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Jean-Michel Jarre › En Attendant Cousteau

cd • 4 titres • 69:00 min

  • 11 Calypso I 9:15
  • 22 Calypso II 6:20
  • 33 Calypso III 6:25
  • 44 En Attendant Cousteau 47:00

line up

Jean Michel Jarre, Michel Geiss et Dominique Perrier: Synthétiseurs et claviers Christopher Deschamps: Batterie Amoco Renegades: Steel drums Guy Delacroix: Basse

remarques

chronique

À la 1ière écoute d’En Attendant Cousteau, je fus extrêmement déçu. Je m’en souviens! Juste à l’idée d’entendre un long titre de 47 minutes, je m’imaginais les trésors d’errances cosmiques aux soubresauts des séquences analogues d’Oxygene et Équinoxe qui m’enfourcheraient les oreilles. Rien de tout cela! Nada! Sauf une longue kermesse atonale où une sombre ambiance mi aquatique mi-cosmique évolue en suspension sous de mélancoliques accords d’un piano souverain.
À que cela ne tienne, je me suis rabattu sur les 3 premiers titres. Des titres bouillants, empreints d’une ambiance exotique dont le titre est en hommage aux navires Calypso du Commandant Yves-jacques Cousteau. Car ce 14ième opus de Jarre est dédié à l’œuvre de l’océanologue Français. Les 3 premiers titres sont explosifs. Calypso I démarre sous une forte influence océanologue, tel un navire qui s’amarre sous de tranquilles flots d’une mer dont les reflets s’éteignent à la tombée du jour. Par la suite; un air de fête avec des percussions Antillaises qui accompagnent des claviers nerveux sous des strates synthétisées aux couleurs des ondes océaniques. Oserais-je écrire qu’une étreinte de Zoolook y traîne que je me ferais crucifié. Mais si l’on écoute attentivement ce premier segment d’En Attendant Cousteau, on y entend un rythme frénétique qui brasse la cabane sous de beaux effets sonores et une approche à la Zoolook bien sentie. Très bon, calypso I l’est. Un titre entraînant avec de belles percussions et de beaux arrangements orchestraux, démontrant que la MÉ peut facilement embrasser les étreintes d’une techno à saveur tribale. Calypso II est encore meilleur avec son intro apocalyptique où les faisceaux de synthé auscultent un horizon sonore énigmatique. Une splendide intro où les percussions enclumées étonnent à chaque écoute, martelant un hybride monde musical à cheval entre les élans synthétisés cosmiques et le débordement frénétique autant tribal que fluvial. C’est lourd, percutant et fort mélodieux avec ses synthés qui hurlent de souffles spectraux sur des percussions frénétiques. Une écoute attentive, avec une bonne paire d’écouteurs est fortement suggérée pour en saisir toute la dimension acoustique. Calypso III est le maillon faible, quoique fort attrayant, avec son approche mélo dramatique sur percussions aux roulements échotiques, enveloppées d’un synthé aux accords de guitares échappées de nappes musicales oniriques où voix étranges divisent un monde sonore fort mélodieux. C’est beau, mielleux et très musical. Je dirais même que c’est assez émouvant.
Avec ses 47 minutes redondantes, la pièce titre est la première incursion de Jarre dans un véritable monde musical ambiant. Pour en apprécier sa juste valeur, il faut l’aborder les oreilles ouvertes et les yeux fermés. On y découvrira alors un étonnant voyage musical où l’imagination devient le facteur premier. Ou bien on voyage au cœur d’une grotte virginale, ou bien on flotte dans un cosmos entouré de points d’eau, ou bien on est tout simplement en état de synchronicité avec sa doublure intérieure.
Il faut prendre le temps d’apprivoiser cet album hybride qu’est En Attendant Cousteau. Un album qui contient deux albums; un mini EP de 22 minutes de rythmes et de mélodies exotiques et un EP de 47 minutes d’une musique de recueillement qui part des confins des océans pour embrasser les frontières d’un cosmos qui ne sont l’objet que de notre vouloir à se laisser submerger. C’est la seule façon d’y arriver. Et voyez-vous, depuis près de 20 ans que je me tape la pièce titre dans les noirceurs de mon âme, afin d’y trouver les raies de lumières qui s’y tapissent. Une belle œuvre de Jarre. Sa plus belle depuis Zoolook.

note       Publiée le dimanche 28 mars 2010

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Note moyenne        3 votes

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ForceMajeure › lundi 29 mars 2010 - 15:57  message privé !

Pour en attendant Cousteau (le morceau) bien sur et aussi pour Calypso 2. Le reste est à oublier ! Dommage que Jarre n'ait pas exploré davantage la voie de la musique Ambiant et non commerciale, car son en attendant cousteau, c'est 47 mn de bonheur!

Sheer-khan › lundi 29 mars 2010 - 14:21  message privé !
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oui, mais là... non...

Note donnée au disque :       
NevrOp4th › dimanche 28 mars 2010 - 19:42  message privé !

Le bonnet du commandant cousteau.

Raven › dimanche 28 mars 2010 - 19:05  message privé !
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Qu'est-ce qui est tout rouge, humide, et qui sent la moule ?