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Will Oldham › Joya

12 titres - 40:28 min

  • 1/ O let it be
  • 2/ Antagonism
  • 3/ New gipsy
  • 4/ Under what was oppression
  • 5/ The gator
  • 6/ Open your heart
  • 7/ Rider
  • 8/ Be still and know God (don't be shy)
  • 9/ Apocalypse, no !
  • 10/ I am still what I meant to be
  • 11/ Bolden boke boy
  • 12/ Idea and deed

enregistrement

1997

remarques

chronique

Styles
country
folk
rock
Styles personnels
alternatif/country lo-fi

A nouveau produit par Steve Albini, ce disque retrouve le veine de "Viva last blues" - par son côté électrique et crade (réminiscences d'une culture punk dans la musique country, avec également l'utilisation d'un langage extrêmement cru), ses velléïtés d'agression dissonantes - plus que la veine du disque précédent, l'OVNI "Arise therefore". Etrangement, c'est le seul album que Will Oldham a souhaité voir paraître sous son véritable nom (d'après lui, ce fut "faute de mieux"). Enregistré en trois jours, avec des musiciens que l'on sent toujours sur la brèche, tendu, émis dans l'urgence, cet album, avec cette production lo-fi caractéristique qui n'hésite pas non plus à faire usage de quelques nappes de synthétiseurs vintage et autres mellotrons spectraux, est un des plus envoûtants du grand Will - sans doute à cause du décalage qu'il parvient sans cesse à trouver entre des compositions inspirées et répondant aux attentes de l'auditeur, et ce son dérangeant, inconfortable, ces harmonies étranges qui menacent constament d'en altérer l'humeur ; entre les moments de joie annoncés par le titre et des couplets qui sourdent l'angoisse ou le désespoir. "O let it be", d'une fanstastique intensité, les harmonies délétères de "New gipsy", la complainte de "Under what was oppression", "Open your heart" et sa voix d'écorché, encore et toujours, le dépouillement bouleversant d'"Apocalypse, no !", "Idea and Deed" : un ultime geste décharné ... Dans son champ infertile, dont la terre est craquelée par la sécheresse, Will Oldham ne découvre aucun trésor, n'invente plus rien - mais il continue péniblement à suer sang et eau pour pousser la charrue : ou comment la country devient une malédiction.

note       Publiée le dimanche 5 mars 2006

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notes

Note moyenne        3 votes

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varg › vendredi 19 décembre 2008 - 23:58 Envoyez un message privé àvarg

O Let It Be ou la sentence ultime selon will oldham

"I can live without it I can always shout it Let it be"

Raven › dimanche 14 décembre 2008 - 02:50 Envoyez un message privé àRaven
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O Let It Be est terrible.... terrible....

Note donnée au disque :       
Aiwass › jeudi 2 août 2007 - 22:15 Envoyez un message privé àAiwass
Bon album, mais loin d'atteindre la grâce de There Is No-One... Un peu soporifique dans l'ensemble, un titre qui me dérange, "Be Still And Know God", la folk/country de Will O. est plus dévastée et dépouillée que jamais, mais la noirceur se fait plus rare, pour laisser place à une sorte de recueil acoustique tendre façon Harvest... il y'a pourtant ce premier titre bouleversant qui nous leurre, "O let It Be", avec un piano hanté et la voix déchirante de Oldham sur le couplet, "I can live withoooout it..." (un titre qui me rappelle fortement l'ambiance de Sleeps With Angels) et puis "New Gypsy" envoûtant et magnifique. A part ces deux titres, et peut être un "Antagonism" faussement serein, rien de vraiment indispensable, juste une belle petite sélection, sincère comme toujours, mais sans surprise ni réelle ampleur.
Note donnée au disque :