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Renaissance › Prologue

cd • 6 titres • 41:16 min

  • 1Prologue 5:36
  • 2Kiev 7:35
  • 3Sounds of the sea 7:07
  • 4Spare some love 5:08
  • 5Bound for infinity 4:20
  • 6Rajah Khan 11:30

enregistrement

Nova Sound Studio, Londres, Angleterre, juillet 1972

line up

Jon Camp (basse, tamboura, chant), Annie Haslam (chant, percussions), Francis Monkman (synthétiseur), Terrence Sullivan (batterie, percussions), John Tout (claviers, chant), Rob Hendry (guitare, mandoline, chant)

remarques

chronique

Le troisième Renaissance est celui d'un nouveau groupe. Il n'y a plus un seul membre de la formation d'origine. Les musiciens de la formation dite "classique" sont presque tous là : le batteur Terrence Sullivan, le bassiste Jon Camp, le claviériste John Tout. Et puis, bien sûr, l'impressionnante chanteuse Annie Haslam. Mais chez Renaissance, on a pris l'habitude de savoir que rien n'est simple mais tout est compliqué : ainsi, "Prologue" réunit en réalité des compositions exclusivement signées par Michael Dunford (le guitariste qui remplacera Rob Hendry dès le prochain disque) et l'ancien batteur Jim McCarty ! C'est à n'y rien comprendre. Difficile de croire qu'une telle formation puisse s'approprier, puis défendre avec la même candeur un matériel qui n'est pourtant pas écrit de sa plume. Qui plus est, et ce depuis "Illusion", à l'image de King Crimson avec Pete Sinfield, Renaissance a sa parolière attitrée en la personne de Betty Thatcher. Le début de l'album est particulièrement laborieux ; la plage titre puis "Kiev" peinent à passionner : le premier se déploie sur une rythmique soutenue vaguement funky, le second se donne des airs dramatiques dans un développement purement progressif fait d'enchaînement de thèmes différents, laissant transparaître toute la complexité de l'oeuvre. Aucune des deux pièces ne fait l'impasse sur le piano à queue qui, plus que jamais, apparaît comme la valeur étalon qui guide depuis toujours la destinée du groupe. Mais "Prologue" vaut surtout pour les interventions de sa chanteuse qui se révèle véritablement à partir du féérique "Sounds of The Sea", donnant ensuite à l'album une tournure nettement plus poétique ("Spare Some Love", "Bound for Infinity"). En dépit de la dose de bonne volonté qui y est injectée, "Prologue" renferme surtout de belles promesses qui ne demandent qu'à s'épanouir (l'électrique "Rajah Khan"), lui conférant avant tout un statut d'album de transition.

note       Publiée le samedi 29 août 2009

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(N°6) › lundi 28 octobre 2013 - 02:10  message privé !
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Tiens, alors même que j'écoute des extraits de cet album en ce moment (du Klub je veux dire) ! Rendons à César au passage, c'est bien Fuzati qui fait toutes les boucles. Fallait aller la chercher celle-là.

Wendy Scabtree › lundi 28 octobre 2013 - 01:28  message privé !

La bise à Fuzati qui nous fait réécouter de bons albums.