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Tool › Ozzfest Antwerpen 2002

cd | 10 titres | 76:10 min

  • 1 Intro
  • 2 The Grudge
  • 3 Ions / Stinkfist
  • 4 Parabola
  • 5 Schism
  • 6 Sober
  • 7 Disposition
  • 8 Reflection
  • 9 Triad
  • 10 Lateralus

enregistrement

Enregistré live au Sportpaleis, Anvers, Belgique, le 23 mai 2002 - Ozzfest Europe.

line up

Danny Carey (batterie), Adam Jones (guitare), Maynard James Keenan (voix), Justin Chancellor (basse)

remarques

Enregistré dans le public.

chronique

Styles
metal

Eh ! La centième ! Des mots blancs balancés dans le vide de ces pixels noirs et de ces 1 et de ces zéros, et pas l'envie de faire de poisson d'avril. Je me suis dit un moment "tiens, je vais faire une compilation des meilleures 'pochette cheval' avec du Archagathus, du Nico, et du Desolate Shrine, du Brigitte Bardot, du Melvins, du Jethro Tull". Et puis non, je me suis dit, cette année c'est pas l'année du poisson d'avril. Cette année, c'est l'année où le nouveau Tool se profile, doucement, il est vrai, à l'horizon, allez, ça sera peut-être 2016, mais bon, ché pas, je le sens bien. Alors que les membres du groupe sortent apparemment de batailles judiciaires et sanitaires qui ont encore plus allongé la période déjà bien longue séparant chaque ponte au public de leur caca cosmique, quelques vieux cons de la tool army comme votre serviteur rêvent secrètement d'un retour dans la continuité de la mystique, du son et de la créativité du tandem Aenima-Lateralus - j'aime modérément le "10000 days" si vous n'avez pas su lire entre les lignes. Et alors, pourquoi je rêve secrètement etc. ? Parce que Tool a opéré directement dans mon cortex lors de ces années là, entre 1993 et 2002, de manière de plus en plus insidieuse, et de plus en plus permanente, et de plus en plus puissante, génératrice de chaos créatif, de destruction productrice, depuis le visionnage de ce clip de Sober sur M6, jusqu'à cette tournée Lateralus qui a fait des bonds en Europe via Ozzfest (le festoche d'Ozzy, enfin, euh... oui, le festoche d'Ozzy, pour résumer), en compagnie (surtout) de Slayer, je parle pas d'Ill Niño ou des autres groupes de néo-truk de l'époque, ce fut passablement compliqué à ingurgiter quand on vient juste pour ces têtes d'affiche de luxe. Slayer. Tool. Sur ce boot, ça se passe à Anvers, et c'est quasiment ce que j'ai vu à Lisbonne cette année là, lors d'une autre étape du Ozzfest 2002. Le son est capté dans le public, mais reste de très très bonne facture, si vous faites abstraction des mecs qui blaguent en flamand dans le fond, assez discrets en fait, et de la reverb' un peu too much dûe à ce genre de prise en pleine foule, dans une salle énorme... Concert avec introduction par voix de gorge tibétaines, explosion neuronale avec The Grudge, angoisse les dents serrées avec un Stinkfist version "extended" ; voix qui se chauffe assez rapidement pour le Maynard intergalactique, pas très bavard, alors habillé d'un seul slobard et peint en bleue si ma mémoire est bonne - l'était ptet un peu plus habillé là, mais je retrouve pas de photos de l'évènement. Le tout arrosé de projections méga trippantes à base d'écorchés pleins de canaux subtils et de chakras qui explosent by Alex Grey, de films où des mecs flottent dans du liquide amniotique et de machins gigeriens, un peu une expérience visuelle digne de certaines séquences DMT-like issues d'"Enter the Void" de G. Noé. On enchaine avec le fabuleux Parabola, quelques mini-pains de guitare inclus, qui ne gêneront pas ma réception de fanboy, le Maynard mi chanteur Corse mi moine bénédictin rattrapant largement ces très légers couacs, bien aidé par l'ingé son qui sait allonger ou raccourcir la sauce quand il faut. Schism sera introduit par de jolies petites clochettes - hé ! Je fais le tour juste pour vous dire que ça vaut toujours le coup d'aller voir Tool en concert, ne serait-ce que pour ces légères réinterprétations très plaisantes, Schism d'ailleurs suit cette règle avec un interlude électronique que vous n'entendrez pas ailleurs, petits interludes qui se multiplieront entre les morceaux, petites variations niveau batterie, niveau riffs et lignes de chant aussi. Sober est introduit encore par quelques petits trucs électroniques, très peu de silence dans ce concert en fait, comme un film scénarisé qui déroule sans coupures... suit la trinité clouant le bec du disque Lateralus, Disposition>Reflection>Triad, avec un featuring d'un certain John de System of a Down, puis apocalypse sur Lateralus. Quel mot de fin ? Ben il est bon ce boot, il ravira les fans de Tool, surtout ceux friands de Lateralus bien sûr (un seul morceau d'Aenima, un seul d'Undertow, zéro du premier EP, pas de reprises, contrairement à d'autres dates de cette tournée). Il peut être un bon complément à la sortie officielle "Salival" vendue surtout avec des extraits d'Aenima, issus des tournées précédentes. Il fera rager les fanatiques de ne pas voir publier plus de live officiels. Et il les fera patienter avant la prochaine cuvée qui, je l'espère, ne sera pas trop bouchonnée.

note       Publiée le dimanche 29 mars 2015

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