugnu ! ». La tchatche, la vache ! Alors, j’achetai cet Absu, le disque dont ils faisaient la promotion à l’occasion de cette tournée européenne, premier volume d’une série tournant autour d’artworks et noms similaires, au moins pour les deux premiers l'artwork, le second s’appellera Abzu, et il parait que le troisième qui va sortir normalement cette année s’appellera… Apsu. OK. Donc, je me mets le disque, et je prend dans la tronche une petite heure de tahiti douche pour le mental. Fraicheur. Vent dans face, force 4. Mais alors d’une précision, d’une méticulosité dans les plans de batterie, dans le calage de la voix, dans le tranchant de ses riffs ultra malins, ultra énergiques ! Je me suis écouté par la suite la discographie, et on entend bien déjà ce son là, à partir surtout de « Tara », mais là, sur « Absu », c’est la synthèse, c’est l’album du groupe au nom du groupe ! C’est le canon, et il y a comme une alchimie qui n’arrive pas loin de la consécration finale, comme si les gars avait commencé à vraiment se retrouver avec un métal nouveau après avoir brassé, et brassé, et touillé, depuis ce death metal qui sent la cave, via l’injection de noirceur durant les années 1990 et ces coups de mellotron ou autres objets bizarres sortis de tradition à pochettes progmoche. Ici, tout est parfait, géométriquement tiré à quatre épingles, 45° partout clac ! La voix est « sobre », bien distincte, bien articulée, encore plus qu’auparavant, mieux travaillée, elle bave moins, et tout ça est encore mieux enregistré - le Proscriptor est toujours aussi bavard mais le temps de parole est juste dans le standard du plus que parfait, rentrant comme un cube dans le trou idoine. Pour finir sur une note plus biographique, notez que le groupe s’est éteint après Tara et que l’Absu que vous écouterez ici c’est Proscriptor + d’autres gars (dont ceux que j’ai vu sur scène), que ce disque est donc le disque du come-back. Mais alors version fusée en marbre tirée des profondeurs de l’Absu, du dernier bunker de l’Atlantide, ou de je sais pas quoi d’autre de sacré, secret et pas cool - thrash parfait, qui donne froid quand on le touche. Magie d’albâtre. Comme des vieilles statues qui se mettent à bouger toutes seules. Et je vous raconte pas le gloubi des paroles, de toute façon, tant que c’est bien articulé, et tant que c’est calé parfaitement comme ça entre deux solos de ouf et bang bang sur la batterie, je suis heureux. Un de mes disques de chevet de vitesse méditative. Tuerie à manger entre deux lignes d’excitants. Gâteau sec pour exercices cardio-musculaires, ou équitation à poil sous la pluie. Il reste trente bornes avant de franchir le guet qui mène au temple du machin cosmique. M’en fout, j’ai la collection entière de « Loup Ardent » sous le bras. Je suis préparé, j’ai les dés en mains, vous m’aurez pas facilement. Reste deux autres albums avant de trouver la salle au trésor. Absu, le « voyage en France par Pierre Bonte » version heroic occulto fantasy du mystère du mal. Thrash. Mélodieux. Ultra bien foutu. Rien qui goutte. Le chef d’œuvre quoi.

note       Publiée le mardi 5 juillet 2016

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Demonaz Vikernes › mercredi 3 août 2016 - 16:15  message privé !

Un retour en demi-teinte pour moi. Des bons titres côtoient des trucs moins inspirés, et l'album est trop long. Moins nerveux que ses prédécesseurs et successeur aussi. Déçu aussi de l'édition avec le DVD. Le concert est assez moche et l'artwork nettement moins bon que l'original.

Note donnée au disque :