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Renaissance › Renaissance

  • 1969 • Island ILPS-9114 • 1 LP 33 tours
  • 1987 • Line LICD 900421 • 1 CD

cd • 5 titres • 39:46 min

  • 1Kings & queens 11:01
  • 2Innocence 7:10
  • 3Island 6:01
  • 4Wanderer 4:06
  • 5Bullet 11:28

enregistrement

Olympic Sound Studio, Londres, Angleterre, 1969

line up

Louis Cennamo (basse), John Hawken (piano, clavecin), Jim Mccarty (batterie, percussions, choeurs), Jane Relf (chant, percussions), Keith Relf (chant, guitare, harmonica)

remarques

chronique

Quand Keith Relf et Jim McCarty quittèrent les Yardbirds pour fonder Renaissance, nul n'aurait parié sur une formation aussi peu liée à ce rock psychédélique qui les avait pourtant fait connaître. Littéralement vampirisés par Jimmy Page qui prend alors les commandes de ce groupe dont ils étaient pourtant les instigateurs, le chanteur et le batteur préfèrent alors laisser au guitariste le bon soin de faire joujou avec une formule qu'ils croyaient alors moribonde, mais qui se réveillera quelques mois plus tard sous le nom de Led Zeppelin ! Relf et McCarty ambitionnent l'idée de créer quelque chose de nouveau et, à l'image du symphonisme délicat des Moody Blues et du lourd héritage classique trimballé par Emerson Lake & Palmer, ils inscrivent Renaissance dans ce qu'il apparaît tout bonnement logique logique d'appeler du rock symphonique. Dominé par le piano de John Hawken, l'instrument est le lien permanent entre l'approche rock'n'roll et la prétention classique affichée et assumée par le groupe contre toutes attentes. Pour l'exemple, "Kings & Queens" s'avère être des plus emblématiques, fort d'une introduction au pathos lourdement travaillé. Pour contrebalancer cet effet pompier, la propre soeur de Keith Relf, Jane Relf prend le micro sur "Innocence", "Island" et "Wanderer", apportant un côté à la fois bucolique et champêtre qui les rattachent du coup à la scène folk britannique, de Mellow Candle à Tudor Lodge. Les références appuyées au maître du classique (Beethoven, pour ne pas le citer, sur "Island") et les longueurs inutiles, comme sur "Bullet", qui voit Louis Cennamo se taper un solo de basse, soulignent la jeunesse d'une oeuvre sans grande cohérence qui se cherche encore dans une forme éclatée où tout est prétexte à une certaine forme de démonstration, voire de fumisterie (le final à la Ligeti). Les autres titres, plus conventionnels dans la forme, demeurent de l'ordre de l'anecdotique là où, ailleurs, on tente de reproduire la magie abstraite du "Moonchild" de King Crimson.

note       Publiée le samedi 29 août 2009

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