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The Slits › The peel sessions

cd • 10 titres • 43:05 min

  • 1Love Und Romance 2:28
  • 2Vindictive 2:17
  • 3New Town 3:31
  • 4Shoplifting 1:31
  • 5So Tough 2:19
  • 6Instant Hit 2:32
  • 7FM 3:32
  • 8Difficult Fun 5:42
  • 9In The Beginning 11:03
  • 10Earthbeat / Wedding Song 8:31

enregistrement

Pistes 1 à 4 enregistrées par Bill Aitken le 19 Septembre 1977, première transmission le 27 septembre 77. - Pistes 5 à 7 enregistrées par Dave Dade le 17 Avril 1978, première transmission le 22 Mai 78 - Pistes 8 à 10 enregistrées par Nick Gomm le 12 Octobre 1981, première transmission le 26 Octobre 81. - Produit par Tony Wilson

line up

Viv Albertine (guitare, guitare rythmique, chœurs), Ari Up (chant lead, batterie), Palmolive (batterie et chœurs sur pistes 1 à 7), Tessa Pollitt (basse, chœurs), Bruce Smith (batterie sur pistes 8 à 10)

Musiciens additionnels : Steve Beresford (claviers sur 8, 9, 10), Neneh Cherry (chœurs sur pistes 8 à 10), Sean Oliver (basse sur In the beginning...)

remarques

Le Tony Wilson qui produit ces sessions n’est pas celui de Factory, mais le producteur « attitré » de nombreuses peel sessions !

chronique

Ouais ouais, je vous vois venir : on avait dit pas de chros nécrologiques. Se mettre à chroniquer l’album d’un artiste, ou plus généralement parler de son œuvre à l’occasion de sa mort est quelque chose d’assez indélicat, voire moche. Et pourtant, nombre de journalistes en usent et en abusent, pour des artistes qu’ils n’ont jamais ne serait-ce qu’évoqués précédemment dans leur canard. Ce n’est pas le cas ici : j’ai déjà parlé des Slits à plusieurs reprises, et repoussé inutilement le jour où j’attaquerais leur œuvre… Il eût donc fallu le décès d’Ari Up (paix à son âme) pour me rappeler à ma tâche. Ce skeud regroupe toutes les peel sessions du groupe, et donc leurs tout premiers enregistrements, la première session datant de septembre 77. Tout comme celle de 78, elle montre un groupe très primaire et sauvage, forcément moins post-punk et dansant que par la suite, mais néanmoins dépositaire d’une sauvagerie inégalée. Il faut les entendre, ronronner en chœur sur Love und Romance (I’m so happy !! You’re so nice !! Kiss kiss kiss, fun fun fun !), hurler sur Vindictive et Shoplifting ("vol à l’étalage"… lisez les paroles, désopilantes), telles les 4 nymphettes pré-pubères et hirsutes qu’elles sont, comme poursuivies par les condés… F.M. est un vrai tube, frais, dispos et fulgurant. Un classique de musique barrée sans frontières, tout comme ce Newtown expédié avec une confiance souveraine en cette musique qui ferait passer les Sex Pistols pour de robustes académiciens. Excitant et unique. "frequent mutilation, transmits over the air, serving for the purpose of those who want you to fear". La dernière session, en 1981, montre à quel point les Slits ont progressé depuis leurs débuts, où elles ne savaient même pas utiliser leurs instruments. C’était sous le nom de Flowers of Romance (oui oui le mythique groupe du Bromley Contingent qui n’a jamais joué ni sorti de disques), un rapport avec Love Und Romance ? Sans doute. Toujours est-il qu’en 81, elles sont devenues l’un des meilleurs groupes de post-punk de la planète, sans commune mesure avec leurs débuts, rivalisant avec l’exceptionnelle scène disco/no-wave New-Yorkaise… D’ailleurs Neneh Cherry, qui venait de fonder Rip, Rig and Panic, est ici aux chœurs, comme sur d’autres disques dub où apparaît Ari Up, au passage… Elle a eu la bonne idée d’emporter la section rythmique de son groupe, particulièrement efficace, ici adjointe de Steve Beresford aux claviers, un improvisateur anglais impliqué dans la scène expérimentale mondiale (John Zorn, Ground Zero…). Excusez du peu. Ce name dropping n’a rien de masturbatoire cher lecteurs qui êtes arrivés jusqu’ici : ces 3 morceaux rendent à eux seuls l’achat du disque indispensable, et In The Beginning There Was Rhythm est comme qui dirait le meilleur morceau de post-punk au monde. De hip-hop old school, aussi, voire de dub. C’est donc la mutation rapide d’un groupe à laquelle on est invité à assister ici, typique de tant de groupes du punk anglais, qui après avoir appris à jouer durant leurs premières années, en 76-77, évoluèrent peu à peu vers une musique plus sophistiquée, et bien souvent plus intéressante.

note       Publiée le dimanche 31 octobre 2010

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Seb de Super › lundi 1 novembre 2010 - 20:21  message privé !

Trés bon ces peel sessions, mais les 2 premiers albums sont indispensable aussi.

Sinon Rip Pig and Panig c'est aussi indispensable.

ericbaisons › lundi 1 novembre 2010 - 13:12  message privé !

Ca m'a l'air plus indispensable que Cut en fait. Les peel sessions ont souvent été plus géniales que les albums