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Brainwork › Back to Future

7 titres - 76:03 min

  • 1 4am Machines 13:07
  • 2 Back To Future 8:39
  • 3 Sanddunes 9:16
  • 4 Transponder 12:25
  • 5 Offbeats 10:30
  • 6 Back To the Sea 16:25
  • 7 4am Machines (Hatfield & Torpey Remix) 5:41

line up

Uwe Saher : Synthétiseurs, Électronique, Percussions électroniques & FX

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique séquencé

Back to Future est le premier cd de Brainwork depuis Sensual Reflections, paru en 1997. Une longue période de silence où Uwe Saher a réalisé 2 titres sous le nom d’Elements 4; Continuation et Live Summer 99, deux titres issus en 1999. Un long silence de 4 ans, brisé par la parution de Back to Future, un opus où le rythme épouse toute les formes. De la Berlin School sur du Drums’n’Bass. 4 am Machines nous place, dès les premières notes, dans l’univers assourdissant de Back to Future. Une séquence nerveuse, aux délires stratosphériques de Tangerine Dream, déboule sur des percussions qui tambourinent un tempo synth pop. Les synthés sont agiles et forment des lignes mélodieuses fébriles, parmi des effets sonores dignes d’un western intergalactique. Le tempo accentue la mesure, pour virer sur un rythme plus ‘’dance’’, avec des percussions qui matraquent un beat infernal. Un bon titre, avec un superbe jeu de synthé, qui modifie inlassablement son parcours dès qu’il croise les mirifiques coussins flottants. Un séquenceur aux lignes bouclées ouvre Back to Future. Un maelström de notes harmonieuses flotte autour de coussins synthétiques en suspension qui aliment une profondeur sonore harmonieuse. Les percussions tombent et martèlent une cadence très Berlin School, sur une bonne basse groovy. Back to Future possède un beat très vivant qui évolue sur de superbes nappes statiques, des mellotrons orchestraux et de superbes solos de synthé. De belles notes limpides s’entrecroisent pour former les fins mouvements bouclés de Sanddunes, sur un synthé statique et une basse ondulante. Cette séquence mélodieuse, qui accroche l’oreille instantanément, appui son rythme sur des percussions solides et des passages synthétiques soyeux, aux solos et lignes principales à l’essence des peuples des déserts. Un superbe mouvement séquentiel trace une ligne uniforme, qui ondule sur son effet de réverbération, où les notes s’entremêlent sur un large mouvement circulaire. Transponder résonne de ses percussions qui martèlent un rythme infernal. Sans nuances possibles, les lignes déboulent en cascades sur des séquences minimalismes en mode staccato névrosé et une superbe basse qui coule de son étrange attrait. Transponder est un énorme tourbillon séquentiel où les lignes voltigent, nerveuses et harmonieuses, dans une structure rythmique aux superbes nuances synthétiques, qui étonnent dans cet univers robotique. Je croyais bien que Transponder était la limite d’un Berlin School séquencé en mode soft techno! Faut croire que non, car Offbeats est tout aussi hallucinant de rythme que Transponder. Les séquences sont superbes et oscillent sur des mouvements linéaires où les notes vrillent comme sur des montagnes russes. Les percussions sont claquantes et dures. Elles martèlent un beat infernal sur une basse moulante, qui trouve un peu de répit à l’ombre des nappes flottantes. Offbeats est certes l’un des titres les plus puissants que j’ai entendu dans l’univers de la MÉ. Back to the Sea est la pièce la plus longue sur Back to Future et elle démarre en lion. Séquences nerveuses avec des percussions endiablées, ajustées sur la fébrilité des séquenceurs. Tout au long de Back to the Sea, la structure rythmique est sensiblement la même; frappes nerveuses et répétitives, sur une bonne basse mordante et une séquence ondulante. Pour ce qui est des synthés, c’est tout à fait différent; de longs solos de guitares virtuelles sur des lignes sautillantes et des strates mouvantes. Un long titre qui n’en finit plus d’étonner. Outre ses gros coussins synthétiques qui précèdent les furieux solos, il y a des passages où les percussions martèlent le tempo en solitaires, ou à peine accompagnées de passages synthétiques timides. Un superbe carrousel tapageur qui s’écoule assez vite pour un titre de 16 minutes. Back to Future est indéniablement un album d’une puissance étonnante. Uwe Saher parle d’un nouveau genre musical, issu de la Berlin School et du Drums’n’Bass, que l’on pourrait appeler ‘’Sequence’n’Bass‘’ ou encore ‘’Berlin Bass‘’. Je ne sais pas si l’appellation a été retenue, mais ça dépeint fortement l’ambiance musicale qui règne sur Back to Future. Un album lourd, aux harmonies fluides, sur des percussions et des séquenceurs déments, accompagné d’un superbe jeu de synthé aussi imprévisible que mélodieux. Back to Future de Brainwork est un essentiel. Un album multi sonore sans frontières, ni compromis. C’est dur, c’est cru et c’est superbement bien produit. Un must!

note       Publiée le samedi 6 janvier 2007

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