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Renaissance › A Song for All Seasons

cd | 8 titres | 44:36 min

  • 1 Opening out [4:15]
  • 2 Day of the dreamer [9:43]
  • 3 Closer than yesterday [3:19]
  • 4 Kindness (at the end) [4:48]
  • 5 Back home once again [3:16]
  • 6 She is love [4:13]
  • 7 Northern lights [4:07]
  • 8 A song for all seasons [10:55]

enregistrement

Angleterre, 1978

line up

Annie Haslam (chant), Michael Dunford (guitares), John Tout (claviers), Jon Camp (basse, pédales, guitares, chant), Terrence Sullivan (batterie, percussions) et The Royal Philharmonic Orchestra (conduit par Harry Rabinowitz)

chronique

À sa manière, "A Song for All Seasons" s'efforce de faire perdurer le rêve. Un rêve sous perfusion, mais pour combien de temps encore ? Après le relativement terne "Novella", Renaissance y met pourtant du sien en redynamisant l'ensemble via une section rythmique qui s'emploie à renouer avec l'allant qui fit les beaux jours de "Turn of The Cards". Comme souvent, cette volonté de bien faire est avant tout concentrée sur les pièces les plus foisonnantes, à savoir ici "Day of The Dreamer" et la plage titre en toute fin d'album, toutes deux auréolés de la participation déterminante du Royal Philharmonic Orchestra. Sauf que "Turn of The Cards" est derrière nous, que c'est déjà fait, et qu'une fois encore, après "Novella", Renaissance a du mal à apparaître pertinent en appliquant des formules usées jusqu'à la corde. Pour marquer des points, il aurait fallu un tour de passe-passe ingénieux. Ou tout simplement des mélodies plus fortes. Ce qui ne les empêchera tout de même pas d'avoir un quasi tube avec "Northern Lights" début 1979, "A Song for All Seasons" étant par ailleurs un de leurs disques les mieux vendus ! Annie Haslam et les siens entrent alors de plein pied dans une période semée de troubles et de doutes, et leur musique irréelle au point de friser la désincarnation pure et simple souffre d'un cruel manque de caractère. L'équilibre des forces au sein du groupe est lui aussi perturbé, le bassiste Jon Camp étant de plus en plus mis à contribution en terme de composition (seuls deux titres ne sont pas signés de sa plume). Loin de moi l'idée de trouver un bouc émissaire, mais voilà en tout cas une piste à explorer pour essayer de comprendre comment Renaissance a progressivement perdu de sa superbe ... Entre des titres comme "Kindness" ou "Back Home Once Again" qui vise une simplification à outrance et la fameuse plage titulaire qui voit Renaissance se vautrer dans le progressif dans ce qu'il a de plus ampoulé, on voit que les efforts sont réels, mais le résultat un peu vain.

note       Publiée le samedi 5 septembre 2009

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docteur.justice › samedi 5 septembre 2009 - 19:27  message privé !

pas du tout d'accord avec cette chro. Cet album est tres bon, plus moderne, plus composé en groupe que derrière un seul piano, moins daté, avec des thèmes revenant. Rien que le premier morceau vous fera pleurer de finesse comme la voix forte et fragile s'annie haslam vous impregne, a l'antithèse des copie braillarde staracisante, a acheter en premier, sans l'histoire de ce groupe aujourd'hui qui nous fait sourire, mésestimé en france