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Renaissance › Azure d'Or

cd • 10 titres • 43:16 min

  • 1Jekyll and Hyde 4:41
  • 2The winter tree 3:05
  • 3Only angels have wings 3:43
  • 4Golden key 5:16
  • 5Forever changing 4:49
  • 6Secret mission 5:02
  • 7Kalynda (a magical isle) 3:42
  • 8The discovery 4:29
  • 9Friends 3:32
  • 10The flood at Lyons 4:57

enregistrement

Maison Rouge Studios, Londres, novembre 1978 - février 1979

line up

Annie Haslam (chant), Michael Dunford (guitares, harpe), John Tout (piano, claviers), Jon Camp (basse, guitare acoustique), Terrence Sullivan (batterie, percussions)

remarques

chronique

Là, le plancher s'est littéralement écroulé. Et les dégâts sont bien plus profonds qu'ils n'y paraissent. Renaissance abandonne toute velleité progressive, faisant de "Azure d'Or" leur premier disque en dix ans de carrière à ne comporter aucun titre dépassant les six minutes. Ça, c'est encore un moindre mal. Par contre, modernité oblige, John Tout croit bon de pouvoir se passer des services des différents ensembles philharmoniques qui les accompagnaient régulièrement depuis la sortie "Ashes Are Burning" en 1973 ; il se met en tête de pouvoir tous les remplacer par des synthétiseurs dont l'utilisation sommaire ne fait en réalité qu'aggraver la situation. Ce dernier ayant depuis longtemps troqué son piano, Renaissance ne nous apparaît familier qu'à de très rares occasions, quand par exemple la guitare acoustique de Michael Dunford donne la marche à suivre sur "Forever Changing" ou "Kalynda". Bien sûr, il y a toujours Annie Haslam, capable de faire des merveilles quand les morceaux qu'on lui propose ont toutes les qualités nécessaires pour ce faire ("The Flood at Lyons"). Camp sévit toujours en imposant son chant sur sa seule composition, "Only Angels Have Wings". Une pop synthétique qui ne dégage rien, si ce n'est un relatif ennui. Une critique qui s'applique hélas en grande partie aux autres titres contenus sur l'album, grimant tout le groupe en sorte de Abba à la sophistication toute mesurée. "Jekyll and Hyde" ou "Secret Mission" ont beau s'avérer un peu plus complexe, ne serait-ce qu'à travers leurs signatures rythmiques, il n'en demeure pas moins qu'on a toutes les peines du monde à se sentir concerné face à ce qui défile devant nos oreilles ébahies. Les titres s'enchaînent donc sans ambages et "Azure d'Or" de révéler peu à peu son vrai visage : celui d'un ensemble de compositions qui ne sont pas dépourvues de qualités en soi mais qui sont littéralement massacrés par des arrangements impropres, d'une effroyable neutralité. Mais y a-t-il un seul groupe de ces glorieuses années soixante-dix qui peut se vanter de ne jamais en avoir été victime ?

note       Publiée le samedi 5 septembre 2009

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docteur.justice › samedi 5 septembre 2009 - 19:23  message privé !

effectivement, on oublie ce neologisme raté