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Popol Vuh › Hosianna Mantra

  • 1972 - Pilz, 20 29143-1 (1 vinyle)
  • 2004 - Spv, 085-70122 CD (1 cd digipack)

9 titres - 42:12 min

  • 1/ Ah! (4:43)
  • 2/ Kyrie (5:20)
  • 3/ Hosianna
  • Mantra (10:15)
  • 4/ Abschied (3:10)
  • 5/ Segnung (6:00)
  • 6/ Andacht (0:40)
  • 7/ Nicht hoch im himmel (6:17)
  • 8/ Andacht (0:35)
  • 9/ Maria (Ave Maria) (4:30)

enregistrement

Allemagne, 1971

line up

Florian Fricke (piano, clavecin, synthétiseur), Conny Veit (guitare), Robert Eliscu (clarinette), Djong Yun (chant), Klaus Wiese (tambura), Fritz Sonnleitner (violon)

chronique

Le contraste est pour le moins radical. Jusque là, le moog et le synthétiseur étaient la marque de fabrique de Popol Vuh. Ces sons éléctroniques ainsi générés définissaient le socle à partir duquel Florian Fricke pouvait se laisser aller à ses divagations mystiques. Elles ne le quittent pas pour autant mais, à l'image de ce "Ah!" qui ouvre l'album, Popol Vuh troque désormais son costume pour un habillage purement acoustique. Piano, clavecin, violon et clarinette dépeignent une atmosphère qui, elle aussi, invite à l'introspection. C'est la manière de nous y conduire qui se révèle toutefois surprenante. Elle jète les bases de ce que Popol Vuh sera amené à nous offrir dans sa seconde partie de carrière. Fricke entame ainsi un nouveau cycle à l'esthétique dans un certain sens plus symphonique, nourrie des qualités bucoliques et champêtres que l'on pouvait retrouver chez tout un tas de groupes anglais ou italiens de la scène progressive de l'époque. Néanmoins, Popol Vuh demeure intègre et fidèle à sa ligne de conduite. Du moins, jusqu'à présent. Bien que son nouveau groupe soit à présent constitué de musiciens émérites, parmi lesquels nous retrouvons le guitariste de Gila, Conny Veit, la musique de Popol Vuh reste délicate et précieuse, enchanteresse et magique. Le silence impose sa force évocatrice tout au long de l'album. Tant de subtilité et de parcimonie dans les arrangements étonnent à une période où la surenchère et l'excès prédominent. "Hosianna Mantra" s'écoute comme on contemple une oeuvre pointilliste ; selon l'angle de vue, on s'attardera alternativement sur la finesse des détails ou sur une vue d'ensemble qui prend alors tout son sens. Finalement plus proche d'un folk progressif qui s'inspirerait à la fois de la rigueur d'Erik Satie et de la religiosité d'Olivier Messiaen, "Hosianna Mantra" marque un tournant important dans la carrière du groupe allemand.

note       Publiée le dimanche 4 janvier 2009

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Walter Smoke › dimanche 12 octobre 2014 - 09:10  message privé !

Sans aucun doute le plus bel album qu'il m'ait été donné d'écouter cette année. Si Popol Vuh abandonne les synthés (snif...), il n'oublie pas pour autant de rester capable du meilleur, et d'offrir une oeuvre sacrée et lumineuse, à la beauté intense (flemme de trouver un mot ultra-compliqué). C'est simple, Hosianna Mantra me fait planer, tout simplement.

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taillesque › lundi 13 août 2012 - 15:07  message privé !

Florian Fricke abandonne les expérimentations oiseuses du Moog et opte pour un ensemble d'instruments acoustiques, sorte de sonate pour voix et piano : piano/clavecin : Florian Fricke ; guitare électrique 12 cordes : Connie Veit ; Hautbois : Robert Eliscu ; Tambour : Klaus Wiese, sans oublier la voix d'une soprano : Djong Yun. C'est avec "Hosiana Mantra" que Popol Vuh trouve véritablement sa voie. Il s'agit d'une oeuvre mystique aux magnifiques accents bucoliques (bravo à Robert Eliscu pour son hautbois magique !). Un enchantement permanent ciselé dans la dentelle d'un piano délicat et au-dessus duquel flotte la voix éthérée de Djong Yun ( qui n'est pas sans rappeler celle de Sally Oldfield dans le splendide "Shadow of the Hierophant" de Steve Hackett). Pas une once de lourdeur dans cette musique baume de l'âme. Tout y sonne en recueillement champêtre. Difficile aussi d'isoler un titre dans cet ensemble d'une rare cohérence tant l'ambiance extatique domine. Toutefois, le Nirvana est atteint dans le titre éponyme sur lequel brille les arpèges guitaristiques de Connie Veit. De mémoire de mélomane, je n'ai plus jamais entendu une guitare résonner avec une telle magie. Mais comment se fait-il que Connie Veit n'ait pas eu la carrière d'un David Gilmour ? La dextérité de ses doigts n'a d'égale que l'enchantement sibylin des notes qu'il égrène avec une sensualité rare.

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vargounet › samedi 21 août 2010 - 17:24  message privé !

Particulier mais je m'attendais à moins écoutable. Ca manque de profondeur comparé à ses anciens travaux, je me sens également moins proche de cette nouvelle direction. Popol, reviens tu nous manques.

Grandgousier › mardi 17 novembre 2009 - 12:57  message privé !

Je trouve celui-là assez inégal. De très bons moments mais trop rares à mon goût. Le parti pris de l'accoustique n'est pas forcément un mauvais choix mais Hosianna Mantra ne tient pas la comparaison avec ses prédécesseurs.

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snooky › jeudi 8 janvier 2009 - 10:17  message privé !

Snooky C'est à partir de ce disque que j'ai décroché.Florian Fricke avait décidé de changer radicalement de voie..Pour moi "Hosianna Mantra" est vide et creux . Et même si la suite fut meilleure, cette musique est loin d'être ma préférée. Et même avec le recul.