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Popol Vuh › Sei Still Wisse Ich Bin

8 titres - 38:57 min

  • 1/ Wehe khorazin (6:21)
  • 2/ Und als er sah es geht dem ende zu (7:10)
  • 3/ Garten der gemeinschaft (4:45)
  • 4/ Gemeinsam aßen sie das brot (3:00)
  • 5/ Laß los (6:44)
  • 6/ Gemeinsam tranken sie den wein (4:00)
  • 7/ Als lebten die engel auf erden (2:12)
  • 8/ King Minos III (5:02)

informations

Bavaria Tonstudio, Munich, Allemagne, 1980

line up

Florian Fricke (piano, chant), Daniel Fichelscher (guitares, percussions), Chris Karrer (saxophone soprano), Renate Knaup (chant), Choral Ensemble Of The Bavarian State Opera (choeurs)

chronique

Beau paradoxe : "Sei Still Wisse Ich Bin" n'est pas une musique de film. Il en possède néanmoins la qualité intrinsèque. La plage d'ouverture, "Wehe Khorazin", portée à bout de bras par une chorale dantesque en est l'exemple le plus parfait, s'inscrivant dans la longue tradition de titres que Popol Vuh nous avait déjà apporté, comme "Vuh", "Aguirre" ou encore "Bruder Des Schattens" (sur "Nosferatu"). Qu'il s'agisse de l'Ensemble du Théâtre de Bavière, de Renate Knaup, encore présente mais dont le timbre de voix se fond désormais dans la masse, ou enfin les exercices gutturaux façon bonze tibétains qui introduisent "Und Als Er Sah Es Geht Dem Ende Zu", les arrangements et le soin apporté à la mise en valeur de ces multiples invitations à l'incantation suprême concourent à faire de "Sei Still Wisse Ich Bin" l'album le plus mystique que nous ait délivré Florian Fricke depuis une bonne demi-douzaine d'années... Bien sûr, la guitare et les percussions de Daniel Fichelscher se font entendre mais, un peu à l'image du clavier de Florian Fricke qui s'était progressivement effacé du paysage, sa musique suggère des silences, souligne des intonations pour mieux révéler dans les interstices la portée hautement spirituelle et philosophique d'une telle démarche. Pour la première fois peut-être, ce sont avant toutes choses les talents de compositeurs de nos deux acolytes qui transparaissent au travers de cette oeuvre. Dans un tel contexte, "Laß Los" ou "Gemeinsam Tranken Sie Den Wein", scandés au rythme des mantras, apparaissent comme des fragments de processions religieuses. "Sei Still Wisse Ich Bin", avec "Agape" (1983) puis "Spirit of Peace" (1985), ouvre une nouvelle ère dans le parcours chamarré de Popol Vuh, sans doute celle où le groupe allemand concrétise toutes ses attentes en terme de quête de spiritualité.

Très bon
      
Publiée le dimanche 11 janvier 2009

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Valsturm Envoyez un message privé àValsturm

Le cercle parfait.

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Warsaw Envoyez un message privé àWarsaw

Le premier morceau est sans doute passé dans les oreilles de Rosa Crux...le second dans celles de Lustmord

Message édité le 19-07-2025 à 07:34 par warsaw

ProgPsychIndus Envoyez un message privé àProgPsychIndus

Je viens de me faire la disco aujourd'hui jusqu'à "die nacht der seele". Ce groupe était vraiment génial. On passe des expérimentations sur synthé à une folk qui n'appartient qu'à eux. Des morceaux épiques à du dark ambient avant l'heure, le tout toujours incroyablement mystique et mystérieux. Ils sont à jamais dans mon top.

Message édité le 21-06-2025 à 00:47 par Progpsychindus

aurblor Envoyez un message privé àaurblor

Messa di orfeo vaut la peine d'être écouté, dans une veine plus ambient...

SEN Envoyez un message privé àSEN

C'est vrai que celui là c'est un chef d'oeuvre, mais après j'ai fait l'impasse aussi.... sans être complètement mauvais c'est nettement moins inspiré !

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