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Brainwork › Ten

4 titres - 72:20 min

  • 1 Traffic 14:06
  • 2 Atlantica 16:53
  • 3 Pacifica 21:03
  • 4 Beauty of Sadness 20:08

line up

Uwe Saher : Keyboards, synthétiseur, PC & FX

remarques

Pour en savoir plus sur Brainwork et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.brainwork.net/

chronique

Uwe Sawer est sans l’ombre d’un doute l’un des artistes les plus méconnus de la scène de la MÉ. J’ai encore les empreintes sonores de Soundclips, un des meilleurs opus de MÉ en 2006. Ten est son 10ième album. Un album hommage à la Berlin School et ses créateurs; Klaus Schulze, Tangerine Dream et Ashra Temple. Un pur délice musical pour les fans de Berlin School, tant de la vieille génération que celle des années plus digitales. Trafiic ouvre sur une belle nébulosité astrale. Une procession cosmique qui valse sur un synthé aux multiples strates moulantes qui s’entrecroisent dans une fusion musicale morphique où les serpentins analogues oscillent dans une belle union cosmique. Un tourbillon de stries séquencées qui ourlent lascivement avant d’être frappée de turbulences séquentielles chaotiques. De légères séquences basses ondulent et dansent frénétiquement dans cet univers bouillonnant aux ondes amorphes planantes. Après une brève période d’accalmie transitoire, Traffic devient plus corsé avec des lignes de basses qui ondulent lugubrement dans cet œil de cyclone hypnotique où strates nébuleuses gravitent autour d’effets sonores analogues. Un mélange des 3 grands dans chacune des pièces présentées sur Ten, car Atlantica ne diffère pas trop de l’atmosphère analogue dans Traffic. Des interférences statiques déchirent un cosmos néantisé. Un trou noir d’où émerge un mouvement rotatif qui vrille de boucles hypnotiques sur pulsations lourdes et des percussions de verres qui tanguent dans un léger maelström envoûtant. Le rythme devient plus lourd, arqué sur des pulsations plus intenses avec des résonances claquantes, mixant un doux techno sur un mouvement hypnotique aux variances hétéroclites d’un synthé aux accords orchestraux incisifs. Avec Pacifica et Beauty of Sadness nous entrons dans un univers musical Berlin School des plus stylisé. De fines pulsations limpides sautillent sur une structure séquentielle lyrique, dans un bel environnement stéréophonique. Un doux mouvement hypnotique auquel s’ajoute des strates légèrement spectrales, papillonnant sur une belle ligne de basse aux réverbérations nuancées. Tranquillement Pacifica se vêt d’une belle structure minimalisme, accroissant ses champs séquentiels aux sonorités diversifiées, notamment d’une guitare électronique wah-wah qui modifie la structure séquentielle en la rendant plus rêveuse, légèrement plus cadencée dans un univers romanesque, rappelant les charmes de Claustrophony sur Dreams, surtout avec l’ajout des percussions. Des percussions plus innovatrices, avec ses terminaisons crotales, et plus incisives, accélérant sensiblement une cadence déjà envoûtante et superbement suggestive. Un superbe morceau. Et alors que l’on se sent, l’on se sait conquis, Uwe Sawer nous balance en pleine âme le splendide Beauty of Sadness. Une musique aussi poétique que son titre avec une intro charmante. Des notes carillonnées gambadent librement dans une ambiance de verre cendrillonnée. Tendre on est porté aux nues musicales par un synthé mélodieux aux valses retenues qui parcourt un mouvement amplifié d’une basse hésitante. Un superbe synthé mellotronné échappe de courtes odes magiques. Des odes empreintes d’une tendresse nostalgique que l’on voudrait éternelle et qui danse innocemment dans les couloirs de nos pensées, de notre tristesse mélancolique qui parcourt les méandres de nos souffrances qui nous on fait grandir, nous on fait pleurer. La beauté de la tristesse, tel que vue par Uwe Saher ne se décrit pas. Elle se vit en écoutant ce magnifique titre qui sera pour longtemps le témoin de nos songes les plus douloureux. Un superbe titre, je sais je l’ai déjà dit. Une superbe finale à l’image d’un album qui s’écoutera encore dans 10 ans. Bravo à Uwe Saher pour nous faire vivre ces émotions au travers sa musique.

note       Publiée le lundi 19 mai 2008

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