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Popol Vuh › In Den Garten Pharaos

  • 1971 • Pilz 20 21276-9 • 1 LP 33 tours
  • 2004 • Spv 085-70112 CD • 1 CD digipack

4 titres - 57:55 min

  • 1/ In den gärten pharaos (17:37)
  • 2/ Vuh (19:48)
  • 3/ Kha-white structures 1 (10:17)
  • 4/ Kha-white structures 2 (10:08)

enregistrement

Baumberg Church, Bavière, Allemagne, 1970

line up

Florian Fricke (moog, orgue, piano, synthétiseur), Frank Fiedler (synthétiseur), Holger Trülzsch (percussions)

remarques

chronique

Si les plus dubitatifs avaient du mal à pleinement saisir les prémices d'une dimension spirituelle sur la première réalisation de Popol Vuh, "In Den Garten Pharaos" devrait sans peine les aider à en capturer l'essence même. Fricke reconduit pour la seconde et dernière fois la même formule de groupe avec, à ses côtés, le percussioniste Holger Trülzsch et le claviériste Frank Fiedler. Comme ce fût déjà le cas pour "Affenstunde", l'album s'articule autour de deux longues pièces. La première donne son titre à l'album et jouit d'une aura méditative et apaisante de circonstance, portée par les flots d'une musique tout en densité de textures diverses qui évolue comme le reflet des nuages qui se miroite dans les eaux profondes du Nil. Les interventions mesurées des percussions viennent donner au morceau son côté pittoresque. Moog, synthétiseur, et piano électrique génèrent quantité de sons aux colorations distinctes, parfois évocatrices d'une certaine forme de torpeur. Ces brêves interventions donnent le ton pour la longue exposition suivante. Sur "Vuh", la tension est omniprésente, principalement en raison d'un orgue monumental qui nous guide pendant plus de vingt minutes dans les dédales d'un paysage hanté où chacun y projètera les fruits de sa propre imagination. Quelle qu'en soit la nature qu'on lui prête, quelle que soit le cadre qu'on lui délimite, cette pièce résonne comme un appel aux vertus transcendentales. La fascination exercée par l'au-delà génère aussi son lot d'inquiétude et d'effroi. Aussi cela ne se fait pas sans mal ; attiré par la lumière, intrigué, curieux face à l'inconnu, mais quelque peu tétanisé par la crainte qu'il inspire, c'est sans défense que nous nous avançons dans ce temple seulement connu des dieux. SPV qui a réédité l'album en 2004 nous gratifie de "Kha-white Structures", bonus en deux parties qui nous fait découvrir un Popol Vuh beaucoup plus expérimental.

note       Publiée le dimanche 4 janvier 2009

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notes

Note moyenne        14 votes

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Demonaz Vikernes › mardi 18 août 2020 - 22:06  message privé !

Vuh est un véritable monument de musique électronique.

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Demonaz Vikernes › jeudi 22 août 2019 - 15:46  message privé !

Pas un gros fan d'Affenstunde, mais ce deuxième album est vraiment bon, surtout VUH, quelle pièce !

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Fryer › dimanche 3 mars 2013 - 19:52  message privé !

Ouais, l'OST de Aguirre est vraiment une grosse partie de l'ensemble de l’œuvre. D'ailleurs quand je m'écoute l'album c'est avec les images du film que je lui trouve un intérêt.

E. Jumbo › dimanche 3 mars 2013 - 18:49  message privé !

La BO d'Aguirre est plus proche de cet album oui, en plus éthéré effectivement, y a pas le côté néoclassique/musique de chambre d'après. Une BO vraiment superbe dans le film d'ailleurs (surtout dans la scène d'introduction avec les lamas et tout), mais qui perd pas mal de sa force écoutée à part (c'est vraiment TRÈS éthéré, au point qu'on se demande parfois si on a pas coupé le son).

Note donnée au disque :       
Reflection › dimanche 3 mars 2013 - 18:45  message privé !

Dernière chose, il fait aimer les cœurs, mais à ce stade on n'arrive pas à distinguer si le son provient d'une machine ou d'hommes. Vraiment psyché cette BO, il dresse des murs de cœurs/sons, des remparts qui dépasse la canopée, entrecoupé de quelques notes éparses. Il y a moins de cœurs dans les albums il me semble... Enfin, tu me diras ce que tu en penses ! Et merci à toi il faudra que je me réécoutes leurs albums !