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Popol Vuh › Affenstunde

  • 1970 • Liberty LBS 83 460 1 • 1 vinyle
  • 2004 • Spv 085-70102 • 1 cd digipack

5 titres - 50:13 min

  • 1/ Ich mache einen spiegel
  • dream part 4 (8:40)
  • 2/ Ich mache einen spiegel
  • dream part 5 (4:50)
  • 3/ Ich mache einen spiegel
  • dream part 49 (7:35)
  • 4/ Affenstunde (18:57)
  • 5/ Train through time (10:30)

enregistrement

Bavaria Music Studio, Munich, Allemagne, 1969

line up

Florian Fricke (moog, synthétiseurs), Frank Fiedler (synthétiseur), Holger Trülzsch (percussions)

chronique

Ce premier album du groupe de Florian Fricke a deux mérites : d'abord, celui d'introduire Popol Vuh dans le paysage de la musique pop ouest allemande, au point de redéfinir celle-ci ou, tout au moins, lui apporter quelques nuances essentielles. Ensuite d'être historiquement considéré comme le premier disque de cette même scène à utiliser de manière intensive le synthétiseur Moog. Un détail me direz-vous. Sauf que à considérer les supposés précurseurs de l'électronique, Kraftwerk et Tangerine Dream en tête, voilà une information qui remet quelque peu les choses en perspective... Baptisé Popol Vuh en hommage au célèbre texte maya qui relate la création du monde, c'est tout naturellement que Fricke y laisse transparaître son approche fondamentalement mystique, une démarche très singulière, à l'opposé des expérimentations pures et dures menées par certains de ses compatriotes, sans commune mesure non plus avec les relans psychédéliques et space rock que traîneront longtemps avec eux des formations comme Amon Düül II ou Ash Ra Tempel. "Affenstunde" permet à Popol Vuh de se créer déjà sa propre niche, faite d'une musique dont la première des qualités est sa dimension méditative, chose qui, très vite, les poussera à collaborer intensivement avec le réalisateur Werner Herzog pour l'illustration sonore de ses films. L'album est divisé en deux longues suites : les atmosphériques "Ich Mache Einen Spiegel", découpé en trois parties dont seule la seconde se focalise sur les percussions ("Dream Part 5"), et, bien sûr, la plage titre. Un seul groupe à l'époque partage cette même fascination pour les musiques transcendentales et les rythmiques indigènes, c'est le Third Ear Band de Glen Sweeney. Ce premier disque de Popol Vuh s'inscrit sans complexe dans la même lignée, même s'ils vont assez rapidement s'employer à rapidement redéfinir leur identité en étoffant leur son sur les publications suivantes.

note       Publiée le dimanche 4 janvier 2009

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notes

Note moyenne        8 votes

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taillesque › lundi 13 août 2012 - 14:41  message privé !

Ce disque est réellement un témoignage émouvant des premiers explorateurs musicaux. Florian Fricke fait partie de ceux qui ont défriché les possibilités infinies du Moog. "Affenstunde" en est le premier carnet de voyage. Sans mélodie aucune, mais avec un esprit curieux d'errance immobile, la tête dans le cosmos et les yeux pleins de rêves.

Note donnée au disque :       
snooky › dimanche 23 janvier 2011 - 13:48  message privé !

En 1970 , le synthétiseur en n'est qu'à ces balbutiements.Et certains sont déjà fascinés par le "monstre"comme Florian Fricke, fondateur de Popol Vuh qui va presque se ruiner pour en faire l'acquisition.La musique elle, se veut plus contemplative que constructive.Comme un môme subjugué par un nouveau jouet.A défaut,ce disque aura un grand mérite ; celui d'ouvrir de nouveaux horizons, de créer des brèches dans lesquelles vont s'engouffrer pas mal d'artistes.Et la musique électronique y gagnera ses lettres de noblesse.En ce sens Affenstunde est essentiel.Un vrai disque de pionner, d'aventuriers des sons.

Note donnée au disque :       
mangetout › jeudi 8 janvier 2009 - 17:54  message privé !

Comme celui de Richard Pinhas, c'est McCartney qui lui a vendu, à peu de chose près la même année vers 1973/74. A l'époque il n'y en avait pas beaucoup en circulation de ce genre de bête (le prix !).

aur › jeudi 8 janvier 2009 - 13:28  message privé !

en effet, c'est le contraire, Florian a vendu son moog à Klaus Schulze.

Note donnée au disque :       
empreznor › mercredi 7 janvier 2009 - 18:59  message privé !

qu'attend elle pour debarquer sur guts? Elle aurait du elle César, elle ne fut que pompée (et sous-estimée)