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Brainwork › Earcatcher

cd | 9 titres | 56:11 min

  • 1 1 Morning Run 9:16
  • 2 2 On The Funky Side 6:23
  • 3 3 Happy Hearts 6:11
  • 4 4 Game.Lan 5:11
  • 5 5 Scrolling Waves 6:27
  • 6 6 Miami Vibes 5:12
  • 7 7 In A Groovy Mood 3:39
  • 8 8 Sunset Lans 4:19
  • 9 9 End Of A Day 5:33

line up

Uwe Saher : Keyboards, synthétiseur, PC & FX

remarques

Pour en savoir plus sur Brainwork et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.brainwork.net/

chronique

Hum…Je ne sais trop! Je suis un peu déçu, je dois l’avouer. Moi qui suis un très grand fan de la MÉ poétique et éthérée de Brainwork, j’ai trébuché sur Earcatcher. Depuis quelques temps, un nouveau courant musical semble se développer en Allemagne; du soft techno de style Berlin School. Issu des lignes de pensée de Moonbooter et Robert Schroeder, ce mouvement musical allie les doux effluves d’une Berlin School hypnotique et minimalisme à des rythmes parfois sobres, envoûtants et/ou endiablés. Et c’est exactement l’enveloppe musicale d’Earcatcher. Un album dont l’identité musicale bicéphale d’Uwe Saher s’est transposée dans les rythmes affriolants d’Element 4, son Alta Matter. Une douce nappe d’un synthé vaporeux ouvre les sentes de Morning Run. Ces quelques 3 secondes seront les seuls moments éthérés d’Earcatcher qui est littéralement conçu pour accrocher les oreilles…et les pieds, sauf en quelques rares moments. Je ne dis pas que l’on s’éclate ni que l’on se démène comme sur un plancher de danse, mais Earcatcher se distingue de l’habituelle MÉ avec des rythmes soutenus qui sont rarement interrompus par des passages plus éthérés. Disons qu’il porte assez bien son appellation. Une suite d’accords sautillant frétille avec une bonne ligne de basse, moulant les prémices de ce 13ième album de Brainwork. Entre le funk et le synth pop aux accords débridés, Uwe Saher étale tout son savoir en saupoudrant ce long titre de beaux passages mélodieux où le synthé devient lyrical et moule de beaux solos torsadés sur une structure hybride. Quoique fort animé et vivant, le côté danse et tape-pied qui gravitent autour de Earcatcher est brillamment orné de subtiles accords mélodieux qui enjolivent un album qui se trouverait dépourvu d’émotions, comme en font foi In a Groovy Mood et Sunset Lane et d’autres titres aux structures plus entraînantes ou plus rêveuses. On the Funky Side présente ligne de basse qui dessine une structure légèrement funky sur des arpèges qui s’entrechoquent délicatement et une ligne de synthé qui ondule langoureusement tout en libérant de beaux solos. Comme sur la plupart des titres d’Earcatcher, la structure d’On the Funky Side permute afin d’offrir une variance dans les harmonies. Ainsi de belles percussions Tablas s’y rajoutent, créant un impact hyper mélodieux à la sauce des orientations du Dream avec Iris Camaa, faisant d’On the Funky Side un titre à douce rythmique mélodieuse, tout comme l’exotique Gamelan et Miami Vibes. Happy Hearts nous plonge dans des rythmes trépidants avec une vorace ligne de synthé dont les accords sautillent frénétiquement sur des percussions dont le jumelage donne l’impression d’être constamment dans une perpétuelle course effrénée. De la grosse techno ainsi que du synth pop très lourd et accrocheur qui sied très bien le titre de ce nouvel opus de Brainwork. Un carrousel d’arpèges limpides qui dansent lascivement dans les limbes du rêve ouvre l’intro de Scrolling Waves. Un doux titre un peu égaré dans les structures cadencées d’Earcatcher qui rappelle le doux univers de Food for Fantasy. Très beau, tout comme le romantique And of a Day, Scrolling Waves est ce qui a de plus près de l’univers poétique de Brainwork. Sunny Island est par contre ce qu’il y a de plus près d’Element 4 avec ses lourdes pulsations qui mordent une ligne de basse pesante, martelant une rythmique infernale, mais étrangement hypnotique, dont les ses accords fragilisés sautillent sur un synthé aux effluves mexicains. Un titre à la fois lourd et accrocheur, comme une majorité de titres qui sillonnent Earcatcher. Déçu, mais pas trop! Même si par moment j’ai l’étrange impression d’être submergé par les structures musicales de Tangerine Dream, années 90 et 2000, et plusieurs écoutes aidant, j’ai bien aimé ce Earcatcher de Brainwork. Certes, nous sommes très loin du Berlin School de Ten, Back to the Future et même Dreamland, sauf qu’Earcatcher n’est pas juste un album de danse et de rythmes bouillonnants. C’est un album animé d’une vie musicale intense et vivante pour sûr, mais un album où la douce sensibilité d’Uwe Saher se fait sentir à chaque recoin de ses rythmes trépidants.

note       Publiée le dimanche 29 août 2010

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