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Renaissance › Turn of the Cards

cd | 6 titres | 41:12 min

  • 1 Running hard [9:36]
  • 2 I think of you [3:08]
  • 3 Things i don't understand [9:32]
  • 4 Black flame [6:29]
  • 5 Cold is being [3:04]
  • 6 Mother Russia [9:23]

enregistrement

De Lane Lea Music Center, Wembley, Middlesex, Angleterre, 1973

line up

Annie Haslam (chant), Michael Dunford (guitare acoustique, chant), John Tout (claviers, choeurs), Jon Camp (basse, choeurs), Terrence Sullivan (batterie, percussions, choeurs), Jimmy Horowitz (orchestration)

chronique

Sous la houlette du tout nouveau label de Miles Copeland, BTM pour British Team Managers, Renaissance se donne les moyens de concrétiser ses rêves de conquête des Amériques. Dans sa manière plus franche et plus décomplexée d'aborder la mise en perspective de sa musique, le nouvel album de Renaissance partage quelques menues similarités avec les enregistrements publiés par Gentle Giant à la même époque, je songe à "In A Glass House" ou "The Power and The Glory". Ainsi, "Turn of The Cards" franchit une première ligne de défense derrière cette ligne Maginot fictive où le groupe se réfugieait encore mordicus sur "Ashes Are Burning" ; l'indécrottable Michael Dunford ne voulant toujours rien concéder à la guitare électrique, ce sont la basse et la batterie qui seront les leviers d'une dynamique drastiquement rehaussée, apportant plus de corps et de présence à chacun des titres du présent disque. Sans parler de révolution, exception faite de "I Think of You", sur ce nouvel effort, Renaissance s'affranchit de son esthétique dépouillée pour se frotter plus franchement à un côté tout simplement rock. Comment le dire autrement ? Les orchestrations dirigées cette fois par Jimmy Horowitz semblent elles aussi plus touffues, incluant cuivres et percussions diverses ("Running Hard"). La somme de ces éléments font du cinquième album de Renaissance sans doute le plus progressif de tout ceux enregistrés jusqu'ici. "Running Hard", "Things I Don't Understand", "Black Flame" et plus encore le majestueux "Mother Russia" arborent cette flamboyance et cette mise en abîme dramatique si caractéristique du genre. Splendide et poignant pour les uns. Pompier et grotesque pour les autres. Et toujours cette référence permanente aux oeuvres classiques qui, cette fois, épingle Albinoni pour le duo orgue/voix de "Cold is Being". Mais maintenant que le groupe semble avoir trouvé sa voie, il va pouvoir laisser de côté certaines mauvaises habitudes pour se concentrer sur une oeuvre fatalement plus personnelle.

note       Publiée le samedi 29 août 2009

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Twilight › mardi 8 mai 2012 - 00:31  message privé !
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Rien que pour les deux dernière pièces...'Cold is being' et 'Mother Russia' sont des joyaux.

Twilight › jeudi 26 avril 2012 - 18:50  message privé !
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Je découvre cet album, magnifique !

docteur.justice › samedi 5 septembre 2009 - 19:32  message privé !

gentle giant ... !! pourquoi pas daf punk !! albinioni c'est l'addagio a comparer avec la version de mariah carrey, l'une nous émeut, l'autre reprend un morceau, n'ecoutez que cold is being, a noter que le fameux john tout, est simplement pianiste sur l'album de john lennon