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Brainwork › Cosmic Places

cd | 4 titres | 61:13 min

  • 1 Endless Spheres [ 20:18]
  • 2 Salt Lake [ 19:24]
  • 3 Fog Spiral [ 12:36]
  • 4 Mare Serenitatis [ 8:49]

line up

Uwe Saher (Synthé, claviers, séquences, Plug-Ins, PC et FX)

remarques

Pour en savoir plus sur Brainwork et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.brainwork.net/

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique berlin school
Styles personnels
new berlin school

Un long crépitement électronique entrave la liberté d'arpèges qui étendent une musicalité rythmique sphéroïdale. Les deux entités fusionnent dans des courants contraires lorsqu'une line de basse arrime ses accords furtifs et que des solos de synthé empreint de nostalgie étendent un fascinant voile de spectres flottants. "Endless Spheres" rentre dans nos oreilles avec ce savoureux mélange de Berlin School rétro et contemporain où Uwe Saher hésite encore une fois entre son costume de Brainwork et celui d'Element 4. Le rythme est aussi sournois qu'envoûtant. Alors que la ligne de basse fait fondre ses accords dans l'oubli, des cymbales émergent et font tinter leurs élytres d'acier. Une autre ligne de séquences s'infiltre pour faire tournoyer ses ions sauteurs avec de petits cahots dans le mouvement, façonnant un mince filet stroboscopique qui hoquète dans des coups de percussions nerveuses. Utilisant sciemment les 20 minutes de "Endless Spheres", Uwe Saher ajoute à son enveloppe sonique des modifications qui envoûtent l'oreille. Les solos sont sublimes et nous parlent de leurs chants spectraux alors que les ambiances de fond étendent des nappes et des voix obscures aussi éthérées que cosmiques. C'est au niveau du rythme que Brainwork manie à merveille l'hypnose de son long mouvement minimaliste en y apportant de subtiles modifications qui sonnent comme une étrange fusion d'électronique ambiant à un genre de groove jazzé avec des percussions qui sautillent comme celles d'Harald Grosskopf dans le classique Body Love de Klaus Schulze. D'ailleurs, tout de "Endless Spheres" respire les charmes hypnotiques de Body Love avec une approche nettement plus contemporaine et tout de “Cosmic Places” s'inspire du pont musical que Klaus Schulze a forgé pour faire passer l'art électronique analogue à celui plus froid et plus groovy du numérique. Après une intro ambiosphérique où des éléments soniques tournoient mollement dans un cosmos aimanté de voix caverneuses et d'un magnétisme sonique éclectique, "Salt Lake" secoue une première ligne de séquences qui fait sautiller ses ions dans des crissements métalliques qui gémissent sur les coups d'enclume. Nerveuse, la ligne de séquences fait osciller ses ions furieusement dans les chants soumis d'une chorale sans âme nappée de brumes chtoniennes. Et boum-boum! Des pulsations sombres propulsent le rythme vers une techno hypnotique où les boum-boums pilonnent un rythme entêté par le charme des cliquetis métalliques. "Salt Lake" étend les rythmes sauvages d'Element 4 dans les enveloppes séraphiques de Brainwork. Le rythme de plomb traverse toutes les phases morphiques de la Berlin School et de ses trésors d'ambiances flottantes. Il louvoie et s'adapte aux phases ambiantes pour renaître avec plus de vigueur dans son approche, colligeant ici et là des séquences rebellent qui s'accouplent en quelques motifs rythmiques indépendants et engraissent la violence sédentaire d'une techno cosmique qui fait trembler l'épine dorsale si on s'approche un peu trop des haut-parleurs. Si on veut se débarrasser de visiteurs ennuyants! Un peu plus doux et épousant la structure du rythme évolutif et entraînant de "Salt Lake", "Fog Spiral" entoure ses boum-boums et tsitt-tsitts de séquences aux vives tonalités de xylophone fondu dans une enclume. Le rythme diffuse ses rayonnements soniques dont les fines variances forgent une approche mélodique si chère au mouvement de la New Berlin School alors que les ambiances sont nappées de chœurs chtoniens et de brumes obscures dont la fusion étend un enveloppe morphique qui, par moments, calme un rythme qui tangue entre lourdeur et douceur. "Mare Serenitatis" conclut “Cosmic Places” avec une approche nettement plus sereine, quoique toujours assez sombre. Le rythme est lent. Forgé dans des battements mous, il offre ses pulsations laconiques à la mélodie d'un vocodeur dont les chants syllabés rappellent le lien très intime entre la MÉ et le futuriste d'une science-fiction aux horizons illimités. J'y entends du Robert Schroeder dans une toile sonique très futuriste que Brainwork décore constamment de nouveaux éléments sonique. J'aime cette dualité entre les rythmes plombés de boum-boums teutoniques d'Element 4 et la rêveuse approche sentimentalo-ambiante de Brainwork. Et avec ces structures minimalistes en constante évolution, où les rythmes scintillent de leurs enveloppes soniques aux séquences aussi miroitantes qu'enlevantes et les ambiances se colorent de leurs plus beaux atouts ambiosoniques, “Cosmic Places” est assurément l'un des bons albums de Brainwork. Un album où l'art minimaliste charme encore et où le Berlin School rétro et celui plus contemporain coexistent avec de superbes variances, tant subtiles que rudes, dans les tons, harmonies et rythmes. Très bon et à classer comme un incontournable dans le genre en 2014.

note       Publiée le samedi 15 mars 2014

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