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Renaissance › Scheherazade and Other Stories

cd • 4 titres • 45:54 min

  • 1Trip to the fair 10:54
  • 2The vultures fly high 3:08
  • 3Ocean gypsy 7:09
  • 4Song of Scheherazade 24:43

enregistrement

Abbey Road Studios, Londres, Angleterre, mai 1975

line up

Annie Haslam (chant), Michael Dunford (guitare acoustique, chant), John Tout (claviers, choeurs), Jon Camp (basse, choeurs), Terrence Sullivan (batterie, percussions, choeurs), Tony Cox (orchestration)

remarques

chronique

À toute carrière il y a un sommet, et beaucoup de considérer que ce sommet fût sans doute atteint par Renaissance à la parution de leur sixième album studio, leur plus ambitieux de tous, "Scheherazade and Other Stories". Pour un groupe qui a par le passé si souvent emprunté/plagié (choisissez le terme qui vous semblera le plus approprié) le répertoire classique, sortir un disque qui a pour titre celui d'une des oeuvres majeures de Rimsky Korsakoff n'était sans doute pas une idée des plus brillantes. L'album, dans son long développement, n'a pourtant rien à voir avec la suite symphonique du russe. Si "The Vultures Fly High" et "Ocean Gypsy" correspondent en tous points à ce que Renaissance nous avait déjà proposé sur "Ashes Are Burning" et "Turn of The Cards", entre raffinement pop et simplicité folk, "Trip to The Fair" et son orchestration opulente laisse deviner que le gros du travail sera concentré sur sa longue suite de presque vingt-cinq minutes et qui donne son titre à l'album. Découpés en neuf mouvements distincts, "Song of Scheherazade" respecte les respirations musicales qui, comme en classique, distingue, par exemple, les Adante con Moto des Allegretto. Pas de surenchère donc ou, s'il y en a, celle-ci se fait dans les règles. Mais même au moment où Renaissance possède toutes les cartes en main à l'écriture son grand oeuvre, Tout et Dunford, qui sont les principaux compositeurs du groupe, ne cherchent jamais à révéler leur génie à travers la multiplication sans contrôle de plans complexes à enchaîner qui nécessitent une technique de tous les diables. Avec une rare intégrité, ils restent cohérents dans leur démarche en privilégiant l'osmose avec l'orchestre, point qui fût rarement atteint avec une telle perfection (Deep Purple, Pink Floyd en ont fait les frais). S'en dégage non pas une simplicité mais comme une évidence qui en rend le propos solide et honnête à la fois. Mais c'est précisément ce qui déstabilise les amateurs de musique progressives, généralement fort peu habitués à une telle retenue.

note       Publiée le samedi 5 septembre 2009

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torquemada › vendredi 13 août 2010 - 13:51  message privé !

J'ai du mal avec la chanteuse, je lui trouve un côté "hippie neuneu" agaçant.

Note donnée au disque :       
docteur.justice › lundi 7 septembre 2009 - 17:31  message privé !

effectivement il faut reconnaitre que ça a mal vieilli et parfois un peu kitch

Everlasting › dimanche 6 septembre 2009 - 12:07  message privé !

Celui que j'ai. C'est vrai qu'il est agréable mais qu'on y revient pas souvent.